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AFTER FOREVER
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C H R O N I Q U EAprès un Invisible Circle de haute volée et un Remagine inventif, que nous réservent les bataves pour cette nouvelle livraison ? Alors que les camarades de Within Temptation viennent de frapper un grand coup avec l'extraordinaire The Heart Of Everything, After Forever débarque avec un album éponyme qui s'annonce comme étant dans la continuité des précédentes livraisons du groupe. Floor Jansen, frontwoman de marque a prédit un album concentré d'une palette écarlate d'émotions, de la colère à la joie, de la tristesse au bonheur. L'opposition du joyeux et du sombre quoi. Pour quel résultat ? Réponse. Le premier morceau, "Discord" affiche un chant édulcoré, des orchestrations dont les premières secondes sont dans la veine d'un "Call Of Cthulu" version symphonique par Metallica. Le riff débarque dans la même veine, After Forever devient culte et rend hommage aux anciens maîtres qui doivent, si l'année va jusqu'à son terme, livrer leur nouveau sujet de discorde. Puissant donc. "Evoke" présente ce chant toujours aussi particulier, emprunt de Tarja Turunen, avec un refrain puissant et assez joli. Plus travaillé mais assez semblable à "Being Everyone". "Transitory" recale les touches électrons si fortes sur Remagine, avec un rythme soutenu. On souffle sur "Energize Me", aux accents enjoués et envoyé dans une bonne humeur convaincante. Le groupe repart sur des bases rapides pour le très bon "Equally Destructive", avec un chant plus hargneux et un tempo très rapide, pour un rendu assez entraînant. "Withering Time" amène lui une touche plus sombre, avec un chant surprenant, voyant Floor confirmer sa prestation vocale très en relief. Et là, le moment arrive d'en faire des tonnes. After Forever devient fou. Totalement dingue. Des orchestrations pompeuses ouvrent le bal à un déluge de chant black. Oui, les grunts ont toujours fait partie intégrante du groupe mais là tout est différent : leur utilisation confère une touche démoniaque au titre. After Forever est dans la place et montre avec ce "De-Energized" qu'il n'est pas un groupe pop. Les descentes de manches virtuoses lancent le chant halluciné de Floor. Elle descend aux confins de la folie avec une voix utilisée mieux que jamais, placée très haut lors d'un passage où sur des choeurs inhumains elle envoie la purée telle une cantatrice, avec une dynamique irréelle, menée de main de maître par la voix black qui complète parfaitement ces 5 minutes de folie pures. Un tempo dément, des meneurs sous produits illicites et hallucinatoires, des notes de cantatrice hystérique. Ouahou. Grandiose. Et là le noir se fait. Dramatique et déchirant, "Cry With A Smile" alterne piano et orchestre pour une pseudo ballade, un chant encore une fois ravageur par la demoiselle. L'ambiance est lourde, gothique comme WT, mais un peu plus que ça. Grandiloquent. Derrière, "Vision" fait pâle figure avec sa structure plus classique. Riff lourd, choeurs superbes, montée progressive et retombée arabisante, "Who I Am" séduit par son audace. Gros morceau, "Dreamflight" avec ses 11 minutes propose une pièce théâtrale, toujours avec choeurs, orchestre, chant divin et...partie pompée sur le génial "Progenies Of The Great Apocalypse" des Dimmu Borgir. Peut-être est-ce dû au fait que l'orchestre soit le même. On finit par la gentille ballade "Empty Memories". Pas vraiment d'intérêt. Voilà donc un crû 2007 assez audacieux, condensé de tout ce que nous a proposé After Forever depuis ses débuts avec une touche de folie supplémentaire. A acheter en priorité pour le fabuleux "De-Energized", morceau résolument fou de métal symphonique. Un album à guitare, musclé, mais moins charmeur que celui de Within Temptation qui, malgré encore une fois cet incroyable septième morceau, remporte la manche pour cette année. | ||||||||||||||