Crypticus

Artiste/Groupe

Crypticus

CD

The Barrens

Date de sortie

Décembre 2013

Label

Razorback Records

Style

Death Metal

Chroniqueur

Azagtoth

Note Azagtoth

14/20

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C H R O N I Q U E

Le duo américain Crypticus est emblématique du label Razorback, ce label aux sorties typées old school death metal avec un graphisme toujours très coloré et inspiré de vieilles séries B d’horreur comme les années soixante-dix et quatre-vingt en ont tant produit.

Un nouvel album de Crypticus, c’est l’assurance d’avoir sa dose de death metal à l’ancienne et authentique, sur du bon riff gras et groovy parfois à la limite du death’n’roll et agrémenté de synthés kitschs qui ont fait la renommée de Goblin notamment (connus pour la musique de films de Dario Argento comme Phenomena ou Les Frissons De L’Angoisse).

Crypticus n’a depuis le début absolument rien changé à sa formule, n’ayant pas du tout vocation à évoluer de son death metal de base.
L’inspiration des auteurs est par contre toujours au rendez-vous et on se délecte de ces quelque onze morceaux pour une grosse demi-heure de musique qui affiche ce même son gras qu’on aime tant avec la grosse voix immonde de Patrick Bruss et le matraquage intense et intensif de Brynjar Helgetun, privilégiant les mid-tempos.

N’empêche, ça a beau être basique, il faut quand même réussir à garder un auditoire en composant toujours la même chose ; et Crypticus s’en sort haut la main à chaque nouvel album, gardant cette efficacité à toute épreuve sur des full length autant que sur des minis ou des splits (en témoignent leur dernier split chez Selfmadegod avec Scaremaker et l’EP The Rites Of Infestation, qui marquait l’arrivée de Brynjar pour remplacer la boîte à rythme). Les titres s’enchaînent avec une extrême fluidité, de telle sorte qu’on a l’impression qu’il s’agit d’un seul morceau de trente-quatre minutes.

Crypticus garde aussi à l’esprit que le death metal est une musique à ambiance avant tout et n’hésite pas à insérer des samples de films pour qu’on ait immédiatement envie de se mater un bon Romero avec une bière après l’écoute du disque. Pour preuve que Bruss s'est bien abreuvé de culture pulp (ces fameux journaux bon marché américains avec des nouvelles fantastiques et de SF, dans lesquels des géants du genre ont fait leurs premiers pas), vous avez les paroles de Song Of A Mad Minstrel qui reprennent un poème de Robert E. Howard (l'auteur de Conan Le Barbare).

Voilà un peu l’esprit des deux compères, éminents acteurs de cette scène old school death underground de qualité et résistant à l’épreuve du temps. Rien de neuf, et c’est ça qui est bien.



Tracklist de The Barrens :

01. The Infected Crypts of Lieberkuhn
02  Rogues In the Haunt of Horrors
03. Late Night Horror Queen
04. Together Towards Terror
05. The Wizard Of Filth
06. Ceremonial Surgery
07. Necronom IX
08. Misanthropy Mine
09. Noble Rot
10. Grand Guignol Cabaret
11. Song Of A Mad Minstrel

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