ASHENT

Artiste/Groupe

Ashent

Album

Flaws of elation

Date de sortie

2006

Style

Métal Progressif

Chroniqueurs

Ralph888, Florent P, Didier

Note Ralph

12/20

Note Florent P

14/20

Note Didier

16/20

Site Officiel

http://www.ashent.net

C H R O N I Q U E Ralph888

ASHENT est un groupe se réclamant de la mouvance "métal progressif", fondé en 2002. C'est un groupe italien, composé de 6 membres : chant, basse, batterie, synthé et 2 guitaristes. "Flaws of elation" constitue leur premier album, et nous livre 10 morceaux.

Rien à dire au niveau technique, tout est bien maîtrisé, le son est bon, le chant également. Les gammes montent et descendent à cent à l'heure, ils assurent, c'est certain ! En revanche, on reste un peu sur sa faim, car l'album n'est guère passionnant. Quelques titres sortent un peu du lot, mais ne possèdent rien de vraiment marquant. Globalement, les morceaux manquent de mélodie, ça manque d'accroche.

Pour rentrer de façon un peu plus détaillée dans cet album, qui ne dure par ailleurs que 44 minutes, je le décrirai ainsi : Les 5 premiers titres sont à mettre à la poubelle, sans autre forme de procès. Sans intérêt, déjà entendus en largement mieux, sans rien d'intéressant, voire pénible.

La piste 6 "Silent remedy" commence à devenir intéressante avec une partie chant et mélodie assez bien sentie. La piste 7 "Anaemic ardency" est plutôt pénible pour sa première moitié, mais la seconde moitié est enfin du métal progressif. Un petit solo avec pas mal de nappes de synthé, et qui sonne assez bien.

La piste 8 "Persistence of frailty" est de loin la plus intéressante de l'album : une partie chant qui sonne très bien, une mélodie, une partie instrumentale composée d'un solo très "progressif" qui se construit avec pas mal de riff saturés.

La piste 9 "A puzzled sentiment" est un vrai morceau de métal progressif, une longue partie instrumentale, pas mal de synthé et une guitare omniprésente, avec beaucoup de sons saturés, le tout mélangé avec une seconde guitare en superposition, assez discrète, mais qui vient apporter une touche très intéressante. Un très bon morceau.

L'envolée s'arrête là, car la piste 10 nous ramène au niveau de la première moitié de l'album : une sorte de métal entre hard et très hard, sans intérêt, sans originalité, sans âme. La parenthèse du "bon" est donc fermée violemment et de façon décevante par cet ultime titre dont les 4 premières minutes (de souffrance) se terminent par 1 minute d'arpèges sans intérêt mais finalement bien sentie car très reposante tellement les 4 premières minutes ont été pénibles, d'autant qu'elles nous rappellent les 5 premiers titres...

Au final, c'est un album globalement moyen. S'il s'écoute facilement, la première moitié est carrément catastrophique tellement elle est peu intéressante. La seconde moitié vient sauver du naufrage cet album. Quatre pistes assez heureuses et qui valent la peine d'être écoutées, voilà qui peut résumer cet album. Alors je mettrai un 12/20 car pour moi, si le niveau technique est très bon, l'album est trop inégal. Certains titres sont vraiment bâclés et gâchent l'intérêt qu'on peut porter aux autres. C'est dommage.

C H R O N I Q U E Florent P

"Flaws of Elation" est sorti à l'origine en 2006. C'est le deuxième album de cette formation Italienne avec un chanteur Américain.

Après une démo en 2003, Ashent est passé à la vitesse supérieure et nous propose donc un bon cd de metal prog technique et mélodique.

Des titres comme "Fallen angel" ou "Silent remedy" montrent toutes les facettes du groupe et du metal prog actuel ; les musiciens ont une technique instrumentalle certaine,la production suit, malgré une batterie qui semble parfois en retrait et le son est calqué sur les canons du genre.

Pas novateur à la base, Ashent suit les traces d'un Dream Theater ou des groupes scandinaves de prog mais le fait bien. Le groupe essaye tout de même de se démarquer en incorporant quelques grunt de death - metal comme sur "Anaemic ardency".

On ne note pas de titres faibles sur cet album et la complexité des titres offre une excellente durée de vie.

Bref, les amateurs du style ne seront pas déçus par cette sortie intéressante et Ashent pourrait dans un proche avenir être le fer de lance du metal prog de l'Europe du Sud.

C H R O N I Q U E Didier

Ashent est un groupe Italien (de Venise plus précisément), qui à sortit un premier album, Flaws of Elation, en 2006. Ce dernier nous est transmit pour chronique aujourd'hui en préparation, je présume, de la sortie imminente de leur second opus.Et pour tout vous dire, c'est plutôt une bonne chose, car ce premier album, relativement passé inaperçu est une excellente pièce de métal progressif.

Avant de nous y plonger, revenons un peu sur le groupe, qui fut formé en 2001 par les 2 frères Flalanga (Gianpaolo et Onofrio), respectivement à la basse et à la guitare. Le combo se renforce ensuite avec le chanteur américain Steve Braun, Davide Buso a la batterie, Cristiano Bergamo à la guitare et Paolo Torresani aux claviers.

Comme je le laissais présager en introduction, tout est bon dans cet album : la production, les compos, le chant, les breaks et le talent des musiciens, notamment le batteur. Après une intro de 30s, aussi space qu'inutile, on enchaine sur le premier vrai morceau, Mhysteric, qui donne vraiment le ton de l'album. Grosse rythmiques, voix puissante assez haute, choeurs gutturaux, excellent solo de guitare et batterie exceptionnelle (Portnoyienne dirais-je presque) le tout servit par un bon refrain accrocheur. Le morceau suivant, Awakened's Transition, au rythme speedé, nous dévoile un thème de guitare sympatoche, et des gros changements de rythmes menés de mains de maitre par un batteur au dessus de la norme. Le Fallen Angel, qui suit est aussi de très bon augure, entre Angra et Queensryche, pour un morceau au tempo plus lent mais bien rythmé. La suite est plus speed avec Illusory, et son refrain un peu plus commercial. Le morceau suivant, Silent Remedy, est très représentatif du talent du groupe. Intro coolos, à la guitare acoustique, puis décollage, changement de rythme, parties syncopées, solo de claviers, grosses rythmiques et gros choeurs gutturaux. Bien bon tout ca. On poursuit sur la même veine avec un Anaemic Ardency (ne me demandez pas ce que ca veut dire, ca a l'air très sérieux), et sa guitare rythmique lourde. Vient ensuite le Persistence of Frailty, à la superbe intro de piano, globalement plus calme, il permet d'écouter un très bon solo de guitare, très inspiré et de multiples changements d'ambiance. On attaque ensuite A Puzzled Sentiment, un instrumental somptueux, mené par un duo claviers/guitares rythmiques. On y trouve un excellent break de piano et une batterie toujours très recherchée. On clôture cet album avec un Eden, fort puissant et rapide.

Au final un grand moment de bonheur que l'écoute de cet album. Le métal progressif italien se porte a merveille, jetez un oeil à la chronique de Drivhell si vous ne me croyez pas. En attendant, je recommande cet album, en attendant la sortie du nouvel album.

Arrivederci !