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Arryan Path
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C H R O N I Q U EIl aura fallu attendre six ans pour qu'Arryan Path, le groupe venant de Chypre nous revienne avec un second album. On change de registre avec la pochette. Fini les temples gréco-romain, place aux pyramides, mais toujours sur fond de carte. Une invitation au voyage donc avec Terra Incognita. Le voyage à bord d'Arryan Path airline débute par un morceau qui dure près de dix minutes, Cassiopeia. Des choeurs, presque religieux, une musique solennelle, une voix lointaine un peu orientale. Puis un rythme oriental vient marteler le sol, une guitare orientale le rejoint, le dépaysement commence. Mais pas pour bien longtemps ! Le rythme accélère à deux minutes et quelques, puis on part dans du power metal aux touches orientales. L'avion a décollé et on ne se reposera qu'après les dix morceaux de l'album, le dernier étant un bonus. Petite escale avec Terre Incognita qui vous sert un cocktail tout droit venu du Moyen Orient ! Un véritable régal musical, même si le morceau traîne en longueur à cause d'un refrain peu recherché et trop répété. Petite pause avant de retrouver les instruments orientaux sur un morceau au nom évocateur Ishtar. Mais les guitares ne sont jamais bien loin et leurs soli non plus (très enjoué sur Open Season), la batterie est toujours dans le coin, et flirte avec les autres instruments, mais évoluant seuls aussi sur d'autres morceaux. Car Arryan Path n'a pas fait un album oriental, mais un album de power metal avec des éléments orientaux. Effectivement, dans le titre Minas Tirrith (évocateur lui aussi et nom de la cité blanche dans un livre écrit par un inconnu appelé Tolkien) on ne trouve rien qui fasse penser au désert ou aux oasis et sur la plupart des morceaux, c'est comme ça. Et c'est là qu'on voit que si la musique est sympathique, elle n'est tout de même pas si extraordinaire que cela. Nous sommes dans un registre purement metal, un rythme rapide, tranchant voilà ce qu'on trouve sur tout l'album. Et sur ce vol vers l'Orient, nous avons comme commandant de bord un jeune homme à la voix ordinaire, j'ai nommé Nicholas Leptos. Voix ordinaire, peut-être, mais qui va comme un gant à la musique du combo Chypriote. Parfois, il est épaulé par des choeurs masculins "guerriers" (Minas Tirrith), parfois simples et efficaces (Molon Lave). Nicholas varie entre une voix exprimant une colère et une voix plus douce, le tout étant pratiquement tout le temps dynamique. Comme souvent dans le registre, l'homme s'efforce à chanter relativement haut, on se demande parfois d'ailleurs s'il n'a pas eu du mal pour certaines notes. Et puis, pour permettre aux voyageurs de changer un peu de registre, il peut, pendant un court laps de temps parler avec une voix légèrement cassée, loin de sa voix chantée donc. Un petit effet de style qui n'est pas pour déplaire ! La piste d'atterrissage est sous nos pieds, on quitte l'avion, n'ayant qu'une envie, reprendre l'Arryan Path airline et repartir vers ces terres inconnues qu'est Terra Incognita. Parce que même si l'album a parfois des longueurs et qu'il n'est pas, dans ses parties metal, si original, on a bien aimé le voyage qu'il nous a fait faire ! |
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