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Bright Curse - 10h30 - Valley (Didier)
Ce dimanche matin, nous sommes fidèles à l'ouverture des portes du festival. C'est le revers de la médaille d'être hébergé en gite à plusieurs kilomètres, il faut une voiture et donc pouvoir se garer. Et si tu veux te garer pas trop loin il faut venir tôt. Comme souvent aussi, le dimanche matin est un moment assez sympa. La densité est plus faible, on sent qu'il y a des cadavres restés au camping. Je fais mes achats au stand merchandising, je note qu'ils ont bien prévu le coup cette année et que malgré l'affluence, (presque) tout est encore disponible. Ensuite c'est matinée Stoner pour moi, en Valley avec Bright Curse que je ne connais pas du tout. C'est un trio londonien composé de Romain "Shaman" Daut qui m'a tout l'air d'être français, de Max Ternebring et de Zacharie Mizzi. Leur style est stoner, tendance psychédélique. Romain est très souriant, et il nous parle en français. L'ambiance sous la tente de Valley est à la détente, et on profite de l'ombre car cette troisième journée 100% soleil s'annonce encore plus chaude que la veille. J'ai bien aimé le set de Bright Curse que je vais devoir creuser en rentrant.
Setlist de Bright Curse :
01. The Shore 02. Walking on a graveyard 03. Shaman 04. Northern Sky 05. Lady Freedom
Northlane - 11h05 - Mainstage 1 (Deicide)
En voilà un qui a un bien gros son. Ils ont le matos de Meshuggah mais pas leur talent. Ils ont la chance d’être en Main Stage 1. OK, c’est chantant, parfois lancinant, ils sont Australiens… Ben voilà pas grand chose à rajouter à part qu’ils ont l’air bien sympas et qu’ils ont su meubler sur scène pendant que le batteur était secouru pour remettre en place un pied de cymbale particulièrement non coopératif.

Setlist de Northlane :
01. Paragon 02. Citizen 03. Rot 04. Dispossession 05. Intuition 06. Quantum Flux
The Devil Wears Prada - 12h15 - Mainstage 1 (Deicide)
TDWP c’est synonyme de gros son, de chants braillards et d’un peu de mélodie. C’est du metalcore à l’état brut, ça chugge dur et ça headbangue encore plus. C’est trop répétitif à mon goût. Pas de quoi vous faire déplacer de l’autre côté du Hellfest mais quand vous êtes devant, vous attendez que ça passe….mais quand je dis ça, ça donne pas envie…. ben non, c’est vrai. Néanmoins, la prestation est pro, les compos sont en place et rien que ça, ça n’est pas donné à tout le monde.

Prong - 12h50 -Mainstage 2 (Deicide)
Une bien belle prestation que nous a livré la bande à Tommy Victor. Ca commence avec Ultimate Authority du dernier album X - No Absolutes (2016). C’est le feu direct ! Et pourtant il est encore tôt dans la journée. On a droit à des classiques de Beg to Differ, Lost and Found, Unconditional, en allant jusqu’au classique parmi les classiques, Snap your fingers, Snap your neck. Prong rajoute quelques petits breaks dans ses chansons pour sortir son public d’un show trop convenu. Prong ne sont que trois sur scène (guitare-chant, basse, batterie) mais ça déménage sec. Tommy Victor est très en forme et sillonne la scène de part en part pour s’assurer que tout le monde est bien arrimé à sa locomotive.


