C H R O N I Q U E
Qui c’est ça, Crazy Lixx ? Un combo suédois qui nous offre cette année son troisième album. Pour savoir quel style musical jouent ces garçons, regardons un peu les noms des musiciens (si, si, parfois, c’est assez parlant) : Danny Rexon, Andy Dawson, Edd Liam... pas très scandinave tout ça. Ca sonne plutôt bien américain. Et donc, conclusion : ils jouent sûrement du Hard typé US. On met l’album et la confirmation ne tarde pas à venir. La voix tout d’abord : voilà un chanteur qui me rappelle fortement Joe Eliott (Def Leppard). La musique ensuite : des mélodies que l'on a un peu l'impression d'avoir déjà entendu (le titre Fire It Up ressemble à du Kiss époque Animalize - Crazy Nights). Voilà qui catégorise le combo suédois. Il paraît qu’ils jouent du "Sleaze Rock". Ouais, pourquoi pas, c’est vrai qu’il n'y a pas encore assez d'étiquettes pour noyer l'auditeur, autant en rajouter quelques unes... Non, plus sérieusement, Warrant, Ratt, Def Leppard, Kiss... voilà le créneau de Crazy Lixx. Si ça vous parle, vous pouvez lire la suite. Sinon, vous pouvez vous arrêter là, je ne vous en voudrai pas.
Riot Avenue est sans doute l'album le plus brut du groupe. Bon, pas d'inquiétude, on reste dans le style des albums précédents mais les guitares semblent plus hargneuses, les riffs plus méchants. D'ailleurs, nous avons droit à pas mal de titres construits sur un tempo assez rapide (Whiskey Tango Foxtrot, Young Blood, In The Night, Be Gone…) Crazy Lixx a donc choisi de durcir le ton et ce n’est pas plus mal. Il a quand même fallu qu’ils collent l’inévitable (et un peu longue) ballade pour conclure l’album. A part ce dernier titre, les refrains font mouche, souvent rehaussés par des chœurs à la Def Leppard (Riot Avenue, Fire It Up, Church of Rock), groupe auquel on pense le plus (époque Pyromania - Hysteria), sûrement à cause de la voix de Danny Rexon. En tout cas, c’est entraînant et ça ne manque pas de fraîcheur. Ca groove même plutôt bien (In The Night, Sweet, Bad & Beautiful). Où est le problème me direz-vous (s’il y en a un) ? Eh bien, comme souvent dans ces cas-là, on est parfois pris d’hallucinations auditives (la pensée "mais bon sang, j’ai déjà entendu ça quelque part" revient souvent : le Fire It Up évoqué plus haut, l’intro de Downtown, le refrain de Sweet, Bad and Beautiful que l’on croirait tout droit sorti de chez Warrant). Et donc, de deux choses l’une : ou le groupe a effectivement pompé des trucs à droite et à gauche et c’est pas bien, ou alors ils ont suffisamment de talent pour nous le faire croire en composant des morceaux que ces illustres combos auraient pu écrire.
Vous l’avez compris, Crazy Lixx fait partie des groupes qui ont décidé de perpétuer la tradition. Pompage ou hommage ? Album inutile car il n’amène rien de neuf ou indispensable car tous les morceaux sont des tubes en puissance ? J’ai plutôt envie de pencher pour la seconde option tant ce groupe me semble sympathique et les compos sont finalement plutôt bien fichues, entraînantes et donnent envie d’y revenir. Si vous ne faites pas partie de ceux qui pensent que tout a déjà été dit dans ce domaine, alors ce Riot Avenue pourrait bien vous intéresser.
Tracklist de Riot Avenue :
01. Whiskey Tango Foxtrot 02. Young Blood 03. Riot Avenue 04. Fire It Up 05. Downtown 06. In The Night 07. Church Of Rock 08. Heatseeker 09. Sweet, Bad & Beautiful 10. Be Gone 11. Only The Dead Know
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