Je ne cesse de répéter le caractère étonnamment productif de la scène Black Metal lusitanienne. Ce n’est pas faute de vous balancer des chroniques par cageots entiers, à la fois pour des groupes assez modernes comme beaucoup plus Raw. On l’a vu avec Ordem Satânica très récemment, c’est au tour de Candelabrum de nous le démontrer.
Deux pistes mais plus de trente-trois minutes de musique, voilà comment les Portugais posent les bases de leur premier album au titre old school, le bien nommé Necrotelepathy. Tout y est en effet : nécrotique, mortuaire et profondément angoissant.
La voix qui porte ce premier album est pire que la mort, à la fois criarde et saturée. Le style vocal est d’ailleurs assez proche de celui du DSBM, du Nattramn en moins aigu, donc potentiellement rebutant pour le premier quidam venu, mais ô combien jouissif si l’on se permet de dépasser les clichés attendus.

Le propre du Raw – et ça aussi je ne cesse de le répéter – ce n’est pas tellement une mauvaise production en soi mais plutôt une ambiance, une atmosphère que permet d'instaurer, il est vrai, une production de faible qualité. Mais l’important est bien l’ambiance, ce qui est le cas chez Candelabrum.
Ambiance funéraire au possible, comme le titre de l’opus le laisse d’ailleurs supposer. Necrotelepathy, ou le contact musical direct avec la Mort elle-même. Ecoutez-moi ces compositions : des guitares aiguës, une batterie linéaire, un son proche de celui de la cloche en toile de fond, accompagnés de synthés type violon old-school. Franchement, il y a de quoi faire frémir un cadavre !
Candelabrum démontre une nouvelle fois que le Portugal est incontestablement à la pointe du Raw Black Metal actuel. A posséder pour les fans du genre, et c’est chez Altare Productions que ça se passe !
Tracklist de Necrotelepathy :
01. Necrotelepathy Part I - Distant Voices In The Darkest Night 02. Necrotelepathy Part II - Prayers For The Damnation Of Man
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