Setlist Prong :
01. Ultimate Authority 02. Beg to Differ 03. Unconditional 04. Lost and Found 05. Turnover 06. Cut and Dry 07. Whose Fist Is This Anyway? 08. Snap Your Fingers, Snap Your Neck
The Vintage Caravan - 12h50 - Valley (Didier)
Après mon interview avec Superscream me voilà de retour en Valley pour continuer mon petit dimanche stoner. La tente est archi comble, preuve que le stoner des Islandais de Vintage Caravan déplace les foules. Je connais assez peu le groupe mais me laisse très vite prendre au jeu. C'est carré, ça groove, c'est vraiment très bon. Je passe un excellent moment à l'ombre bienfaitrice de la tente Valley. Je comprendrais presque les gens qui roupillent carrément tout autour de moi.
Setlist de The Vintage Caravan :
01. Crazy Horses 02. Craving 03. Midnight Meditation 04. Innerverse 05. Babylon 06. Last Day of Light 07. Expand Your Mind
Skindred - 14h20 - Mainstage 2 (Didier)
J'avais déjà vu Skindred au Hellfest, et déjà beaucoup aimé. Mais là, je classe carrément leur prestation dans mon top trois du weekend. En effet, les Gallois de Skindred semblent déchaînés cet après midi-là, sûrement dopés par la chaleur à laquelle ils ne sont guère habitués. C'est surtout Benji Webbe, le chanteur, qui mène la danse. Il chante, saute, fait bouger tout le monde. Il faut reconnaitre que la musique de Skindred est une incitation à la fête et du coup c'est la fiesta devant la Mainstage 2, une méga fiesta même. Benji se plaint de la chaleur mais garde sa veste, le fou. Il gueule "follow the nigger", en parlant de lui-même et en nous demandant de faire ce qu'il fait. Et ce qu'il fait c'est de demander à tout le monde de tomber le haut et faire tourner les chemises, à la Patrick Sébastien. Et ça marche, sur les écrans géants, l'effet est bœuf, des milliers de t-shirts tournent dans la foule au dessus des têtes, c'est magique. Benji envoie aussi de forts messages de tolérance entre les communautés, juives, chrétiennes et musulmanes. Il n'y va pas de main morte : "If you don't like muslims, you have nothing to do here!". Bing! Ici, explique-t-il c'est le Hellfest, synonyme d'unité et de tolérance. C'est beau. Derrière Benji, les musicos assurent bien, notamment Mickey Demus, le guitariste, caché derrière une énorme barbe à la ZZ Top. Très grosse prestation de Skindred qui reste un des meilleurs moments de mon Hellfest 2017.
Setlist de Skindred (incomplete) :
01. Under Attack 02. Rat Race 03. Doom Riff 04. Jump Around 05. Sound the Siren 06. Kill the Power 07. Pressure 08. Warning
Pentagram - 14h20 - Valley (philippec)
Bobby Liebling est absent pour cette édition 2017, c’est peut-être pour ça que Pentagram passe si tôt dans l’après-midi. C’est Victor Griffin le guitariste qui sera au chant pour ce concert, et il va très bien s’en sortir, Il est accompagné de Greg Turley à la basse et de Pete Campbell à la batterie. Le trio entre sur scène avec Death Row, le tempo est plus rapide que d’habitude, le timbre de voix de Greg donne une nouvelle identité au morceau, cela lui donne un coté stoner qui n’est pas désagréable. Ce qui n’est pas désagréable non plus, c’est les sourires sur les visages des trois musiciens, on les sent contents d’être là. Ils enchainent avec All Your Sins, Sign of the Wolf et Sinister. Cette série de quatre titres est tirée de l’album Relentless sorti en 1993. Greg et Victor sont très complices, ils viennent souvent l’un contre l’autre. A un moment, Greg attrape en rigolant Victor par le cou, faisant mine de l’étrangler. Leur bonne humeur est bien ressentie par le public, qui s’enflamme sur les brûlots que sont Forever My Queen et When the Screams Come. Le trio remet le couvert avec deux classiques : Dying World et Relentless, la setlist est imparable, que du lourd. La preuve, suivent Broken Vows puis Wartime. Le show se termine, l’album Relentless a été mis à l’honneur ce soir avec sept titres joués. Le dernier extrait est 20 Buck Spin et ses soli meurtriers. Pentagram sans Bobby est plus enjoué, plus détendu, Greg, Pete et Victor prennent leur temps avant de sortir pour mieux apprécier les ovations du public et communier avec lui. Belle prestation !


