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Interview Abigail, Enzo, Casper, Dorian & Louis
Bienvenue dans Théra’Pit. Aujourd’hui, on se retrouve pour des confessions metal sur le divan. On fait un petit tour de table?Dorian : Moi c'est Dorian, je suis le bassiste du groupe. Louis : Moi je suis Louis, je suis batteur. Enzo : Enzo je suis guitariste. Casper : Casper, guitariste. Abigail : Abigail, je suis la chanteuse. Votre groupe, c'est un projet musical ou un trouble collectif parfaitement assumé?Casper : Les deux. Enzo : J'ai envie de dire qu'il n'y a que des zinzins autour de cette table, que des fous du bus. Casper : Autant les membres actuels que les anciens membres. Enzo : Oui, on en a même un qui est mort. Wow too soon. Casper : Mais il serait très content qu'on parle de lui comme ça. Enzo : Non non, pour quand même casser un peu le cliché non c'est du plaisir quand même avant tout. On exprime plein de trucs mais j'ai envie de dire que c'est un projet musical. C'est justement pour nous tirer tous et toutes mutuellement vers le haut. Casper : Dans la formation actuelle il n'y a jamais eu d'embrouilles. Abigail : Sauf Louis et moi mais ça c'est normal, c'est dans le processus créatif. Mais c'est globalement positif. Enzo : Non, mais c'est juste c'est pas violent. Je pense que c'est important de dire que c'est pour du plaisir. Peut-être individuellement, lequel de vos morceaux vous ressemble le plus psychologiquement et pourquoi ?Abigail : Invidia pour Louis, Invidia c’est toi avec toute la vibe lyrique. Louis : Après il y a Phobos aussi sur l’EP. Ca riff et c'est vrai que j'aime bien quand ça riff. Enzo : C’est plus introspectif Phobos, il n’y a qu’Invidia qui est un petit peu goofy dans l’approche des paroles. Dorian : Moi j'aime bien jouer Merchants of Misery. Alors je ne sais pas si c’est celui qui me ressemble le plus mais le riff il est cool et ça va assez vite. J'aime bien quand ça riff aussi comme Louis quand c’est trop posé, mais c’est pas moi. Enzo : Les Eaux Du Léthé ? Dorian : Les Eaux Du Léthé ce n’est pas mon préféré. Abigail : C'est vrai ? Je trouve que c’est celle qui te ressemble. Casper : Moi c’est simple c'est Catastrophe Imaginée sur ce morceau je saute partout, c’est celle qui me ressemble le plus. Enzo : C’est dur de fou… Moi j’en ai deux mais pour des raisons opposées. Dans ce qui est déjà sorti je veux dire Merchants of Misery parce que c'est ce qui correspond le plus à ce que j'aime dans le riff, très inspiré par Fit For An Autopsy, c’est mon groupe phare. Au niveau introspectif ça sera probablement la dernière fois qu’il sera cité c’est Vol 718. Il a été composé la semaine après la mort de notre ancien chanteur, et c'était vraiment une urgence de composition. Ça s'est fait avec Casper à ce moment-là et après il a été un peu réarrangé pour être mis sur l’EP, même si ce n'est pas un morceau qui nous ressemble actuellement voilà c’est pour la postérité, dans mon histoire de musicien en tout cas il est important. Abigail : Je pense à tout l’EP qui arrive. C’est un genre de tout. Mais sur les anciens titres, je dirais Phobos, celle qui ose un peu aller dans l'introspection, un peu plus personnelle, là où les autres sont un peu plus impersonnelles. Quelle émotion revient le plus quand vous proposez sans filtre ?Enzo : La bagarre ! Casper : On ne va pas passer par quatre chemins. Abigail : On va passer pour des primates, mais ouais c’est la bagarre. Enzo : Malgré tout on ne veut pas être dans le cliché des musiciens maudits où c'est que de l'exutoire, en vrai on s'amuse, on aime ce qu'on fait et on en rigole beaucoup, mais on a une approche hyper hardcore du live. On