Atrocity

Artiste/Groupe

Atrocity

CD

Okkult

Date de sortie

Avril 2013

Label

Napalm Records

Style

Dark Death symphonique

Chroniqueur

Orion

Note Orion

15/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

C H R O N I Q U E

Atrocity est un groupe difficile à suivre. Death Metal à ses débuts, Gothique, reprises pop, trucs chelous... le groupe a suivi pas mal de pistes avec pas toujours une très grande réussite.
Pas mal en retrait depuis 2004 et la sortie d'Atlantis puisque la plupart des membres du groupe se sont consacrés au projet de Liv Kristine, Leaves Eyes (son hurleur de mari et leader d'Atrocity, Alexander Krull, en tête). Le groupe, pendant cette période, n'a sorti qu'un seul album, After The Storm (2010) encore très différent du reste puisque très orienté folk et assez peu metal finalement. Encore une surprise de taille pour les fans du groupe. Mais d’ailleurs, existe-t-il de vrais fans d’Atrocity, qui ont réussi à suivre le groupe dans tous ses délires depuis ses débuts ? Je me le demande…

Le dernier album de Leaves Eyes a très peu laissé de place à Alex (on l'entend sur un seul titre) et cela lui a peut-être donné envie de ressusciter le côté le plus sauvage d’Atrocity. Oui, ce nouvel album d'Atrocity (avec sa pochette bien moche mais Atrocity a rarement fait preuve de bon goût) est un retour au Death Metal. Mais attention, comme Atrocity ne propose jamais deux fois le même album (sauf pour le coup des reprises pop des années 80 et , il n'aurait pas dû), son Death est aujourd'hui très symphonique, plus qu’il ne l’a jamais été.
Du Death symphonique. Il n’en fallait pas plus pour que je jette une oreille curieuse sur ce nouvel album des Allemands.

Et pour ce qui est de l’orchestration, il n’y a pas tromperie sur la marchandise. Le premier morceau, Pandaemonium s’ouvre sur un longue intro orchestrale avec même quelques chœurs féminins. Mais quand le morceau commence vraiment, on s’aperçoit vite que le groupe est revenu à du brut de décoffrage. Une rythmique Death bien méchante se greffe sur les orchestrations et les chœurs. Le son des grattes est bien gras. Ce premier titre est un grand moment et même une belle surprise. Le groupe reprend où il s’était arrêté avec le sympathique Atlantis. Mais en carrément plus brutal. D’ailleurs, contrairement à Atlantis, aucune trace du chant clair de la part de Alex Krull sur cet album, les allergiques peuvent être rassurés.
Death By Metal, le second morceau, met les orchestrations de côté. C’est rapide, c’est violent, c’est du Atrocity comme on ne l’avait pas entendu depuis… quand déjà ? La structure du morceau fait penser à du Black Metal, seule la voix de Krull reste ancrée dans le Death.
Les grosses orchestrations sont de retour sur March Of The Undying mais comme pour Pandaemonium, le titre reste bien méchant. Atrocity a en fait disséminé les morceaux les plus symphoniques tout au long de son album. Les autres morceaux conçus dans le même esprit, avec orchestrations et chœurs imposants sont, outre ces deux titres, Necromancy Divine et La Voisine qui, malgré son titre, n’est pas chanté en français. Ces orchestrations, on les doit au Lingua Mortis Orchestra conduit par Victor Smolski, que les fans de Rage connaissent bien. Donc, de ce côté-là, c’est du solide.
Haunted By Demons, Murder Blood Assassination ou Beyond Perpetual Ice sont de facture plus classiques avec bien moins d’orchestrations. Le rythme est moins death également.
Mais comme à son habitude, Atrocity aime brouiller les pistes. Satans Braut, avec son rythme martial et son chant en allemand sur fond d’orchestrations un brin orientales, nous renvoie au style des reprises pop dancefloor que le groupe avait faites (on pense à Der Mussolini en tête). Le morceau suivant, Todesstimmen, un instrumental symphonico-tribal, est encore plus déroutant. Sur ce milieu d'album, le groupe explore de nombreuses pistes. Et les surprises ne sont pas terminées avec Masaya, qui signe un retour sur du brutal avec un titre très orienté Black Metal (on pense un peu à du Cradle Of Filth mais sans le chant criard de Dani Filth). Enfin, When Empires Fall To Dust fait très gothique avec son riff mélodique répétitif et ses chœurs énormes. 

On a l’impression à l’écoute de cet album que groupe a, pour une fois, réussi la symbiose de ses différentes influences sans en faire trop.
Okkult compile donc quasiment tout ce que Atrocity a touché sur ses albums précédents (exception faite du passage folk de After The Storm) et il est certainement le meilleur album du groupe depuis bien longtemps. Depuis toujours ? Pour moi oui, mais ceci est tellement subjectif…
En tout cas, c’est une bonne nouvelle puisque ce Okkult serait le premier volet d’une trilogie. A suivre donc, avec grand intérêt.

 

Tracklist de Okkult :

01. Pandæmonium
02. Death By Metal
03. March Of The Undying
04. Haunted By Demons
05. Murder Blood Assassination
06. Necromancy Divine
07. Satans Braut
08. Todesstimmen
09. Masaya (Boca Del Infierno)
10. When Empires Fall To Dust
11. Beyond Perpetual Ice
12. La Voisine

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