Anvil

Artiste/Groupe

Anvil

CD

Hope In Hell

Date de sortie

Mai 2013

Label

SPV Steamhammer

Style

Heavy Metal

Chroniqueur

Orion

Note Orion

11/20

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C H R O N I Q U E

Anvil nous propose cette année son quinzième album studio. Eh oui, quinzième.
Si le groupe canadien a connu un départ assez tonitruant dans les années 80, il est rapidement tombé dans l'oubli jusqu'à la sortie du fameux film documentaire Anvil, the story of Anvil qui a refait parler du groupe et qui lui a, probablement, sauvé la vie et redonné la pêche. Car, effet secondaire plus surprenant, depuis ce documentaire, les deux albums qu'Anvil nous a proposés, This Is Thirteen et surtout Juggernaut Of Justice, ont renoué avec la qualité, chose que l'on ne pensait plus possible après une palanquée d'albums pas vraiment mauvais mais qui n'ont guère soulevé l'enthousiasme. Nous étions donc dans une bonne dynamique.
Hope In Hell : il y a de l'espoir, même en enfer. Ce titre d'album pourrait presque être le second volet du documentaire pour les raisons explicitées un peu plus haut : oui, Anvil revient de loin. Reste maintenant à savoir si ce nouvel opus est toujours dans la bonne dynamique ou bien si le groupe mené par Lips (guitare et chant) et Robb Reiner (batterie) depuis maintenant plus de trente ans risque de replonger dans le néant.

Hope In Hell nous accueille avec un bon rythme bien lourd, à la manière de leur célébrissime Metal On Metal. Ca démarre donc de manière hyper classique. Et Eat Your Words, le titre suivant, déboule à cent à l’heure, comme déboulait Mothra, le second morceau sur Metal On Metal. Bon, c’est vrai qu’au niveau de leur discographie, cet album est ce qu’ils ont fait de meilleur (avec le suivant, Forged In Fire). Mais c’était il y a trente ans.
Bref, Anvil fait du Anvil et nous propose une poignée de titres sympathiques, entre Heavy Metal bien pesant (Hope In Hell, Through With You), parfois un peu plus groovy (le très bon Bad Ass Rock n’Roll) et quelques morceaux plus speed (The Fight Is Never Won, Shut The Fuck Up et les deux titres fantômes qu’il cache). Le problème est que Anvil ne prend pas beaucoup de risques et commence sérieusement à se répéter. C’est dommage car l’album précédent, Juggernaut Of Justice, sentait le frais. Ici, Call Of Duty, Time Shows No Mercy ou Mankind Machine (malencontreusement toutes dans la seconde partie de l’album) sentent un peu le remplissage. Anvil aurait-il enclenché le pilotage automatique et serait-il retombé dans ses petits travers ? Heureusement, Shut The Fuck Up et les deux morceaux bonus nous permettent de terminer l’écoute sur une note positive. On en est même à se demander pourquoi ces deux morceaux, bien meilleurs que les trois cités plus haut, n’ont pas été choisis pour les remplacer. Cela nous aurait sans doute permis d’avoir un disque moins long (cinquante-cinq minutes tout de même) et bien plus homogène.

Hope In Hell n’est pas un mauvais album mais il n’est pas franchement inoubliable non plus. On a bien cinq ou six morceaux qui relèvent le niveau mais on a l’impression que les Canadiens s’essoufflent. Attention, s’il y a de l’espoir en enfer, il y a aussi de la place pour tous les groupes qui tournent en rond.

 

Tracklist de Hope In Hell :

01. Hope In Hell
02. Eat Your Words
03. Through With You
04. The Fight Is Never Won
05. Pay The Toll
06. Flying
07. Call Of Duty
08. Badass Rock´n`Roll
09. Time Shows No Mercy
10. Mankind Machine
11. Shut The Fuck Up

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