Setlist de Pentagram :
01. Death Row 02. All Your Sins 03. Sign of the Wolf / Sinister 04. Forever My Queen 05. When the Screams Come 06. Dying World 07. Relentless 08. Broken Vows 09. Wartime 10. 20 Buck Spin
Black Star Riders - 15h05 - Mainstage 1 (Didier)
J'avais été un peu déçu par le dernier album des Black Star Riders, donc pas super chaud pour assister à leur set, mais au final je suis resté, et je ne le regrette pas. Scott Gorham est très souriant, visiblement ravit d'être là. Ricky Warwick, le chanteur, est aussi très en voix. Il assure très bien et, clairement, son timbre de voix fait penser à Phil Lynott et donc Thin Lizzy. Le groupe pioche dans ses deux albums pour nous offrir un bon set. Ils reprennent aussi un morceau de Thin Lizzy (The Boys are Back in Town) qui met la banane à toute la foule. Scott envoie de sacré bon solos, Ricky s'accompagne souvent à la guitare électro-acoustique, tous profite bien de l'avancée de scène de la Main Stage 1 pour venir prendre des poses et saluer la foule. Franchement un très bon set, que je n'attendais pas spécialement et qui se termine par le célèbre morceau traditionel irlandais, Whisky In The Jar, que Thin Lizzy avait déjà transformé en succès. Après un set pareil, il faut aller s'en jeter une petite dans le gosier, dommage que la Guinness ne soit pas servie au Hellfest, on aurait été dans l'ambiance des Black Star Riders.

Setlist de Black Star Riders :
01. All Hell Breaks Loose 02. The Killer Instinct 03. Soldierstown 04. Kingdom of the Lost 05. The Boys Are Back in Town 06. Bound for Glory 07. Heavy Fire 08. Finest Hour 09. Whiskey in the Jar
Beyond Creation - 16h00 - Altar (Deicide)
J’attendais de pied ferme ce groupe de québécois. Il y a du gros matos et de grosses capacités. Ils arborent des guitares et basses de la marque Strandberg (les guitares sans tête et à la forme bizarre, avec minimum sept cordes), signe que ça va taper. La précision est chirurgicale, les solis superbement exécutés et le tout avec une déconcertante décontraction. Ca cloue tout le monde, si bien que les circle pits ne savent plus trop comment tourner. Toutes les techniques de gratte y passent ou presque. On se croirait tantôt sur un champ de bataille où tout fuse autour de vous et tantôt à un auditorium façon festival de jazz à Antibes. Bon, c’est pas leur faute mais j’ai réussi à me faire engloutir par le sommeil en les écoutant. Le Hellfest c’est aussi ça, récupérer malgré soi, parfois au détriment de la programmation.

Setlist Beyond Creation :
01. Coexistence 02. Sous la lueur de l’Empereur 03. Earthborn Evolution 04. Theatrical Delirium 05. Coexistence 06. Fundamental Process
Devildriver - 17h35 - Mainstage 2 (Deicide)
Ca fait quelques temps que je ne les ai pas vus. En même temps, depuis le départ de Jeff Kendrick (guitare) et John Boecklin (batterie), le groupe a perdu de son attrait pour moi. Le son est très fort, peut être trop. Devildriver, en main stage, ça le fait. Mais c’est sans compter sur les perturbations. D’un côté, une guitare manque dans le mix, celle de Mike Spreitzer étant préservée, et la poussière m’empêche de faire des photos potables. Grinfucked issue de l’album The Fury of our Maker’s Hand (2005), un pur bijou sur album, est méconnaissable. Dez Fafara (chant) est dans son élément. “Just like I knew it would be” nous adresse-t-il de satisfaction. J’ai vraiment du mal à rentrer dedans car le son est vraiment mauvais, la faute à qui ? Au vent qui modifie la propagation du son ? Bref, même une super chanson comme Clouds over California de l’album The Last Kind Words (2007) est décevante. En résumé, en dépit de l’énergie déployée, je suis dégoûté.
Setlist Devil Driver :
01. End of the Line 02. Not All Who Wander Are Lost 03. Grinfucked 04. Cry for Me Sky (Eulogy of the Scorned) 05. Daybreak 06. I Could Care Less 07. Before the Hangman's Noose 08. Clouds Over California 09. Ruthless 10. Meet the Wretched
Blue Öyster Cult - 19h40 - Valley (philippec)
Ca commence bien, la bande à Bloom et Dharma entre sur scène avec le classique The Red & the Black, le public venu en grand nombre réagit bien. Mais il faut attendre la troisième chanson pour réentendre une série de classiques qui va faire exploser The Valley : tout d’abord le brulant Burnin' for You, puis le sulfureux ME 262 et pour finir le poignant Then Came the Last Days of May. un interlude avec Tattoo Vampire puis on repart avec l’écrasant Godzilla, un grand moment de ce concert. Blue Öyster Cult sort après ça le très attendu (Don't Fear) The Reaper. Le public scande le nom du groupe à tue-tête, nos vieux briscard américains se font un peu prier, puis ils reviennent enfin avec le très chaud Hot Rails to Hell. La température monte, monte puis explose avec le derniers hit joué ce soir : Cities on Flame With Rock and Roll. Dans l’ensemble c'était un excellent concert, Buck Dharma est toujours un super guitariste et au chant, il n’est pas mal non plus. Eric Bloom, malgré sa petite forme, a bien donné le change, il a affiché une belle complicité avec son comparse. Après, avec un tel répertoire, il y aura toujours un peu de déception dans le public, pourquoi ils ont joué celui-ci et pas celui-là... Mais nous avons tout de même passé un très bon moment.

