Cryonic Temple

Artiste/Groupe

Cryonic Temple

Album

Immortal

Date de sortie

Novembre 2008

Style

Power Métal

Chroniqueur

christian

Note christian

13/20

Site Officiel

C H R O N I Q U E

Vous connaissez probablement la loi du "tout ou rien", figurez-vous qu'elle doit s'appliquer au metal tant il y a au sujet de cet album de Cryonic Temple des avis "à fond pour" et des "à fond contre"...
C'est curieux car il n'y a pas de raison de s'emballer ni dans un sens, ni dans l'autre ! (mais vous n'en attendiez pas moins d'un chroniqueur aussi atypique...).
Non pas que cet "Immortal" soit insipide mais plutôt qu'il ne déclenche pas chez moi des réactions extrêmes ! En 13 ans, ces Suédois n'avaient sorti que 3 lp et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils n'étaient guère sortis de l'anonymat ! Changement de line-up ici : un nouveau batteur et un nouveau chanteur pourraient-ils relancer une carrière ?
La presse spécialisée (c'est ainsi qu'on a coutume de qualifier les multiples observateurs du monde musical en général, métal en particulier...) reprochait jusqu'à lors un excès de linéarité des compos et un défaut de mélodies. Premier constat : la double-pédale nerveuse de Hans Karlin n'a pas comme principal atout de défaire le combo de ses rythmiques prévisibles et seconde observation : la voix de Magnus Thurin (ex-Mindscape) bien que plus nuancée que celle de Johan Johansson (son prédecesseur) ne tient pas la route dans les aigus. Du coup, c'est plutôt dans la performance technique des piliers du groupe qu'il faut chercher l'évolution : les deux guitares (Leif Collin et Esa Ahonen) distilent quelques riffs puissants ("Standing tall", "Time" ou "Train of destruction") et des solis agressifs ("Fear of the rage" ou "Time" encore...). Pourtant, l'auditeur attentif ne peut s'empêcher de reconnaître les influences et de conclure à du sous-Hammerfall ("Standing tall"), du sous-Iron Maiden ("Where sadness never rests") ou du sous-Gamma Ray ("Train of destruction")...Les meilleurs morceaux : "Beg me" et "As I sleep" ne manquent pas eux non plus de faire référence aux classiques du genre mais l'interprêtation y est convaincante et efficace.
Malheureusement, "Immortal" qui ouvre l'album et "Fight to survive" expriment un souci de modernité qui passe mal de mon humble avis et les fausses notes : "Fear of the rage" et "Departure" tendent à décrédibiliser la volonté de Cryonic Temple de percer le carcan qui les bride, les réduisant à nouveau au rôle de figurant anonyme dans le monde (cruel ?) du power métal...