mélange le hardcore, le néo-metal et le metalcore. Ce serait la colère mais version positive, version party teuf quoi. Quel est le sujet que vous abordez facilement en musique mais plus difficilement dans la vie courante ?Abigail : Je pense qu’il n’y en a pas, je parle trop dans la vraie vie. A travers la musique, c'est juste une autre manière d'exprimer les choses. Je m'exprime quoi sur les choses que je ressens, sur ce que je pense, et cetera. Pas de sujet tabou donc.Enzo : Je vais apporter une nuance pas à travers la musique, mais c'est moi qui gère les réseaux et qui me mets en avant sur les réseaux alors que de base je déteste ça, je n'aime pas les réseaux, je n'aime pas me mettre en avant et d'une manière générale je ne suis pas hyper social naturellement. Et du coup ça me fait me mettre dans un jeu d'acteur, le fait de faire la com de mon groupe et donc ça me fait prendre des positions que je ne prendrai jamais dans la vie de tous les jours. Me mettre en avant, faire un peu le show off des choses. Abigail : Faut pas le croire, il est tout le temps comme ça (rires). Casper : Mais les gens ils aiment ça. Dorian : En vrai c’est un peu pareil, sur scène il faut bouger et je me force à le faire. C'est absolument pas naturel, si je pouvais juste rester dans mon coin et faire mes parties je serai plus heureux. Casper : Ça aide peu que tu aies le fou du bus à côté (rires). Sur une échelle allant du folk acoustique à du brutal death metal, quel est le mood d'aujourd'hui après votre passage jeudi à la Hellstage?Dorian : Death metal. Enzo : On a faim ! Abigail : Ouais on a faim! Enzo : C’est positif ce qu'on va dire, mais c'est pas assez. Ouais, on a faim on sait que maintenant ce genre de plateau on peut les tenir. On a fait beaucoup de dates. Abigail : On sort du truc et on se dit que c’était trop bien mais on a envie de faire plus. Alors justement, quel concert, quelle scène représente vraiment votre fantasme absolu ?Tout le groupe : La Warzone ! Abigail : Après j’avoue que le ponton de la Mainstage, moi ça me dit bien (rires). Casper : En termes de public qui va venir au concert, ouais la Warzone. Enzo : Pour le mélange de nos influences, pour le côté hardcore, nu-metal, metalcore vraiment assumé même un peu techno qui pourrait plaire à un public ouvert à ça. On a envie de plus en tout cas, ça nous a pas découragés, bien au contraire. Donc pour répondre à la question je dirais qu'on est dans notre style parfait donc neo-metalcore, on est dans notre style en termes de feeling. Quand vous regardez votre parcours de quoi vous êtes le plus fier et qu'est-ce qui vous rend peut-être un peu inconfortable ?Abigail : On a eu une conversation intéressante à ce sujet l’autre jour. Louis : On est extrêmement critique de l’album Le Beau Monde qui est sorti en 2024 maintenant. Casper : Avec l’ancien line up. Louis : Moi j'en suis pas satisfait, j'en suis même pas fier en fait. Je trouve même il est un peu honteux. Voilà j'irai jusque-là. Je trouve qu’il est mal composé, mal enregistré. Forcément ça se ressent sur le mix, je trouve qu’il n’est pas abouti, ça part dans tous les sens. Enzo : Il souffre d'un problème qu'on avait à l'époque, c'était de faire de la musique avant d'avoir cherché à fixer une DA claire. Et on avait des influences extrêmement différentes entre tous les membres. Abigail : Et encore aujourd’hui. Enzo : Oui mais on a fixé une DA aujourd’hui. On pouvait avoir des breakdowns avec du squeal façon deathcore à l’ancienne et des refrains chantés avec des chœurs derrière façon sympho. Et en fait, la sauce elle prenait pas tant que ça parce que c'était pas assez claire. Casper : En fait il y avait des tours de table de composition. Et quand la compo arrivait au bout de la table, ça ne plaisait à personne en fait. Abigail : Ouais avec la feuille où chacun écrit une phrase. Enzo : Avec des influences trop différentes, et à ce moment-là on était 7 dans le groupe. 