C H R O N I Q U E
Exit Jacob Bredhal, exit donc l'intérêt de ce groupe. Autrefois groupe de Stoner core furieux, avec un frontman qui envoyait du bois, Allhelluja en voyant le retrait de Bredhal a donc tout perdu. Absolument tout.
Attention, Breath Your Soul n'est pas mauvais. Loin de là. Il n'a pas d'âme.
Le groupe enchaine les titres, le nouveau chanteur raconte sa vie et on se fait chier. Le pire ? Tout est identique, plat et fade. Où sont passées les mélodies qui n'avaient rien a faire là mais qui faisaient tout l'intérêt d'un morceau, la furie tranquille d'un groupe qui avait tout a prouvé et qui de par sa jeunesse avait une fougue qui faisait mal. Ben ils ont vieillit plus vite que prévu, ils ont prit du bide, ils on oublié de jouer dur. Du coup,
quand on a réussit a oublier ce qu'était Allhelluja, il reste trois bons morceaux. Trois morceaux qui sont dans le ton, qui sont là pour sauver ce qui peut l'être. Mais des reprises, pas des morceaux du groupe. 21st Century Schizoid Man de King Crimson en premier lieu, qui retrouve une
seconde jeunesse sans prétention mais qui conserve presque l'esprit d'antan. Ensuite, Into The Void, du grand Black Sabbath. Qui ne s'y est pas essayé ? Monster Magnet avait transformé ça en trip hallucinogène sur le Nativity In Black II, album de reprises mi figue mi raisin parut il y a déjà bien longtemps. Là, le gourpe en fait un morceau flippant, notamment grâce aux voix, au chanteur déchainé qui vient surnager au dessus d'une musicalité retrouvée
mais d'un manque d'originalité flagrant (certes, c'est une reprise, mais allez écouter celle sus citée et on en reparlera plus tard). Et enfin le morceau
de clotûre, Profondo Rosso (Deep Red) de Goblin, cavalcade hallucinée stoner doom, qui fait juste un peu tâche.
La production, tiens oui, parlons en. Elle n'est pas mauvaise, ah ça non, elle est plus froide et distante que celle des précédents essais, elle est même plus compacte et réussie. Mais sans contenu une bouteille ne reste qu'un morceau de verre sculpté. Dommage donc d'avoir un album moyen là où on attendait un album génial et monstrueux, sauvé uniquement par deux reprises et quelques bonnes idées noyées dans un ensemble sans consistance et trop anodin pour intéresser
quiconque.
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