Black Sheep Wall

Artiste/Groupe

Black Sheep Wall

CD

No Matter Where It Ends

Date de sortie

Mars 2012

Label

Season Of Mist

Style

Sludge/Doom

Chroniqueur

Scum

Note Scum

11/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Comment supporter ça pendant neuf morceaux de suite ? Comment trouver la force d'endurer cette torture pendant une heure ? Déjà que le premier album du groupe, I Am God Songs paru en 2008, était un sacré parpaing, mais là c'est plus du parpaing c'est de l'enclume. Explications.
Black Sheep Wall (le mur du mouton noir... pas de commentaires sur ce pauvre mouton), c'est du Neurosis qui a oublié de respirer, qui est donc devenu tout bleu (ou noir ici) et s'est asphyxié. Rien de plus, rien de moins. Des riffs lunaires, il y en a. Un chant à... bah, à la Neurosis quoi... il y en a. Une batterie décharnée ? Evidemment. Une ambiance moite et crade ? Mouais, faut voir. Si Black Sheep Wall parvient de temps en temps à créer une vraie atmosphère (la seconde moitié d'Agnostic Demon),il faut avouer que ça ne dure pas.

Le problème, c'est l'orientation choisie par le groupe. Parce que le sludge/doom, on accroche, pas de souci. Mais le sludge/doom un-morceau-sympa-répété-dix-fois-pour-t'écraser-la-tronche, étrangement ça passe beaucoup moins bien. Bible de la linéarité et du copié/collé, enclume insurpassable de lourdeur nauséabonde, No Matter Where It Ends est en fait la parfaite suite au premier essai. La violence en moins. Non franchement, on se doute que ce truc-là va devenir une référence pour un courant de feignasses, mais par pitié pas la peine de répéter le même disque à l'envie, un seul suffit. Un morceau justement pris à part dans ce fatras vous fera un bon moment de metal qui tâche, vous marquera agréablement et suscitera un intérêt non feint pour l'auteur de ce truc énorme. Mais lorsque vous découvrirez que le groupe ne sait faire que ça.... On est à la limite du foutage de gueule, là quand même.

Alors pour les fans tordus de trucs mauvais genre à la mode ou en passe de le devenir, fonçez. Les autres chercheront encore comment on a pu reprocher au drone de tourner en rond en comparaison à cette offrande au dieu ennui. Indigeste.


Tracklist de No Matter Where It Ends :


01. Agnostic Demon
02. Liminality
03. Vitruvian God
04. Black Church
05. Torrential
06. Ambiant Ambitions
07. Cognitive Dissonance
08. Personal Prophet
09. Flesh Tomb

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