Architects



Artiste/Groupe

Architects

CD

The Here And Now

Date de sortie

Janvier 2011

Style

Metalcore

Chroniqueur

amber_of_death

Note amber_of_death

12/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Battre le fer tant qu'il est chaud... Voici un proverbe qui pourrait convenir aux Anglais d'Architects qui pondent leur quatrième album depuis 2006, intitulé The Here And Now. Il faut dire que les jeunes ont composé pendant leurs dernières tournées et n'ont pris que très peu de repos depuis la sortie de Hollow Crown. Si les précédents méfaits d'Architects portaient sur un metalcore assez couillu, les natifs de Brighton ont voulu délivrer un message plus positif, appliquant à la lettre leur devise Carpe Diem.


Mais passons rapidement la philosophie de comptoir pour s'attaquer à la nouvelle galette. La biographie transmise par Century Media indique que Sam Carter, chanteur, ou plutôt hurleur du groupe, considère The Here And Now comme sa plus grande fierté dans la vie. Certes mais il n'a que vingt et un ans ou alors il n'est pas trop difficile. Car oui, je n'ai pas été emballé par le skeud. Côté production, rien à redire, c'est hyper puissant et cela colle au mur comme il se doit. Le problème ne vient pas de là mais peut être de la scène metalcore elle-même, complètement surchargée.


Architects se situe dans le haut du panier, indéniablement. Les compositions sont techniques, bien balancées et présentent peu de défauts, à part celui chronique du style, c'est-à-dire un chant clair sans aucune personnalité. Mais ce qui me gêne, c'est cet aspect tellement répétitif qu'il confine parfois à l'écoeurement.
Pourtant, cela part fort avec Day In Day Out, bonne claque dans la figure alternant chant clair, chant hurlé, passage mélodique avant une reprise dantesque. Delete, Rewind fait aussi chauffer le CD comme il se doit, notamment par son intro bien speed.


Malgré un début tonitruant, les bâillements apparaissent bien vite, la faute à une capacité assez mesurée de renouveler un style très cliché. Architects tente bien d'insérer un peu d'électro (An Open Letter To Myself ou Red Eyes) histoire de varier les plaisirs mais le soufflé retombe vite. On touche le fond avec la bluette Heartburn, juste bonne à essayer de pêcher le thon en soirée (désolé mesdemoiselles). Seul Year In Year Out/Up And Away relève le niveau d'une fin d'album en roue libre par quelques changements de rythmiques pas désagréables et une intervention de Greg Puciato (Dillinger Escape Plan) venu pousser la chansonnette.


Allez, je suis certainement un peu méchant et peut-être que du haut de mes trente trois ans, Architects sonne un peu trop jeune pour moi. Mais dans le style metalcore plus personnel, Devil Sold His soul a enterré la concurrence cette année. The Here And Now est plutôt un bon album, efficace et agréable à écouter mais beaucoup trop calibré pour espérer que l'on puisse s'en souvenir dans quelques années. Dommage car je suis sûr que les Anglais ont des choses plus intéressantes à nous soumettre.

 

Tracklist de The Here And Now :

01. Day In Day Out
02. Learn To Live
03. Delete, Rewind
04. BTN
05. An Open Letter To Myself
06. The Blues
07. Red Eyes
08. Stay Young Forever
09. Heartburn
10. Year In Year Out / Up And Away

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