BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Retour du combo américain en cette année 2026 qui tombe comme un anniversaire marquant pour eux puisque ça fait vingt piges que le groupe existe, et, en guise de cerise sur le gâteau d’anniversaire, ils se sont offerts la Mainstage du Hellfest 2026, et sur un créneau assez flatteur. Et pourtant ce n’était pas gagné au départ pour eux. Le groupe a commencé sa carrière comme un ersatz de Motley Crue, ou plutôt une sorte de mix entre Kiss et Motley Crue pour être plus précis. Déguisés et maquillés, ils nous balançaient un glam metal-emo-US, téléphoné comme il faut, et donc, on est souvent passé à côté dans nos augustes pages. Le groupe ne faisait qu’à peine lever un sourcil à nos chroniqueurs du moment. Vingt ans plus tard, je découvre ce groupe (moi aussi je passais poliment mon chemin à leur évocation) et surtout une maturité qui fait tout le sel de ce qu’ils proposent en 2026. Mais avant de plonger dans Vindicate, le huitième album du groupe, présentations : Après un premier line up en 2006, le groupe s’est transformé en 2009 en ne conservant qu’Andy Biersack au chant, tous les autres membres ont été modifiés. Depuis on retrouve Jack Pitts à la guitare, Jinxx à la guitare et aux violons (si, si), Christian Coma à la batterie, et Lonny Eagleton à la basse. C’est donc ce line up qui compose Black Veil Brides depuis 2011 et n’a pas bougé depuis, ce qui se ressent dans la maturité de la musique qu’il propose.
Avec Vindicate, le groupe a quitté l’univers glam des débuts pour se tourner vers un metalcore efficace, tendance emo, forcément on ne se libère jamais vraiment de ses démons, dont certains titres sortent carrément du lot. Après une intro, la première partie débute par le titre éponyme, dont la batterie monstrueuse plante le décor en moins d’une minute. Les mecs ne sont pas venus pour enfiler des perles mais pour nous foutre des trempes bien salées. Et pourtant le refrain est très mélodique et l’ensemble une belle réussite.
On continue sur Certainty avec un chant hurlé et lourd, tout comme les riffs, contrebalancé par des moments plus cool dans un style alternatif, signature du style du groupe. Avec Bleeders on trouve moins d’éléments bourrins, type grosse frappe ou beuglantes à tout va. Et pourtant au final c’est un titre d’une rare efficacité qui n’est pas sans rappeler Falling In Reverse sur la première partie. Après ça envoie les parpaings…Première prière pour poursuivre avec Hallelujah, ou plutôt non, on est loin du prêche, ou alors faite par un curé fâché qui s’en prend à nos oreilles pour se venger. Le groupe poursuit son œuvre et pour le moment on passe de bons moments en leur présence. Ça enchaine sur Cut qui marque le pas, le duo avec Lilith Czar est sympa, mais le titre fait trop polissé. Fin de cette première partie avec Alive, bien dans les clous de Black Veil Brides, mais on commence à sentir ce sentiment de « déjà entendu », et la présence des « who-ho » commence à agacer un peu (et pourtant je suis patient), ça commence à tourner un peu en rond.
Après un interlude, la seconde partie débute en trombe sur Revenger qui montre les crocs car tout est hurlé, malgré les « who-ho » du refrain, toujours tapis dans l’ombre. L’intro et la première partie sont géniales, mais le groupe n’a pas osé aller plus loin dans ce titre, et les passages plus rock font retomber un peu le soufflé, dommage. Ça enchaine sur Sorrow, un modèle de genre alternatif : un refrain à tomber, des riffs et un chant clair, tout fonctionne pour l’un des hits de cet album.
Après un autre interlude, Black Veil Brides enchaine la dernière partie de Vindicate par Ave Maria, ou là-aussi on est loin de la prière, ou alors elle invoque les flammes de l’enfer puisque le groupe envoie le gros son, notamment par un jeu de guitare qui tabasse sévère. Le combo conclut sur Woe And Pain, bourré de « who-ho », c’est trop, l’auditeur est gavé, surtout que ce morceau n’apporte rien de nouveau, malgré une belle frappe.
Avec Vindicate, Black Veil Brides propose un très bon album, un son mature et un groupe qui a trouvé son son et sa signature. Malgré de très bonnes choses, on sent vite que le groupe tourne un peu en rond et manque de variété dans ses propositions. C’est dommage car Vindicate aurait sans doute eu un coup de cœur sans ce petit caillou dans la grolle.