C H R O N I Q U E
Ne tergiversons pas des heures sur cet album distribué par Frontiers : la question n'étant pas tant de savoir si c'est bon, mais plutôt si l'AOR vous fait monter au plafond... Car dès les premières mesures de ce "New generation", si vous appréciez Toto ou Journey, vous serez en terrain connu : une voix suave à la Steve Perry ou Jeff scott Soto, des soli de guitare disséminés ici ou là et surtout, LA rythmique typiquement FM ! Le plus surprenant tient au fait qu'Auras vienne du Brésil : l'impopularité du style n' a toutefois pas détourné Gui Oliver (chanteur) et Ferpa Lacerda (guitare) de réaliser leur projet et les lascars y ont mis le prix : Dennis Ward aux manettes (Pink Cream 69, Plâce Vendôme...), Edu Sallum (batteur de jazz renommé) aux fûts garantissent une indéniable qualité de rendu... Ajoutez à ces éléments positifs, leur aptitude évidente à pondre de superbes mélodies (deux titres chocs : "Reach out" et surtout "Hungry hearts", sauront assurément vous caresser dans le sens du poil...) et une éxécution sans faille et vous obtenez un produit taillé pour le succès...auprès des adeptes du hard sirupeux ! Car moi qui me régalais avec les premiers albums de Journey, Boston ou Kansas dans les années 70 (!), ai fini par ne plus trouver mon compte ensuite quand le soft-rock tel qu'on qualifiait ce qui allait devenir le hard FM, s'est embourbé dans la redondance et le cliché... Alors, oui Auras pratique un rock de qualité mais non Auras ne peut convaincre un métalleux avide de sensations fortes : il manque de la puissance et de l'ingéniosité ! Reste donc à vous déterminer face à l'alternative suivante : vous souhaitez que la musique vous transporte ou vous euphorise quand vous l'écoutez en fond sonore, Auras est fait pour vous...Vous trouvez au travers de vos choix musicaux une identité, un mode de vie, Auras ne vous apportera pas grand chose !
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