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Prochaine mise à jour:
le 20 avril 2026.

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Groupe:

7 Weeks

Date:

04 Juillet 2026

Interviewer:

KABET

Interview Julien

On s’est vu la dernière fois en interview en 2021, comment va 7 Weeks ?

Depuis 2021 l’équipe a changé (Julien me rappelle que j’ai aussi chroniqué leur album en 2023). On est passé en trio pour le dernier album puisqu’on l’a composé à trois avec Gerald. On avait un clavier, mais il a voulu s’occuper de sa vie perso. On est devenus trio avec Fade Into Blurred Lines. Et le groupe va plutôt bien puisque depuis 2021 on a fait tout un tas de choses positives, notamment le Hellfest sur le dernier album, suivi d’une belle tournée. Et là on le nouvel EP qui sort.

On entretient une relation particulière ensemble (le site et le groupe). Quel regard portes-tu sur la carrière de 7 Weeks ?

Comme on est 100 % indé, comme disait Bon Scott « It’s a long way to the Top ». Mais on sait surtout qu’il n’y a pas de top en fait. Donc nous on continue, et à partir du moment où on considère qu’on fait quelque chose qui nous intéresse, et qui est…Par exemple un album qu’on estime mieux écrit que celui d’avant, une tournée où l’on touche un public différent, ou des plus belles salles…Vu que ça se passe toujours comme ça, ça nous convient en fait. C’est presque un engagement personnel : on est en indé, donc il y a certaines choses qu’on ne peut pas avoir, et ça nous arrange car ces choses là on ne veut pas les avoir, notamment le fait de dépendre de certains réseaux. Donc nous on trace notre chemin assez éloigné des grands groupes mais au final ça ne nous empêche pas de finir sur la Mainstage du Hellfest, ni de jouer dans de super salles, ni d’enregistrer un disque en Angleterre. On refuse le jeu des réseaux sociaux aussi. Donc notre chemin est continu, régulier, et nous fait toujours aller un peu plus haut. C’est notre but en fait. C’est à chaque album de faire un peu mieux, selon nos critères.

Dernier album chroniqué (avec un 17/20), Fade Into Blurred Lines. Maintenant qu’il a vécu, quel regard tu portes sur cet album ?

Chaque album est dépendant d’une temporalité du moment où il a été composé jusqu’à ce qu’il soit enregistré. Ça correspond souvent à des états d’esprit du groupe. Le groupe était dans un état d’esprit assez particulier, et notamment moi qui écris beaucoup les textes et les musiques. Sur cet album il y a des morceaux que j’aurais du mal à jouer aujourd’hui parce que c’est témoin d’une époque, d’une manière de penser, de ressentir les choses. C’est un peu un album sombre et introspectif, très cru dans les textes et dans la musique. C’est pour ça aussi que de passer en trio ça nous semblait cohérent, parce qu’on avait envie d’exprimer les choses de manière directe, et c’est ce qui nous a amenés à ce qu’on fait encore aujourd’hui d’être plus directs. Cet album c’est une mise à nu pour moi.

Cet album vous a conduit au Hellfest. Quel retour peux-tu nous faire ?

C’est très grand ! C’est presque trop grand ! C’est presque trop grand parce qu’il faut avoir l’habitude de faire d’aussi grosses scènes, et on se sent un peu dépassés par la distance avec le public, mais c’est une super expérience, c’est génial parce que je savais que le lendemain soir, James Hetfield jouait exactement au même endroit que moi. Après je ne sais pas si c’est l’album qui a provoqué ça car c’est la troisième fois qu’on joue au Hellfest. La première fois c’était la Valley, la deuxième fois c’était pendant le Covid, la version sans public, et là c’est la Mainstage en 2024. Ça fait partie du cheminement, y’a des étapes à passer, des marches à franchir.

Le nouvel EP Going Back Home arrive en septembre. A quoi on peut s’attendre ?

C’est une sorte de retour aux sources parce qu’en regardant notre discographie tu vois qu’on a des albums un peu différents dans le concept. Après la musique est toujours un peu commune, mais on a des expériences différentes, des voies différentes, même parfois des voies de garage sur lesquelles on n’a pas continué mais qui nous intéressaient à l’époque, notamment Bends qui est un EP. On est revenu ensuite sur un album comme Sysifus. Là on a essayé de faire quelque chose qui revient à ce qu’on est intrinsèquement, un peu l’ADN du groupe. Quelque chose de très rock, de très efficace, des chansons, pas de morceaux progressifs, ni long, ni acoustiques, ni ambiant. Du 7 Weeks rock. Ce qu’on voulait c’est sonner de la même manière en répétition, sur scène et en studio. On voulait un truc qui soit « à poil » et c’est ce qu’il y a sur le disque, une grosse production mais quasiment pas d’arrangements. C’est le groupe tel quel sans rien.

Peux-tu nous dire un petit mot sur ce festival du Lavoir Electrique ?

Nous on adore ce genre de festival. Franchement, les festivals entre 1 000 et 5 000 personnes c’est ce qu’on préfère parce que souvent c’est fait par des passionnés, des bénévoles, des associations qui se bougent pas mal, alors que c’est pas facile. C’est du taf toute l’année. Donc nous on est à fond là-dedans, d’autant que le contact humain est super. Regarde au Hellfest c’est plus compliqué de parler avec les gens parce qu’ils vont d’une scène à l’autre. Alors oui tu te fais alpaguer toutes les cinq minutes mais c’est parce qu’on t’a vu sur écran géant. Ici c’est super, ça fait des années qu’on doit le faire, et cette année ils sont contents car ça y est ! Ça a pu le faire.

Une nouvelle tournée est en route pour défendre le nouvel EP, pas mal de dates jusqu’à la Maroquinerie à Paris ? Ça sera un show particulier ?

On avait déjà fait la Maroquinerie en fin de première partie de tournée la dernière fois. Alors un show spécial je ne sais pas car il s’agit d’un club. Nous les show lights, projections, mise en scène, ce n’est pas notre truc. On l’a déjà fait puisqu’à une époque on faisait le ciné-concert qui est vraiment un concert mis en scène. Plus ça va plus on va vers quelque chose de dépouillé. Donc quand on est dans un club aussi super, parce que c’est une super salle, que la Maroquinerie, tu mets tes amplis, tu joues et voilà.

Est-ce qu’il y aurait une question que l’on ne t’a jamais posé et à laquelle tu aimerais répondre ?

Quelle est la personne la plus particulière qu’on a rencontré dans ce milieu. C’est euh…je viens de bouffer son nom (et Julien cherche un bon moment). Quand on a fait le ciné concert au forum des images à Paris pendant l’Etrange-Festival qui est un festival avec des films un peu bizarre (c’est pas Cannes), et on est tombé sur Kenneth Anger. Il était pour un film et vraiment il faisait flipper. Kenneth Anger c’est une sorte de mix en Dracula et Berlusconi. Nous on était là on faisait notre ciné-concert, et juste après lui il faisait une sorte de performance. On l’a croisé dans les couloirs, et il est flippant le mec. Tu dirais vraiment un mec d’un autre monde.

Notre site fête ses vingt ans cette année, donc aurais-tu une exclu en cadeau pour nos lecteurs ?

(Julien réfléchit) Non je n’ai rien…Si il y a six titres sur le prochain EP

Je te remercie et te laisse le mot de la fin pour nos lecteurs.

Venez dans les petits festivals, autant que dans les grands. Mais venez dans les petits festivals car à un moment donné, et sans s’en rendre compte, il n’y aura plus de petits festivals.

Venez donc discuter de cette interview sur notre forum !