Setlist de Blue Öyster Cult :
01. The Red & the Black 02. Golden Age of Leather 03. Burnin' for You 04. ME 262 05. Then Came the Last Days of May 06. Tattoo Vampire 07. Godzilla 08. (Don't Fear) The Reaper --- 09. Hot Rails to Hell 10. Cities on Flame With Rock and Roll
Prophets Of Rage - 20h20 - Mainstage 1 (Didier)
Je suis fan de Rage Against The Machine, mais que va nous proposer le groupe une fois amputé de son chanteur emblématique Zack de la Rocha. D'autant qu'il est remplacé par le duo de rappeurs, et que je ne suis pas du tout fan de rap. Il ne restait que l'épreuve de la scène pour se faire une vraie idée. Alors on retrouve bien les trois membres de RATM sur scène à savoir Tom Morello et sa guitare dont le dos affiche une message clair : "Fuck Trump". Avec lui il y a bien aussi le bassiste explosif de RATM, et le batteur Brad Wilk. C'est déjà une bonne nouvelle, car ce trio est assez monstrueux. Les pièces rapportées sont donc Chuck D et DJ Lord, de Public Enemy et B-Real de Cypress Hill. Le tout est Prophets of Rage et joue des morceaux de RATM, de Cypress Hill et de Public Enemy. Ils attaquent d'ailleurs avec la chanson éponyme Prophets of Rage qui est un morceau de Public Enemy. Il fait encore jour, le soleil se couche et on a une belle lumière pour accompagner le groupe. C'est ensuite toute une petite série de morceaux de RATM qui défile (Testify, Take The Power Back, Guerrilla Radio). Les deux chanteurs assurent bien, il n'y a rien à leur reprocher. Tom Morello avait dit dans une interview qu'ils allaient écrire de nouveaux morceaux, et ils nous jouent Unfuck The World pour nous donner une petite idée, et ça me plait bien. Les chanteurs nous demande si nous aimons le hip hop. J'ai envie de dire non, mais je ferme ma gueule et nous voilà partis pour un pot-pourri de hip hop d'une quinzaine de minutes. C'est pas mon truc mais la foule accepte le deal et se met à danser avec les deux chanteurs et le DJ. Tom Morello nous demande de l'accompagner dans un hommage à Chris Cornell. Il nous dit que si on ne connait pas les paroles on peut juste prier pour lui. Après c'est un bon gros délire de gros titres de RATM, avec juste un intermède Cypress Hill. Tous les morceaux fabuleux de RATM y passent, Bulls on Parade bien sûr, mais surtout Killing In The Name. Quelle fête !
Setlist de Prophets of Rage :
01. Prophets of Rage 02. Testify 03. Take the Power Back 04. Guerrilla Radio 05. Unfuck The World 06. Bombtrack 07. Fight the Power 08. Hand on the Pump / Can't Truss It / Insane in the Brain / Bring the Noise / mp Around 09. Sleep Now in the Fire 10. Like a Stone 11. Know Your Enemy 12. Bullet in the Head 13. How I Could Just Kill a Man 14. Bulls on Parade 15. Killing in the Name
Clutch - 21h50 - Valley (philippec)
Comme toujours la foule est au rendez-vous pour accueillir Clutch, elle a même doublé de volume depuis leur dernier passage. La Valley n'est encore pas assez grande pour contenir tous les fans des Texans. Clutch entre sur scène avec l’excellent Burning Beard, le public exulte déjà. Avec le groovy Firebirds!, la bande à Neil Fallon en remet une couche puis suit Decapitation Blues, un blues rock survitaminé. Neil est vocalement en grande forme. On va groover tout le long, les Texans enchainent les brûlots. Bien entendu, il y aura des moments plus forts que d’autres et ils feront exploser la tente plusieurs fois avec des titres comme Sucker for the Witch, The Regulator, D.C. Sound Attack! ou encore avec le cultissime Electric Worry. Sur ce morceau, c’est toujours la folie. The Valley part en vrille totale, les stage diving s’enchainent par vagues vers la scène. Tout le monde danse, c’est la fête ! Le morceau suivant, le très bon X-Ray Visions cassera un peu l’ambiance car il est annoncé comme le dernier mais c’est tout de même la folie. J’ai encore pris mon pied, les concerts de Clutch sont toujours excellents, ces putains de Texans nous mettent toujours une sacrée branlée, rien à dire de plus !

