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Interview Gaëlle Buswel
Peux-tu te présenter ?Oh là là mon dieu ! Mais ce sont les questions les plus difficiles ! Salut à tous, je suis Gaelle Buswel. Je fais de la musique blues rock, folk rock, avec parfois une touche un peu seventies. Alors pour me présenter c’est un peu difficile, alors si vous êtes curieux allez découvrir ma musique, ça sera beaucoup plus simple. Parle-nous un peu de ton parcours.Avec mon équipe ça fait depuis 2011 qu’on tourne ensemble, et comme j’ai la même équipe, c’est vrai qu’on a connu pas mal de choses. On a sorti cinq albums, et un sixième qui sort l’année prochaine. On a tourné sur toute l’Europe, l’Europe du Nord, le Japon. On a rencontré de superbes artistes pour qui on a pu ouvrir, comme Ringo Starr, ZZ Top, Beth Hart, Johnny Lang, Deep Purple, Status Quo. Je sais que vous l’adorez, mais j’ai aussi joué avec Patrick Rondat. C’est vrai qu’on est sur la route depuis 2011 à partager notre musique et en tant qu’indépendants et on produit nos albums. Comment on pourrait définir le style Gaëlle Buswel ?C’est toujours un peu difficile de décrire son style. Moi j’aime beaucoup de choses. On a eu un album très americana, un autre très acoustique folk. Après les autres albums sont plutôt blues rock, folk rock avec une touche un peu seventies, et le prochain aura même une touche un peu pop. En fait je ne m’interdis rien : j’aime le rock, j’aime la pop, j’aime le blues, le gospel, la country surtout les influences et les harmonies vocales. Tous les artistes et les styles que j’aime, j’essaie d’en faire quelque chose à ma sauce. Si vous n’arrivez pas à me classer vous me mettez sur une nouvelle étagère, mais ma principale influence, c’est Johnny Lang. C’est l’artiste dont j’ai tous les albums et qui m’a donné envie de faire ce métier-là. Je l’ai découvert à quatorze ans et je me suis dit whoua ! Je veux transpirer comme il transpire sa musique. C’est vraiment l’artiste qui m’a donné envie de faire ce métier et en 2017 on a eu la chance de faire la tournée française avec lui, et en plus de ça pas de bol, c’est un mec qui est super gentil et bienveillant, en plus d’une musique qui résonne en moi. Quelle est la place du metal dans ta musique ?Je ne sais pas comment je pourrais te dire ça dans ma musique, mais je me rappelle en avoir parlé avec Patrick Rondat parce que sur mon deuxième album on a fait un titre ensemble. Il a joué de la guitare sur un morceau très acoustique. Il a joué sur son Ovation qui le sortait de sa zone de confort et c’est ça que j’aime. C’est aussi le public du metal que j’aime car ce sont des amours. Ce sont des gens très francs avec leur musique. Je pars du principe que toutes les musiques sont faites pour se rencontrer et jouer ensemble et partager les mêmes choses. Quand je reviens sur Patrick Rondat c’est tellement mélodique ce qu’il fait, tellement sublime qu’on s’est dit de toute façon ce n’est pas parce qu’on ne fait pas la même musique entre guillemets, qu’on est pas capable de la faire ensemble. Y’a pas de frontières avec la musique. Ton dernier album The Journey date de 2021. Raconte-nous sa genèse, sa création ?Cet album c’est assez rigolo car on l’a enregistré avant le Covid, fin 2019. Il était prêt à sortir en mars 2020, et on s’est tous retrouvés confinés à la maison. C’est un album qui grandit un peu particulièrement puisqu’une partie a été enregistrée dans le studio ICP, et une autre dans les studios Abbey Road. Il a été financé par nos fans grâce à un site participatif. En 2010 on avait la chance d’être en tournée avec ZZ Top, et l’année d’avant on avait joué avec Ringo Starr à l’Olympia. Ce qui est assez hallucinant c’est qu’on a une chanson qui nous suit depuis les débuts. On reprenait à notre sauce une version acoustique de Help des Beatles, et le jour où s’est retrouvé à jouer à l’Olympia avec Ringo Starr, son manager est venu nous voir pour nous dire que Ringo nous laissait jouer notre version de Help, et il ne la joue pas ce soir. J’ai jamais eu aussi peur de ma vie, mais ce que je veux dire que c’est la meilleure place où devait se trouver cette chanson. D’ailleurs Mathieu Drouot de Drouot Production nous a dit que nous étions de grands malades. Je m’en rappelle car le public était composé de fans des Beatles, et d’avoir partagé ça et rencontré Ringo Starr a eu un impact sur notre musique, et on a dit ok, on a un album