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ANGEL OF EDEN
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C H R O N I Q U ERoger Staffelbach, guitariste d'Artension, nous propose ici un nouvel album issu d'une nouvelle formation. Voici donc venir le premier album de Angel of Eden. Pour ceux qui ne connaissent pas Roger Staffelbach, c'est un guitariste plutôt doué qui se délecte des rythmes rapides et des soli endiablés. Tout cela est de fort bonne augure pour cet album de Power Metal dont je vous livre ici mes impressions. Tout commence par "The End of Never" qui a la lourde tâche de porter le nom de l'album. Prenons-cela comme une vitrine. Pas de doute, c'est bien du power métal : on ne perd pas de temps, on rentre tout de suite dans le feu de l'action. La batterie fait la course avec la guitare sur des couplets basiques mais efficaces. Ces deux là doivent être sacrément musclés. Le refrain n'a rien d'exceptionnel non plus, mais le tout est assez bien ficelé. On a le droit à quelques démonstrations techniques du talent de Staffelbach aux prises avec un solo dont le clavier se fait l'écho. Du grand classique, une bonne entrée en matière en somme. La voix de Carsten Lizard Schulz est parfaitement accordée au style musical : claire et puissante, elle est sans conteste l'un des points forts de cet album. Vient ensuite "Dreamchaser" qui alterne des rythmiques plus posées (comprenez que pendant que la guitare fait "tagadagadagada" la batterie ne fait qu'un seul "boum") et des longs passages rapides (autant de "boum" que de "tagada"). Un bon petit refrain par là-dessous en font un morceau intéressant, mais tout aussi classique. "Angel of Eden" est un titre qui porte pour sa part le nom du groupe. Très bon refrain ici encore mais l'on commence à se demander si l'album entier ne sera qu'une succession de titres rappelant tantot Lost Horizon, tantot très fortement Silent Force sur les riffs..... Mais la piste 4 apporte enfin un air de renouveau salvateur. "Return of the Pharaoh Pt. 1" est une piste intrumentale de 5:43 que Staffelbach utilise pour nous prouver une nouvelle fois son talent, mais cette fois sans en faire trop. Porté par des arpèges mélodiques et une batterie mid-tempo, on peut sentir le vent des sables nous fouetter le visage tandis que l'on aperçoit au loin le vieux Pharaon victorieux marcher posément pour regagner sa ville et son trône. Les passages plus rapides et plus agressifs semblent nous décrire sa folle jeunesse, lorsque sa puissance n'avait d'égale que sa folie qui l'a conduit à l'exile. Ces deux ambiances se succèdent et s'emboitent comme pour nous montrer une alternance de flashbacks et de présent à la gloire du roi Egyptien. L'ambiance dégagée par cette piste est quasiment palpable et c'est à mon sens LA bonne surprise de l'album. "Battle of 1386" est une marche qui commence sur de bonnes bases mais qui s'essoufle rapidement. "Into the Black" n'apporte rien de plus. "Return of the Pharaoh Pt. 2" dure moins de deux minutes : elle commence par des violons puis laisse place à la guitare et au clavier. On se demande pourquoi ils ont coupé le titre en deux parties, mais c'est la mode. "Keys to Avalon" est l'une des pistes les plus lentes de l'album, et le refrain y est particulièrement réussi. "Towards the light" est encore une piste instrumentale dédiée à la technicité de la guitare. Finalement, Angel of Eden nous livre avec "The End of Never" un premier album efficace, à la production très soignée et agréable à écouter. Les musiciens sont doués et le prouvent (peut être un peu trop à la guitare). On ne peut cependant pas leur reprocher d'essayer d'élever le genre sommes toutes assez basique du Power Metal à quelque chose de plus recherché. A part une ou deux pistes, l'ensemble reste malgré tout classique et les amateurs y trouveront leur compte. | ||||||||||||||