Setlist de Clutch :
01. Burning Beard 02. Firebirds! 03. Decapitation Blues 04. The Mob Goes Wild 05. Profits of Doom 06. Sucker for the Witch 07. Escape From the Prison Planet 08. The Regulator 09. A Quick Death in Texas 10. Your Love Is Incarceration 11. How to Shake Hands 12. D.C. Sound Attack! 13. Electric Worry 14. X-Ray Visions
Five Finger Death Punch - 21h55 - Mainstage 2 (Didier)
J'attendais beaucoup du set de Five Finger Death Punch, 5FDP pour les intimes. Pour la bonne raison que j'aime beaucoup les trois derniers albums, mais aussi parce que j'avais raté le début de leur set lors de leur dernier passage au Hellfest, pour cause d'interview. Mais voilà, entre temps, le Ivan a fait des siennes, et quelques jours seulement avant le Hellfest, ils ont annoncé qu'Ivan était débarqué du groupe, pour aller se soigner et que c'est Tommy Vext (du groupe Bad Wolves) qui le remplaçait au pied levé. C'est ballot, car moi j'aimais justement surtout la voix et la présence scénique d'Ivan. Je pars donc avec un a priori. Alors ok, Tommy Vext a une voix puissante, du coffre, et il chante plutôt pas mal certains morceaux de 5FDP, mais côté présence scénique et charisme, il va falloir bosser dur. Sur certains autres morceaux, où Ivan chante plus aigu, le chant n'est pas top, mais globalement il ne s'en sort pas si mal si on tient compte du manque de temps pour se préparer. J'imagine que la setlist a été chamboulée, car je ne reconnais pas certains morceaux, et surtout je n'entends pas certains, pourtant évidents, que j'aurais aimé entendre. C'est ballot. Tommy Vext se lance dans Black Hole Sun a cappella en hommage à Chris Cornell. Mais entre les morceaux il n'arrive pas à soulever l'enthousiasme. Il parle peu, à part pour nous demander si tout va bien. Son moment de gloire sera quand il réussira a faire allumer les milliers de portables de la foule, pour faire un joli effet de groupe. La setlist me semble manquer de patate, sur un morceau acoustique (Wrong Side of Heaven), la guitare de Zoltan n'est pas accordée dans la bonne tonalité, il s'arrête net et tend sa guitare à son technicien, qui a dû se faire ensuite engueuler, puis il recommence le morceau au début. Au final je suis déçu, je sais qu'il n'est pas simple de gérer les départs de musiciens dans un groupe, mais clairement ce soir, nous n'avons eu droit qu'à un "Four Finger Death Punch". Ok, c'est nul, je sors...

