C H R O N I Q U E
Voilà l'album idéal pour faire une bonne blague à vos copains (metalleux, évidemment). Vous mettez le CD en cachette, vous sélectionnez la piste trois, vous appuyez sur play, vous leur laissez quelques secondes pour comprendre ce qui se passe (et observez bien leurs visages surtout, c'est là que c'est le plus drôle) et il y en a forcément un qui va vous demandez si c'est un inédit d'Iron Maiden (grande période, hein, pas le Maiden actuel). Là, évidemment, vous répondez oui, vous les laissez discuter entre eux (incroyable ! - c'est quoi le titre ? - jamais entendu parler…) et vous sélectionnez la piste deux. Et là, vous leur balancez l’info qui assomme : que c'est le seul titre de Maiden où l'on peut entendre Paul Di'Anno et Bruce Dickinson en duo. Grosse poilade assurée !
Bon, assez rigolé, il ne s'agit bien sûr pas d'Iron Maiden mais d'un groupe portugais du nom de Attick Demons. Par contre, sur le deuxième morceau, c'est bien Paul Di'Anno que l'on entend en compagnie du chanteur du groupe, Artur Almeida, un véritable clone de Dickinson. Comme quoi, ils ont vraiment cherché le bâton pour se faire battre... Si vocalement la ressemblance avec Maiden est plus qu’évidente, musicalement, ce n'est pas un copié-collé quand même. Des morceaux s’éloignent un peu de cette influence envahissante comme The Flame of Eternal Knowledge, Meeting the Queen ou Back in Time, le premier titre. Sacrifice, avec ses gros chœurs en intro, montre aussi cette volonté de ne pas proposer la même chose que le célèbre groupe anglais même si, sur ce morceau, on retombe assez vite dans ce que Maiden pourrait écrire (enfin plutôt, aurait pu écrire il y a quelques années) surtout au niveau des chorus de guitares. Enfin, Meeting the Queen voit un duo Dickins… euh pardon, Artur Almeida et une voix féminine sur une ballade bien Heavy. Le morceau le plus original du lot. Maintenant, il reste des titres tout de même très marqués comme cette fameuse troisième piste (City of Golden Gates) ou encore les galopades caractéristiques des guitares sur Riding the Storm. La référence étant bien sûr des albums comme Piece of Mind ou The Number of the Beast, pas A Matter of Life and Death ou The Final Frontier... Les morceaux sont Heavy bien comme il faut et suffisamment inspirés pour retenir l'attention. Et puis évidemment, malheureusement (ou pas, c’est vous qui voyez), la voix d’Almeida nous ramène forcément à la vierge de fer. Cette voix, c’est quelque chose quand même… Dans la série Friends, Joey nous avait inventé le jumeau de main ; Artur, lui, vient d’inventer le jumeau de voix. Ce titre en compagnie de Di’Anno, c’est bluffant. Au passage, on note un second invité de marque sur ce morceau. Il s’agit de Ross the Boss (ex-Manowar) qui est venu poser un solo.
En conclusion, pas de quoi sauter au plafond, vous l’aurez compris, et pour l’originalité, ce n’est pas l’album idéal. Mais vous trouverez avec Atlantis un bon album de Heavy à la sauce 80’s (ce n’est que le premier album du groupe) et puis, je vous le répète, pour animer une soirée entre potes hardos, c’est l’album qu’il vous faut.
Tracklist de Atlantis :
01. Back in Time 02. Atlantis 03. City of Golden Gates 04. The Flame of Eternal Knowledge 05. Riding the Storm 06. Sacrifice 07. Meeting the Queen 08. In Memoriam 09. Listen to the Fool
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