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Bienvenue au Vind’Hell Fest, c’est ainsi que nous sommes chaleureusement
accueillis avec mon acolyte JC, son appareil photo, et moi-même afin
d’assister au premier fest du nom. J’avais eu le plaisir d’interviewer
l’équipe, présente sur les premières photos ci-dessous, investigatrice de ce
festival et qui ne souhaitait qu’une chose : « refuser du monde ». Alors ce ne sera
pas le cas, mais il faut reconnaître qu’il y a du monde dans la petite et très chaude
salle de spectacle de Vindelle, puisque ce sont environ 250 personnes qui se sont
déplacées. Pour une première, c'est tout à fait remarquable.

Il faut dire que la programmation a de la gueule avec
Breakdust (Thrash/Death Metal), Overcharger (Doom/Sludge Metal),
The Soundroots (Hard Rock) et Trooper 666 (Tribute to Iron
Maiden). C'est parti pour une petite régalade.
Trooper 666 :
C’est donc
le tribute band de la vierge de fer qui entame le bal. Et quoi de mieux pour ouvrir qu’un bon
Aces High, hein ? Le chanteur, comme Dickinson, arrive sur scène avec une
magnifique paire de lunettes d’aviateur, et ce n’est pas le seul point commun car
Ludwig possède le même timbre de voix que Bruce. La
signature vocale est très ressemblante et c’est clairement un plus pour rentrer dans leur
univers si connu.
Évidemment nous avons à faire à un tribute band, il y
aura forcément beaucoup de « comme », donc comme le fait le groupe londonien, il y
aura plusieurs tableaux proposés au cours du concert. Que ce soit la lampe de marin sur Fear
Of The Dark, ou bien le drapeau anglais sur The Trooper, le groupe varie les mises en
scène et il faut reconnaître que cela ajoute au spectacle.

 Et comme (…) les musiciens sont totalement investis par leur musique, que
ce soit le duo de guitare Ludo, Sam aux guitares concentré sur
leur instrument, l’excellent bassiste (ben oui forcément…) Philippe
ou le dynamiteur Nico, qui va chercher régulièrement la foule
malgré la distance. La cohérence est évidente, même si ça manque un
peu de mouvement sur scène, mais il faut dire qu’il fait une chaleur écrasante dans
la salle…


Côté public, les hymnes sont repris à plein poumons
même si là aussi c’est assez sage pour le moment. Mais il y a quelques amateurs de la
bête qui connaissent toutes les paroles par cœur. Il se dégage un très bon
état d’esprit de cette première prestation, cela fleure bon pour la suite de cette
soirée.


La dernière fois que j’ai vu Maiden,
c’était au Hellfest, et bien je peux dire que Trooper 666 peut sortir de
scène la tête haute, car le groupe possède tous les atouts pour rendre un hommage
des plus remarquable à la si mythique vierge de fer.
The Soundroots :
The
Soundroots c’est à la fois le groupe local par excellence, charentais
d’origine, ils sillonnent depuis des années les différents bar et lieu de perdition
de notre si douce Charente. Mais c’est également un groupe porte bonheur, ils avaient
participé, entre autres, au lancement du Festival 666 de Cercoux qui est devenu le
succès qu’on lui connaît. Et à la lumière de l’influence de ce
soir, je ne peux m’empêcher de penser qu’ils y sont pour quelque chose.


Sur scène, The Soundroots, c’est du put*** de
rock’n roll ! L’énergie dégagée par le groupe est juste dingue, et le
public le lui rend d’entrée, et cette connivence va aller très loin. Le batteur joue
une intro debout pour voir le public, un petit solo de basse, et Christophe finit le
set en plein milieu de la foule, c'est le feu !


Visuellement, les looks diffèrent, Christophe
chanteur à casquette proche du coreux, Olivier (Vas-y Sean
Connery !) et son look proche du Black malgré son magnifique t-shirt de
Lemmy, Matthieu bassiste et son look de Metalleux et enfin
Yohann derrière sa batterie casquette à l’envers et barbe de viking
! Et leur look, ben, c’est à l’image de leur musique éclectique mais
rock’n roll !

