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Interview Yo + Johnny + Xavier + Luc + Théo
Pour commencer, pouvez-vous présenter et de m’expliquer et comment est née
l’idée du groupe ?
Yo : Moi, c’est Yo. J’habite entre Saintes et Rochefort. Je fais partie du groupe depuis
ses débuts, à l’époque où il s’appelait Icy Rain. On a eu pas
mal de changements de line up. À la base, on a démarré à trois avec Johnny
et un autre pote qui a déménagé depuis. Le groupe a beaucoup évolué :
chanteur, bassiste… On s’est cherchés longtemps. Et quand le line up actuel
s’est stabilisé, on a décidé de repartir sur de nouvelles bases avec un
nouveau nom : Bury Us.
Xavier : Moi, c’est Xavier, bassiste - et pas mal impliqué dans la compo aussi. Avant, je
jouais dans Oppress, mais j’avais envie d’autre chose. J’ai rejoint Icy Rain, puis le
groupe a évolué, il y a eu des départs, des remplacements… et c’est
devenu Bury Us. La direction artistique a changé aussi : Icy Rain, c’était du
metalcore assez typé. Avec Bury Us, on est partis ailleurs.
Luc : Je suis Luc, chanteur et frontman de Bury Us. J’ai rejoint le groupe il y a deux ans et
demi, à l’époque où il s’appelait encore Icy Rain. On a attendu
l’arrivée de Théo, le dernier membre, et c’est à partir de là
qu’on a commencé à changer d’air : moins metalcore, plus deathcore /
néocore, plus moderne, plus lourd.
Johnny : Johnny, 33 ans, fondateur du groupe, guitariste et back vocal. J’ai créé
Icy Rain en 2012 au lycée. On a fait quelques dates, dont le Vars Attack. Après plusieurs
départs, j’ai rencontré Luc via des amis communs : il est venu faire un essai, et on
l’a gardé. Ensuite, on a trouvé Théo pour compléter le line up. Avec
ces changements, on a voulu moderniser notre direction artistique.
Théo : Moi, c’est Théo, guitariste. J’ai rejoint Bury Us il y a environ deux
ans, peu après Luc. Je les ai découverts via une annonce sur Zikinf, j’ai
postulé, et voilà.
Johnny : Avec Théo et moi, on contribue aussi à la compo. Xavier compose le plus gros, et
nous on apporte nos influences pour compléter et rendre le tout cohérent.
Comment vous composez ? Vous partez d’un riff, de lyrics, d’une jam ?
Xavier : Il n’y a pas vraiment de méthode unique. Ça peut partir d’un riff,
d’une idée batterie en MIDI… mais jamais des lyrics. Les paroles viennent toujours
après.
Yo : On ne compose jamais en jam. Tout est préparé en amont. On bosse chacun chez nous,
on échange via Messenger, on partage sur un drive. Quand on sent qu’un morceau tient la
route, on cale une répète pour finaliser les détails.
Johnny : Avant, sous Icy Rain, on était plus old school : pas de samples, pas d’in ear.
Aujourd’hui, on joue avec des samples, un métronome dans les oreilles, des in ear
monitors… On a mis un an à trouver exactement ce qu’on voulait, mais maintenant on a
une direction claire.
Choisissez trois mots pour décrire votre style.
Xavier : Lourd.
Luc : Agressif.
Yo : Percutant.
Xavier : Et si je pouvais en ajouter un quatrième : malsain.
Quel groupe vous a donné envie de faire du métal ?
Yo : J’ai commencé à écouter beaucoup de métal au collège. Je
me suis acheté une guitare électrique, puis sur un coup de tête, une batterie
à 200 € sur eBay. J’ai appris en autodidacte, et plus je jouais, plus je voulais
monter un groupe. Le groupe fondateur pour moi : Slipknot.
Xavier : J’ai commencé au lycée. Des amis ont perdu leur bassiste dans un accident,
et j’ai pris sa place. Le groupe qui m’a marqué : Candiria, un mélange jazz /
métal / hardcore qui m’a ouvert plein de portes.
Luc : C’est assez récent pour moi. Il y a moins de dix ans, un pote m’a
proposé de faire du son. J’étais éclectique, pas spécialement
métal. J’ai commencé à écrire, à chanter, et j’ai
adoré. Les groupes fondateurs : ROTNS (Rise of the Northstars) et Lorna Shore.
Johnny : Mon père écoutait Maiden, Pink Floyd… J’ai demandé une
guitare à 12 ans, et je ne l’ai jamais lâchée. J’ai appris seul,
j’ai joué dans plusieurs groupes, j’écrivais déjà mes textes en
anglais. Le groupe déclencheur : Trivium.
Théo : J’ai commencé grâce à mon père, qui jouait de la
guitare. J’ai fait deux ans de guitare, puis je suis passé à la basse faute de
place. Mais j’ai toujours préféré la guitare. Le groupe fondateur : Hypno5e.
Qu’est ce que vous cherchez à transmettre sur scène ?
Johnny : De l’énergie.
Yo : On veut surprendre. Tout a déjà été fait, mais on veut créer un
show qui reflète ce qu’on veut faire ressentir. Quelque chose de lourd, intense, qui met
une claque.
Luc : Oui, une ambiance lourde, presque malsaine, qui pèse du début à la fin.
C’est ce qu’on essaie de retranscrire avec Bury Us.
C’est quoi la prochaine étape ? EP, clip, tournée ?
Xavier : On a déjà deux clips en ligne. Là, on prépare un EP cinq titres,
avec un producteur. D’habitude, on enregistrait nous mêmes, puis on faisait mixer/masteriser
ailleurs. Cette fois, on voulait quelqu’un qui mette les mains dans le projet.
Yo : On ne se précipite pas. On veut quelque chose de pro, donc on prend le temps.
Luc : On s’est beaucoup concentrés sur la scène ces derniers temps, peut être
un peu trop. Maintenant, on veut remettre du contenu en ligne : ça manque, et les anciens titres
datent. On veut être plus visibles.
Xavier : Pour info, nos deux premiers clips ont été mixés/masterisés par
Lance Prenc, l’ingé son d’Alpha Wolf. Et le clip Out of Time a été
coproduit par Scotty Simpson, l’un des guitaristes d’Alpha Wolf.
Un mot pour conclure ? Un message pour les gens du Vind'Hell Fest ?
Théo : Amusez vous, profitez du fest, faites du bruit.
Luc : Un grand merci au Vind'Hell Fest et au public. Sans vous, les artistes ne pourraient pas jouer.
Merci pour le soutien.
Johnny : Merci à vous.
Luc : Bon concert, et à tout à l’heure.
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