à enregistrer, et si jamais on va plus loin, on enregistre une partie de cet album dans les studios d’Abbey Road, là où les Beatles ont enregistré, avec Chris Bolster qui a masterisé les albums des Beatles et a bossé avec McCartney. On n’a pas voulu faire les choses à moitié, le public nous a suivi et c’est comme ça que s’est fait cet album. Au départ on devait faire un simple album, mais après le confinement, les messages de soutien suite aux vidéos en ligne durant ce même confinement, on s’est ok on doit apporter le maximum de bonheur aux gens, donc on a décidé de sortir un double album qui est sorti en mars 2021. Le prochain est dans les tuyaux ?Il est enregistré ! Le mastering est arrivé cette semaine. Il sort l’année prochaine. Tu as fait beaucoup de duos, Patrick Rondat, Laura Cox... Lequel t’a le plus marqué ?Tous les duos me marquent à chaque fois car c’est toujours différent. A chaque duo ça me tient à cœur. Après j’avoue que la relation qu’on a avec Patrick est particulière car on se connait depuis longtemps. Il m’a même connu avant que je fasse mon projet acoustique, il m’a vu grandir, il est proche de ma famille et je le considère comme tel. On connait chacun les moments difficiles qu’on a vécu et qu’on a pu traverser. C’est pour ça que dans le duo qu’on a fait on a essayé de retranscrire certaines choses et ça reste des moments qui sont forts. Mais tous les duos sont comme ça. Laura c’est une femme exceptionnelle que j’aime énormément, et ce sont des moments fabuleux qu’on partage d’abord entre amis et après avec la musique. Tu as aussi fait beaucoup de premières parties, mais maintenant tu aurais la possibilité d’ouvrir pour un groupe ce serait qui ?Le rêve ultime que j’avais, c’était de jouer avec Johnny Lang. Je l’ai réalisé en 2017 et je me suis dit whoua ! Je m’étais fait une liste et j’avais écrit en premier : jouer avec Johnny Lang. En gros il n’y avait que Johnny Lang sur ma page, ça fait un peu groupie, j’avoue. Maintenant que j’ai réalisé mon rêve, je me suis dit que maintenant on allait réaliser le rêve de toute l’équipe. Y’a eu Billy Gibbons, Ringo Starr que l’équipe adore. Je crois que le plus grand rêve, inimaginable ça serait Steven Tyler. Steven Tyler et Tina Turner, surtout pour ce qu’elle représente en tant que femme (il y avait Joe Cocker aussi mais ils sont partis beaucoup trop tôt). Après on est des indés, et pour les indés rien n’est impossible et c’est ce que je dis aux artistes qui démarrent : si on l’a fait, vous pouvez le faire aussi. Comment trouves-tu ce festival du Lavoir Electrique ?J’adore l’équipe. On parlait du covid tout à l’heure et on avait une date avec eu pour relancer en 2021 quand il y a eu la période sortie de Covid. On avait programmé une date et on est super heureux de revenir parce qu’ils nous ont fait confiance et c’est très émouvant tant pour l’équipe que pour nous. C’est beau aussi de voir tous ces bénévoles qui se battent pour faire un festival à entrée libre, avec un super public, familial. Je trouve ça génial parce que dans la région y’a d’autres concerts dont un gros ce soir (Louis Bertignac se produisait à 10km le même soir ndr), mais les gens sont au rendez-vous. Nous on est très famille et on voit quand des festivals se battent pour qu’on puisse venir jouer et on répond présent. C’est une super équipe. Quels sont tes projets futurs ?On en a plein. L’album sort l’année prochaine mais on a une grosse tournée cette année en France mais aussi en Suisse, Belgique…Puis on finit sur le Portugal, Roumanie et Lyon. Et puis on va surement se recroiser sur scène avec Patrick Rondat. Est-ce qu’il y a une question qu’on ne t’a jamais posée et à laquelle tu aimerais répondre ?J’ai envie de dire aux gens qui ont des rêves d’oser, en oubliant les réseaux sociaux. Si vous avez des projets des rêves, des envies, il faut foncer ! Notre site fête ses vingt ans cette année, aurais-tu en guise de cadeau une exclu pour nos lecteurs ?Un nouvel album sortira au premier trimestre 2027 ! Par contre l’exclue c’est que c’est toujours la même équipe (rire). Je te remercie et je te laisse le mot de la fin pour nos lecteurs.J’ai peut-être répondu plus haut, mais je vous aime et vivez la vie que vous avez envie de vivre. Osez, osez osez et ne laissez personne vous dire que c’est impossible parce que les belles choses n’arrivent pas qu’aux autres.
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