 Leurs compositions, que je découvre ce soir, sont assez variées. On
sent les diverses influences du groupe que sont Motorhead, Black Sabbath
et Metallica. Et forcément, ça fonctionne très bien
!
The Soundroots aura explosé le Vind’HEll Fest et
inversement. Un véritable show-chaud sans aucune forme de concession ! Long Live Rock’n
Roll !
Overcharger
:
Troisième groupe de la soirée les Metalleux Sludge
d’Overcharger qui viennent sur scène pour nous donner une leçon de
rouleau compresseur en mode Southern Metal. Vous l’aurez compris, le groupe cherche avant tout la
puissance frontale mais sait également mettre du groove dans ses compositions.


JB le guitariste possède toujours cette
manière très Zakk Wylde dans son jeu de guitare, bref le groupe fait ce
qu’il sait faire et le fait très bien. David à la basse headbangue
toujours comme un damné, et Tom est le marteau qui enfonce le tempo, à
grand coup de double pédale et de jeu sur les tomes.


Mais celui qui se rapproche le plus de Pantera et du style
Anselmo, c’est Basty hurleur en chef du groupe. Il a sa
plateforme qui lui sert physiquement à se plier pour pousser comme le faisait si bien
Phil en son temps. Et depuis qu’il a passé un coup de tondeuse sur le
crâne, la ressemblance est encore plus frappante, surtout lorsqu’il s’enroule le fil
du micro autour du cou.
Côté public, à part les deux / trois
pénibles qui ne peuvent s’empêcher de commenter, il y a aussi de
l’énergie même s’il y a clairement moins de monde que pour les
Soundroots, c’est tout aussi intense dans le pit. Que ce soit le très
lourd Temptations qui donne envie de planter un clou avec le crâne, ou encore Down
South qui écrase tout sur son passage, le public ne se trompe pas et accompagne le groupe
tout au long de sa très belle prestation.


Overcharger aura prouvé, si cela était
nécessaire, que ce quatuor fait partie de la famille des Huns car après eux plus rien ne
repousse ! Une très belle raclée !
Breakdust :
C'est non sans un
certain plaisir que je retrouve Breakdust, les bordelais composé de
David Vincent, euh non de Alex à la guitare et au chant, de
David à la guitare, de Christophe à la basse et de
Olivier à la batterie, est venue à Vindelle pour distribuer des
fessée à l'ancienne. Leurs influences oscillent entre Death et Thrash, à
placer entre Morbid Angel, Sepultura du début ou encore
Loudblast, et je peux vous assurer qu'ils ne sont pas venus ici pour faire de la
figuration.

 Le mot d'ordre du concert sera puissance ! Tous les musiciens sont
concentrés sur leur instrument, le bassiste, avec son magnifique t-shirt
Sepultura, est tête basse sur son instrument. J'ai échangé
quelques mots avec lui avant le concert et vu la taille de ses mains, je peux vous assurer que je
n'aimerai pas être sa basse. Les deux guitaristes ne sont pas en reste, ils balancent des riffs
à la fois durs, groovys et s'amusent avec les changements de rythmes. Olivier
est celui qui tient l'ensemble, il est manifestement le tenancier.
Côté public,
globalement c'est moins réceptif, car moins "dansant", ou moins emmenant. En effet, la musique de
Breakdust, malgré un côté frontal évident, n'est pas si
accessible que cela. Il est difficile d'apprécier "de prime abord" leurs compositions,
malgré toute la qualité de celle-ci.


Nous aurons le droit à quelques titres les plus symboliques, dont
l'excellent éponyme de l'album Sad Evolution. Et histoire de nous donner l'eau à
la bouche en attendant le nouvel album, le groupe nous propose une nouvelle composition avec
Death is a bitch. Et je dois bien reconnaître que ça fait envie
!
Breakdust a réussi son coup, un grand coup sur la tête du
public. Leur prestation solide aura permis de conclure ce Vind'Hell Fest aussi bien qu'il aura
commencé, avec envie, rage et sueur.


En conclusion, ce fest aura été le reflet des personnes qui l'ont
créé. L'ambiance est souriante, sympathique, avec des groupes de qualité, tous ces
éléments sont à l'image des créateurs du fest ! Cette première
édition est manifestement une réussite, qui je l'espère en ouvrira d'autres. Avec
l'ambition qui pousse cette équipe, le pragmatisme qui les caractérise et surtout la
passion débordante qui les anime, je ne doute pas que ce Vind'Hell Fest a un bel avenir devant
lui.
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