2 chanteurs et notre sondier qui n'est pas là mais qui fait partie du groupe. Le reste du groupe n'est pas aussi dur que Louis là-dessus parce que Louis a un peu plus d'expérience que nous, il est un peu plus vieux et donc il a roulé sa bosse nous, c'était vraiment nos débuts. Donc on a appris énormément dans l'organisation, dans la gestion en travaillant avec des tierces personnes. Et la fin des enregistrements s’est inscrit dans une période très difficile pour nous avec la mort de notre ami à ce moment-là. Donc ça a ça a été très, très difficile. Voilà existe. Il nous a permis d'apprendre des choses, il nous a appris à faire un peu de com. Mais pour prendre l'autre partie de la question, à titre personnel et je pense que ça va être le prochain EP qui arrive qui est la plus grosse fierté. On a sorti un EP qui a suivi Le Beau Monde qui s'appelle Catabase dont on est très contents et contente mais il s'est fait en plein de morceaux c'est-à-dire qu’il y a eu plusieurs blocs de composition. On s'est encore cherché un peu, parce qu'on a fixé une DA mais ça a encore bougé. Il y a un feat avec notre ancien 2ème chanteur dessus. Notre plan de com a changé au milieu, de base on partait que sur des singles puis la méta des plateformes et des réseaux a un peu changé donc au final on est partis sur un EP complet. On a une pièce qu'on aime beaucoup mais qui est encore un peu décousue. Et on s'est dit après la Catabase, on va faire l’Anabase, on est reparti sur un EP. Un 7 titres si je compte l'interlude qui compte en fait comme un morceau. Il y a eu un très gros bloc en août 2025, de 3 semaines, tunnel où on a composé quasiment les 7 pièces. Et c'est hyper cohérent. C'est beaucoup plus assumé dans la DA, c'est Louis à la production. Donc on a assumé une production beaucoup plus jusqu'au boutiste avec une approche très hardcore du son. J’ai l'impression que c'est la première fois qu'on le ressent collectivement que c'est nous. C'est ce qu'on veut présenter, c'est ce qu'on veut jouer en entier en live, c'est nous. Casper : J’allais rajouter que ma plus grande fierté c’est le step up en live. Je me base sur les retours qu'on a rencontrés depuis 2 ans. On a jamais eu des retours aussi positifs en live que maintenant. Les gens qui reviennent nous voir disent que c’est de plus en plus propre. Enzo : C'est une fierté parce que c'est beaucoup de travail derrière. On bosse beaucoup avec notre sondier. Louis : C’est aussi d’avoir la main sur tout, comment ça sonne en live, comment ça sonne en studio, l'image qu'on veut renvoyer et cetera. Et c'est ça aussi qu'on a beaucoup fait sur Anabase où, même si je n’aime pas ce mot-là, mais c'est un produit global. Abigail : Y a tout quoi mais c'est cohérent. Dorian : Et c’est personnel, je pense aussi. La production c'est Louis qui fait, la pochette aussi. Enzo : C'est vrai Louis c’est le groupe. Abigail : C'est le groupe et heureusement qu’il ne sait pas chanter (rires). Dorian : Après moi j'ai un regard un peu différent parce que j'ai le groupe il n’y a pas si longtemps, j'étais pas sur le premier album. J'ai pas composé Catabase, et Anabase j'ai composé un peu les parties basses. Donc je n’ai pas l'évolution complète du groupe, du on s'améliore beaucoup en live, enfin un peu, mais pas avec autant de recul. Je ne me sens pas trop concerné en réalité. Enzo : Et elle est bonne ta tech sur le travail du live. Dorian : Après