Je l’avoue, amis lecteurs, j’ai eu un mal de chien à noter cet album. Non, vraiment, quelle chronique compliquée. Pourtant, en théorie, ça part bien : un p’tit disque de Ace Frehley, gratteux cher à mon cœur puisque ex-membre historique de KISS, qui sort des albums solos franchement toujours sympathiques. Une pochette bien kitsch, de mauvais goût, des référence à l’électricité (bah ouais, la première chanson que le gus a chanté s’appelait Shock Me) et la promesse du tenancier que ce serait un de ses meilleurs albums, bien au-dessus de ce qu’ont sorti ses anciens compères ces quinze dernières années.
Et, pour le coup, la promesse est tenue ! L’album est vraiment bon, bien rock, avec du gros tube comme Ace sait si bien le faire ! Y’a du riff, y’a du refrain, y’a de la gratte : c’est tout simplement top ! Ça donne clairement envie de le réécouter jusqu’à plus soif, c’est fun, c’est couillon, c’est rock ! Et les chansons sont vraiment bonnes, c’est presque le bonheur... Sauf que.
Eh oui, sauf que. Vous voyez, dans L’Arme Fatale, quand Roger se demande s’il n’est pas "trop vieux pour ces conneries" ? Eh ben vous avez saisi le problème : Ace est définitivement trop vieux pour ces conneries. Du moins, sa voix l’est : vieillie, ramollie, elle tire tous les morceaux vers le bas et fait que l’album n’a aucune énergie. L’on en vient même à se demander s’ils n’ont pas ralenti certains morceaux pour que Papy Ace puisse suivre... Si seulement ce bon vieux Spaceman avait mis son ego de côté et engagé un chanteur pour ses compos, on tiendrait franchement un super album, dans ses meilleurs ! Malheureusement non. Du coup, j’ai le cul entre deux chaises, je ne sais pas trop quoi penser de ce disque à très haut potentiel. Et j’aime pas ça, ne pas savoir.