Setlist de Five Finger Death Punch :
01. Lift Me Up 02. Never Enough 03. Wash It All Away 04. Got Your Six 05. Bad Company 06. Jekyll and Hyde 07. We Will Rock You 08. Burn MF 09. Black Hole Sun 10. Wrong Side of Heaven 11. Coming Down 12. Under and Over It 13. The Bleeding
Linkin Park - 23h00 - Mainstage 1 (Didier)
Après cette petite désillusion de Five Finger Death Punch, mon humeur n'est pas au mieux pour accueillir Linkin Park. J'ai un souci avec Linkin Park, dont j'ai adoré les deux premiers albums. Mais après ça, je dois avouer avoir plus du tout accroché à leurs choix musicaux. C'est pas forcément grave, puisque souvent les groupes mettent, lors des grands festivals, leurs anciens morceaux en valeur. Mais inquiet quand même car leur nouvel album vient de sortir, et il n'est toujours pas à mon goût, et surtout parce que les rumeurs du Download Festival sont arrivées jusqu'à Clisson et qu'elles ne sont pas bonnes du tout, en ce qui concerne la prestation de Linkin Park. Mais bon, voyons voir. Je suis patient et plutôt tolérant mais je trouve pas normal lors d'un Hellfest d'attendre quarante-cinq minutes pour entendre un premier morceau de Meteora. Merde quoi ! Les premières quarante-cinq minutes sont poussives, certes bien chantées par Chester Bennington et Mike Shinoda. Bien sûr aujourd'hui, alors que je viens d'apprendre le suicide de Chester, ça fait un peu naze de cracher sur leur prestation, mais bon bref, au bout d'une heure de concert, je pète un câble et annonce aux autres qu'on peut partir quand ils veulent. Et devinez quoi ? Ils sont tous d'accord pour partir. Alors que nous nous exfiltrons de Main Stage 1, je remarque que la foule n'est pas si dense, j'ai un peu honte, je n'ai jamais quitté un concert tête d'affiche avant la fin, mais franchement j'en ai assez. En partant j'entends un deuxième morceau de Meteora, ça fera donc deux en une heure, je crois que mon problème est que je suis fan de Meteora, pas de Linkin Park. Désolé Chester, RIP.

Pour moi ce troisième jour et ce Hellfest 2017 finit un peu en eau de boudin. La fin a été décevante, certes, mais elle n'éclipse pas le reste du festival qui a été très bon. Je reste positif sur cette édition 2017, et j'ai déjà hâte de revenir en terres clissonaises.
Setlist de Linkin Park :
01. Talking to Myself 02. Burn It Down 03. The Catalyst 04. Wastelands 05. One Step Closer 06. Castle of Glass 07. Good Goodbye 08. Lost in the Echo 09. New Divide 10. Invisible 11. Breaking the Habit 12. Crawling 13. Leave Out All the Rest 14. From the Inside 15. What I've Done 16. In the End 17. Faint 18. Numb 19. Heavy 20. Papercut 21. Bleed It Out
Coroner - 00h00 - The Altar (philippec)
Le mythique trio suisse Coroner foule pour la seconde fois les planches du Hellfest, six ans après leur premier passage. "Nous sommes de retour !" clamera en français Ron Royce après le premier morceau, "it's good to be back". Ca nous fait plaisir à nous aussi, même si ce n'est pas le Coroner historique qui est devant nous puisqu'il manque Marquis Marky à la batterie, remplacé par Diego Rapachietti, batteur de 69 Chambers, l'autre groupe de Tommy Vetterli. Mais ceci dit, il assure bien lui aussi. En plus du trio, à droite, un quatrième musicien est debout devant un clavier muni d'un ordinateur et assure aussi les backing vocals. Evidemment, Coroner, ça ne bouge pas énormément sur scène, musique technique oblige. Dans le public non plus d'ailleurs, quasiment pas de slammeurs, Coroner, ça se regarde et ça s'apprécie. Bon, l’heure tardive de passage du groupe, le troisième soir qui plus est, explique aussi sans doute une certaine léthargie du public. Aucun album n'est oublié, même si les deux derniers (Grin et Mental Vortex) sont les mieux servis avec trois titres chacun. Le final avec Reborn Through Hate et Die By My Hand, deux de mes titres préférés du groupe, est un régal ! Une heure ! Bon sang ce que c'est court avec un groupe comme celui-là.


Setlist de Coroner :
01. Intro 02. Eternal Conflicts 03. Serpent Moves 04. Divine Step 05. Semtex Revolution 06. Tunnel Of Pain 07. Metamorphosis 08. Masked Jackal 09. Grin 10. Reborn Through Hate 11. Die By My Hand
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