|
|||||||||||||||||
AnachroniA
|
C H R O N I Q U EQue diraient les fans de groupes qui ne supportent déjà pas d'attendre deux ans pour un album, si comme AnachroniA, leurs groupes fétiches sortaient un deuxième album six ans après le premier ? S'armer de patience, c'est ce qu'il a fallu faire, que ça soit pour les fans ou pour le groupe qui a essuyé des changements de line-up entre les deux sorties. Avec de nouveaux musiciens, le groupe Lillois revient présenter un album de metal mélodique venant confirmer ou non les espoirs et potentiels qui avaient été révélés avec The Endless Agony. Eléments de réponse avec les douze titres de One Second Before ! Tout d'abord, dès le premier morceau, on découvre avec plaisir que la production, bien qu'elle ne soit pas encore totalement parfaite (les voix sont trop mises en avant par moment), est bien meilleure que sur l'album précédent et va nous permettre d'apprécier à leur juste valeur tous les instruments, mais aussi les efforts et évolutions d'AnachroniA. Musicalement ensuite, le son s'est durci, mais s'est aussi diversifié. Les changements de rythmes, mélanges de heavy, death, prog, folk, etc., ont pour but de nous faire passer dans des univers différents à chaque morceau ou presque. Ainsi pouvons-nous entendre des riffs acérés (Chimaira Builders), des arpèges à la guitare acoustique (Last Prayer Part 1), des rythmes orientaux (Sekhmet), de la cornemuse accompagnée de samples (Winter Always Turn To Spring), de la flûte (What Dreams May Come) et bien d'autres choses encore très bien maitrisées par le groupe. Ce qui l'est un peu moins, malheureusement, ce sont les voix. Si Fay a une jolie voix aux accents folk par moment, il arrive que la jeune femme montre des faiblesses lorsqu'elle essaye d'atteindre des notes qui semblent être trop hautes pour elle (Chimaira Builders). Et pourtant, les voix sont un point très important dans One Second Before ! L'idée d'une dualité entre la voix douce et lumineuse de Fay avec la musique ainsi qu'avec la voix de Zwain qui est plus dans le registre death avec une certaine puissance est très bonne, mais est parfois trop utilisée sans que l'on en comprenne vraiment l'intérêt. C'est le cas sur le dernier morceau de l'album, Epitath qui aurait gagné à n'avoir que la voix féminine et qui aurait donc été plus cohérent. On regrettera aussi les cris poussés sur The Least ou sur Last Prayer Part 2, alors que sur Inflammed, l'initiative est appréciable. Dernier point négatif des vocaux, What Dreams May Come, qui est une bonne chanson, se voit parfois tomber dans l'outrance avec les backing vocals masculins. Cependant, les idées utilisées ne sont pas toujours mauvaises, la narration masculine à la fin du premier morceau est bien trouvée et varie de ce que l'on entend sur le reste de l'album. L'intervention de Thomas Tourbier sur You Were Wrong Part 1 apporte une mélancolie et une touche masculine douce (oui, ça se peut !!) qui est, elle aussi, la bienvenue, tout comme la majorité de ses interventions en backing vocals ! Si musicalement, le groupe s'est amélioré, étoffant son registre, c'est maintenant au chant d'être un peu plus soigné par moment et plus pensé. Si tel est le cas à l'avenir, alors AnachroniA pourrait bien confirmer le potentiel encore une fois décelé dans One Second Before !
Tracklist de One Second Before : 01. Winter Always Turns to Spring Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! |
||||||||||||||||