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AURA
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C H R O N I Q U EM'AURA, m'AURA pas ? Le jeu de mots est facile, j'en conviens mais néanmoins révélateur de l'état d'esprit dans lequel je bascule après chaque nouvel écoute de cet album de prog Italien... Pourtant je m'arme de l'once de patience nécessaire à l'assimilation de ce type de musique. Autrement dit, j'ai fait l'effort (surhumain) de ne pas me prononcer avant une bonne dizaine de tests : les mélodies doivent faire leur chemin dans mon inconscient devenu un peu hermétique à ce qui ne pulse pas un minimum... Je dois concéder toutefois que le quatuor d'Aura ne manque pas de talent, reste à savoir s'il est au service de compos dignes de ce nom. Les morceaux sont longs tant au chrono qu'au ressenti de l'auditeur ; et aux claviers, Francesco Di Verniere a tendance à rallonger la sauce à l'excès : il ne se passe pas une plage sans qu'il nous gratifie d'un solo de synthé pas toujours à propos, c'est d'autant plus dommage que ses interventions au piano s'avèrent pertinentes ("A new life" par exemple avec une bonne basse en fond...), du coup il y a matière à regretter que sa virtuosité ne soit pas mieux utilisée... Tantôt Magellan ("At opened eyes"), tantôt Arena ("I will be there for you") : Aura revendique assurément une appartenance au courant progressif. Giovanni Trotta possède la voix qui convient pour instaurer des ambiances chaudes et propices à l'impro de ses petits camarades mais c'est trop souvent le clavier qui s'y colle au grand desespoir des fans de guitare dont je suis... Restent quelques bons moments de feeling noyés dans une soupe plus ou moins indigeste ! Je sauverais du naufrage le second volet du "A different view..." : 9'40 de prog pur jus certes daté mais maîtrisé car chacun s'y investit individuellement pour le rendu collectif ce qui ne parait pas être toujours le cas... M'AURA pas eu donc... | ||||||||||||||