ça fait presque un an que je suis là, ça fait presque un an que les lives sont mieux (rires). Casper : La compo c’est une évidence que ça s'améliore avec le temps. Enzo : On reste extrêmement critiques envers nous-même, sans nous flageller. Justement, question live? Si votre anxiété devrait monter sur scène elle ferait quoi ?Casper : Pas d'anxiété pour moi. Abigail : Nan y’en a pas. Enzo : À la limite le seul poids c’est moi qui le porte un peu parce que je gère la logistique. Donc je veux que ce soit carré et je ne veux pas avoir loupé des infos et qu'on passe pour des idiots, parce qu’on arrive en retard, parce qu'on gère pas le transport, mais en dehors de ça en live, une fois que c'est parti, on est tellement sécure avec notre sondier qui fait un taf de magicien à chaque fois qu'on a toujours des sons de plateau exceptionnels parce qu'il nous connait par cœur. Il réagit super vite, il fait des sons fast qui marchent bien. On est tellement sereins, on sait qu'on peut s'installer vite, qu'on peut fonctionner vite, on commence à tellement se connaître mutuellement que même la perspective du pain elle ne nous fait plus peur parce qu'on sait que ça ne va pas bloquer les gens. Louis : On a fait tellement de dates dans des conditions de merde. Abigail : Ouais ouais. Louis : On peut le dire en vrai, dans des plans où y’a rien qui marche, y’a pas d’électricité. Abigail : Il n'y a pas de retour, on joue à l’aveugle. Louis : Maintenant on est prêt à tout, c'est-à-dire il n'y a pas d'amplis sur scène c'est pas grave. Enzo : En dehors de Louis, aujourd’hui on joue encore avec un son de plateau parce que pour le moment on est dans des configurations de scènes où on veut absolument aller vite pour s'installer parce qu'on ne fait pas des plateaux assez gros donc on privilégie la vitesse. Et la simplicité de transport et d'installation. Quand Louis est arrivé Casper et moi c'était nos premiers concerts. Là maintenant on doit être à la cinquantaine. A ce propos, vous avez l'impression de monter sur scène pour partager quelque chose ou pour exorciser quelque chose ?Casper : Moi les deux en vrai. Enzo : Oui exorciser forcément parce qu'on met tout là-dedans. Abigail : Ah ouais ? Moi c’est pour partager et que pour partager. J'arrive, ça va être cool, on va s'éclater, les gens vont s'éclater. Enzo : Faire de la musique en pic 2026, c’est super dur, c’est contraignant financièrement, c'est contraignant parce qu'il faut faire plein de métiers en un seul. C'est contraignant parce qu’à l'ère de l'IA voilà, elle prend de plus en plus de place. Sauf que comme je dis, moi j'ai envie qu'elle soigne mon cancer et pas qu'elle m'empêche de faire de l'art. Et donc il y a deux trucs qui me plaisent dans la musique c’est composer et faire du live. Et c'est les deux trucs pour lesquels toutes les galères valent tout l'or du monde. Casper : Ouais la demi-heure sur scène, ça vaut tout. Enzo : Même si on crevait de chaud sur la Hellstage, que j’ai cru qu’on allait perdre Louis deux ou trois fois quand j’ai vu son regard bovin avec la chaleur, ça valait quand même tout l’or du monde et si c’était à refaire je remonterais tout de suite en courant. Casper : Moi je remonte mais que sur la Warzone ! Avec quel artiste vous aimeriez collaborer dans l'idée ?Dorian : Iron Maiden ! Casper : Ouais, minimum (rires ) ! Faudrait qu’ils fassent votre première partie (rires) [clin d’œil à ceux qui ont suivi le concert d’Ultra Vomit !]Louis : Moi j’aimerais trop collaborer avec la chanteuse de Heriot, Debbie Gough. J'adore le groupe, je trouve que c’est une DA qui colle vachement avec ce qu'on fait. Abigail : Oliver Sykes, Oliver Sykes et Oliver