Pour ceux qui seraient passés à côté de Closet Witch, ce quartet de l’Iowa, se structure autour de l’usine à énergie qu’est Mollie Piatetsky un p’ti bout de jeune fille qui hurle à s’en décrocher la plèvre sur des textes aussi engagés que enragés. La section instrumentale qui met cette folie en musique se compose de Alex Crist à la guitare, de Cory Peak à la basse et de Royce Kurth à la batterie.
Le groupe officie souvent dans un format court d’EP ou Split et ne possède qu’un album éponyme et une pléiade de divers formats cités précédemment. Chiaroscuro ne déroge pas à la règle car même si à la lumière de la tracklist, on peut penser à un LP, non, l’ensemble fait une grosse vingtaine de minutes dont dix après l’outro, bref deux EP dans un même EP...
Vous l’aurez compris, ici on ne prend pas le temps de développer le propos, on y va ! Après une lugubre intro, c’est une véritable déferlante de haine et de violence qui nous submerge. La musique oscille entre Grind et Power-violence et l’attitude est manifestement Punk. Les bons ingrédients pour obtenir des titres courts (la moyenne est autour de la minute), d’une rage inouïe, et qui démontent tout sur leur passage. On ne virevolte pas sur les gammes chez Closet Witch, on les brûle. Mollie est totalement possédée et motivée par ses rages internes, elle sait exprimer en tout franchise et folie, les sujets qui la révoltent. Dans l’attitude et dans son approche musicale, j’ai l’impression de retrouver un Converge première époque car comme eux, Closet Witch est une réponse ultra-violente à une société qui l’est tout autant.
Il existe bien quelques exceptions avec un You, Me And My Venus In Decay, qui est presque un titre de Dream Theater pour le groupe vu sa durée de deux minutes, qui laissent de quoi développer un peu plus d’ambiance. Il existe aussi cette habitude issue de la culture hardcore puisque pas mal de copains sont venus accompagner la belle, on retrouve ainsi Dan Lee de Wanderer, qui contraste bien avec la frontwoman. D’autres invités sont là également comme Frankie Furillo de The Central sur And Releasing et également Dylan Walker de Full Of Hell sur My Words Are Sacred. Dans ce déluge de violence et de décibels, il n’est pas désagréable de trouver un peu de variable grâce à ces featurings.
Closet Witch propose un album défouloir, qui est idéal après une journée de boulot qui a été bien trop longue. Il n’apporte pas forcément un net plus au genre, mais possède bien des atouts pour en être un digne représentant.
Tracklist de Chiaroscuro:
01. Intro 02. Constantly Problematic 03. Haunting 04. And Releasing 05. My Words Are Sacred 06. Infinite Imbalance 07. You, Me and My Venus In Decay 08. Outro 09. Arlington Cemetery 10. Well Fed Machine 11. We Met On The Park Boundary Trail 12. Funeral Flowers 13. To The Cauldron