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ATREYU
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C H R O N I Q U EAlors pour ceux qui ne connaitraient pas ce groupe, Atreyu est une formation californienne qui évolue dans le metalcore ou le emocore, selon l'appréciation de chacun. Ou commence l'un, ou s'arrête l'autre, en réalité on s'en fout un peu. Nous résumerons bien la situation en disant qu'Atreyu est un groupe qui, jusqu'ici, avait su se démarquer, et même se faire remarquer : Atreyu fait partie de l'écurie Roadrunner ! Aaah... Roadrunner, ça me rappelle une grande époque remplie de pures bombes made in Fear Factory, Machine Head et autres Sepultura. Du metal, du lourd, pas de la musique de lopette... Cette belle époque ! Atreyu nous propose donc un nouvel album, "Lead Sails paper Anchor". Et force est de constater qu'il contraste avec ses prédecesseurs. Pour commencer, au niveau du chant : ici, le chant clair trône en roi. Et il faut bien reconnaitre que les progrès sont vraiment remarquables. Du coup, je ne sais pas si le changement d'orientation du groupe est dû à ces nouvelles vocalises ou à une réelle envie de se démarquer des autres groupes étiquetés "metalcore". Car voilà la grosse différence avec les albums précédents : Lead Sails paper Anchor n'est plus du tout ancré dans le style metalcore. Voir même metal. Ne vous laissez pas tromper par les deux premiers titres de l'album. S'ils proposent un metalcore des plus convenus, voir sans subtilité, même s'il faut leur reconnaitre une certaine musicalité, le reste des titres s'enfonce dans une sorte néo-metal que l'on espérait presque disparu, teinté à l'occasion de punk. J'ai l'impression de me répéter par rapport à une chronique précédente, mais je sens une fois de plus planer l'ombre de MTV au dessus de ce groupe... A moins que le metal américain soit en train de se ramolir, ce que je me refuse de croire ! Bon, je flingue un peu vite un album qui ne manque pas de charme, mais malheureusement pas de facilité de plus. Comprenez : on nage en plein "easy listening". Les titres accrochent dès la première écoute, mais du coup je tremble pour la durée de vie de cet album auprès de vos petites oreilles de metalleux. Bon, je pose un genoux à terre, sur un titre : "When Two Are One". Certes, on nage toujours en pleine facilité, mais je dois bien avouer que ce titre là me fait vraiment tripper. On y trouve ce petit je ne sais quoi d'émotion qui vous scotche, et vous hérisserait presque le poil. Et en fait on se rend vite compte que ce titre résume à lui seul ce qui manque à cet album : des tripes. Un feeling. Une âme. ce petit truc qui nous donnerait envie de nous jeter contre les murs à l'écoute de l'album. Franchement, c'est plus qu'audible, mais à quoi bon tout ça : on a déjà entendu ça des dizaines de fois. Un album pour un titre... personnellement je reste sur ma faim. En réalité, je ne peux pas vraiment déconseiller l'album. Cela s'écoute facilement, presque agréablement. Mais fans de metal dans le pur sens du terme, passez votre chemin : vous allez vous ennuyer ferme. Je fais volontairement l'impasse sur le côté production de l'album : on est chez Roadrunner. Mais aujourd'hui cela ne suffit plus pour produire du bon metal. Ca passe peut-être à la télé, mais franchement je ne pense pas que ça laissera plus de trace qu'une Britney dans les mémoires d'un chevelu... | ||||||||||||||