Sykes! Enzo : Bah tu le sais très bien toi, tu peux lire à ma place c’est Joe Badolato de Fit For An Autopsy, mon groupe phare depuis que je suis lycéen, mon idole absolu. Casper : Moi je pensais à une artiste pop ou hyper pop. Abigail : Ou Théa ? Théa c’est un peu plus hard. Enzo : Ouais on rigole mais c'est quelque chose qui pourrait fonctionner. Louis : Je pense que je mettrai un veto pour Théa. Je trouve que c’est totalement déconnecté de la vibe de Ab-Natural. Casper : Mais on a quand même des parties électro. Abigail : Louis premier degré ça marcherait hyper bien. Parce qu’à des moments ça gueule, dans certains refrains il y a du scream. Dorian : En vrai ? Avec Igorrr, quitte à choisir un groupe. Enzo : Ah ouais pour le côté électro avec Igorrr. Abigail : [à moi] Là, t’as ouvert les vannes là (rires) Enzo : C’est intéressant que tout le monde ait des inspis. Dorian : Ca ne ressemble tellement pas à ce que j’écoute en fait. Casper : Moi, il y a une rappeuse anglaise qui s'appelle Little Simz, elle a trop une attitude sur scène que j'adore. Enzo : On a quand même réussi à avoir des feats pour l’EP qui arrive. On en dira pas plus. Un notamment de la scène FR. Pas plus ? Allez une petite confidence ?Enzo : Si on peut faire enquêter les gens, c'est un groupe avec lequel on a joué. Un bon groupe de la scène FR avec lequel on a joué et qui a déjà joué à la Warzone. Casper : C'est tout ce qu'on va dire. Quel est votre souvenir le plus fou de compos ou de scène ?Abigail : Ouais je pense que c'était vendredi de la semaine dernière. Enzo : Pas la Hellstage parce qu’avec la canicule, on a eu un public qui était éparpillé partout. Un public bien énervé devant mais pas loin parce qu’il faisait trop chaud. Abigail : Et à la fin des concerts je sais que j’ai mis trois quatre heure à revenir à la vie. Enzo : Au fait on est parti ramener le matos, les chunks ont arrêté de charger. Abi a disparu, on est revenu, on a rechargé les chunks et elle est revenue. Le minecraft power ! Abigail : Au milieu de Papa Roach je me suis dit « ok je suis là c’est bon ». Enzo : Je dirais comme toi Abi, le concert de vendredi au Cold Crash. Abigail : Ou la Release ? Enzo : Oui la Release, c'était une soirée exceptionnelle. On a réussi à faire quelque chose qui est cohérent avec nos valeurs parce que du coup on était subventionnés par la fac car on a pu travailler avec une association étudiante. On a pu travailler avec l'épicerie solidaire de la fac pour faire une tombola pour faire gagner du merch et qu’ils repartent avec un peu d'argent. On a pu faire un évènement gratuit donc accessible à toutes et à tous et c'était vraiment très bien. On a joué avec des groupes qu’on respectait énormément. Ça a fait sold out ? 360, ce qui est une super scène. Louis : Même DA politique. Enzo : Effectivement, de toute manière c’est primordial pour nous de jouer avec des gens avec qui on est raccord politiquement. Casper : Surtout à Rennes. Enzo : Il faut assumer de le dire. On ne joue pas avec des faf concrètement. C'était important pour nous, même pour la sécurité publique à notre sens. Donc on a réussi à mener un projet cohérent tant musical que dans la capacité à faire vivre la scène et le milieu étudiant. C'est un très, très beau souvenir. Ça donne faim encore. On en ressort aussi avec l’envie de faire plus. Abigail : Et puis pour le public au Cold Crash. Mais après je pense que c’est plus personnel aussi vu que les gens ils sont devant. Enzo : On a eu des slameurs, c’était lunaire. Dorian : La date à Laval était bien aussi. Enzo : Des conditions un peu roots mais un public de fou. En fait, des fois on a des plateaux entre guillemets un peu plus prestigieux où on s'en sort un peu déçus. Mais je pense que ça vient de l'écart avec nos attentes aussi. Des fois on se dit « ah ça y est c'est le truc » et en fait c'est un peu plus mou, le public est un peu moins réceptif. Moi le premier des fois j'ai pas envie de me foutre sur la tronche même si j’adore le groupe. Et en souvenir de compos, je dirais que c’est toute la compo d’Anabase, c'était trop bien. C'était génial avec le fou du bus qui débarquait dans mes dm à 7h du matin qui m'envoyait des bouts de maquettes en mode « écoute moi, fais-moi des riffs là-dessus ». Et là, je me réveille, je bois mon café tranquille, et là j'ai une tranche de bagarres de 30 secondes là. C'est vrai est-ce qu'ils ne vont lâche pas ? On entend il me lâche pas. J'en dormais mal tellement ça faisait tout le temps des idées. Abigail : Pour la compo, dans Le Beau Monde, il y a une phase où on faisait vraiment des ping-pong sur l'écriture des paroles et je pense qu'on a écrit des trucs vraiment très cool. Le reste c’est moins fun en mode ouin ouin, je suis triste alors j'écris des trucs tristes. J’avais vraiment kiffé ce moment-là et c'est aussi avec Gurvan. Louis : Oui, l’alchimie elle marchait bien. Abigail : Plus récemment Vol 718, c’était fun. J'aime bien trouver un thème, puis trouver un bouquin qui reflète ce thème et parler du thème un peu indirectement à travers le bouquin. Est-ce qu'il y a une question qu'on ne vous a jamais posée et à laquelle vous aimeriez répondre ?Casper : En quel accordage on joue ? En même temps la plupart des gens ne comprennent pas. Enzo : C’est vrai qu’en dehors de Ab-Natural, on ne peut rien faire. En même temps le type d’accordage c’est rigolo mais enfin ça va faire plaisir qu’au geek de matos. Mais on va quand même le dire c'est rigolo, on a un accordage très bizarre et en fait on ne peut rien jouer d'autre. On veut de la sept cordes mais la sept cordes mais on ne l’utilise pas tout le temps parce qu'on reste un groupe avec une approche un peu hardcore du riffing donc pas forcément hyper bas. Donc on a pris une sept cordes, on a ajouté un drop C, on a rajouté une corde de sol au-dessus, ce qui fait un double drop, ça fait sol do sol do fa la ré. Voilà, ce qui fait que nos power chords n'ont aucun sens sur les gross chords. Et l’équilibre des tiers en cordes n'a aucun sens. On a une corde de soixante-quatorze sur les guitares pour le sol et après ça descend à cinquante-deux. Casper : On a un jeu de huit. Enzo : On a un jeu de huit sur une sept, mais on enlève une corde. Et on ne peut jouer que du Ab-Natural dessus. Je sais que Arched Fire jouent en double drop aussi, mais c'est le seul groupe que je connais qui joue en double Drop de cette manière en tout cas. Abigail : Une autre question ça serait [à Louis] d’où vient ta china? La nouvelle cymbale. Comment tu joues aussi vite Louis? Comment ça se fait que tu sois le meilleur batteur sur terre Louis ? (rires) Enzo et Louis : Oh la la quel enfer (rires). Casper : Une autre question qu’on ne nous a jamais demandée c’est quand est-ce qu’on joue sur la Warzone ? (rires collectif) Louis : Ben on a une question pour toi (rires). Enzo : J'adore ce que tu fais Ben, s'il te plaît, check Ab-Natural sur les réseaux (rires). Casper : Encore je fais la vanne sur la Warzone, mais parfois on a des messages « quand est-ce que vous venez jouer à Toulouse ? ». Le premier « come to Bresil ». Abigail : Ah ouais on prend les billets d’avion instantanément ! Est-ce que vous allez mieux qu'au début de l'interview?Ab-Natural : Oui mais un peu plus chaud (rires). Merci à tous pour cette interview au top !
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