Death Dealer

Artiste/Groupe

Death Dealer

CD

War Master

Date de sortie

Juin 2013

Label

Steel Carter Records

Style

Heavy Metal

Chroniqueur

Blaster of Muppets

Note Blaster of Muppets

15/20

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C H R O N I Q U E

Hmm... C'est l'histoire du guitariste Ross The Boss (ex-Manowar), du bassiste Mike Davis (Halford), du chanteur Sean "la nuit, je rêve que je suis Rob Halford" Peck (Cage), du batteur Rhino (ex-Manowar entre autres) et de Stu Marshall d'Empires Of Eden (guitare également) qui forment un groupe répondant au doux nom de Death Dealer. Identité du premier album ? War Master. Voilà. Si vous avez un minimum d'intuition (et avez bien fait attention aux infos distillées dans ces quelques lignes), vous avez compris que ça n'allait pas jouer de la bossa nova ! 

War Master, c'est dix chansons et cinquante minutes de pur metal sans concession. Un bouillon dans lequel se mélangent le heavy, le speed, le power (à l'américaine) et le thrash. Le tout est guerrier et servi avec une bonne dose d'agressivité. Oui, ça riff à gogo, ça shred à tous les vents, ça défonce la batterie jusqu'à plus soif, ça hurle à faire pêter les vitres de toutes les baraques sur cinq kilomètres à la ronde... ça n'est pas très subtil ou original, et ça n'est clairement pas fait pour se reposer ou méditer, non. Death Dealer est là pour maltraiter vos cervicales en vous redonnant goût au headbanging. Voilà, ce groupe n'a pas d'autre ambition et il s'acquitte de sa mission avec énergie et conviction !

Dès le début de Death Dealer, la chanson qui ouvre le bal, les choses sont claires : ça tabasse ! Rhino bat vite et fort, les guitares sont incisives, et Sean Peck n'a pas oublié de prendre sa dose de Painkiller au petit déjeuner. Les hurlements de ce dernier sont impressionnants et il peut atteindre des notes hors de portée du commun des mortels. A ce stade de l'écoute, ça n'est pas encore fatiguant. On y reviendra. Never To Kneel ralentit un peu le tempo et possède un côté Manowar plutôt efficace, notamment sur son refrain fédérateur. Warmaster reprend la recette de la première chanson en flirtant avec un speed metal explosif qui en met plein la tête alors que la quatrième piste Children Of Flames est une ballade bien heavy qui permet de souffler un peu. En fait, ce type d'alternance est observée tout au long du disque puisque l'on trouve une compo bien véloce et terrassante toutes les deux pistes. Entre deux attaques speed se glisse un morceau plus mid-tempo ou, dans le cas de Children Of Flames, une ballade. La première moitié de l'album se conclut sur Curse Of The Heretic, morceau beaucoup plus King Diamond dans l'esprit, avec notamment un passage où Sean Peck force bien l'aspect théâtral de son chant en empruntant différentes voix, comme le King. Ces cinq premières chansons forment un ensemble particulièrement dense, mais ça passe. Sauf qu'après, il faut enchaîner avec les cinq pistes suivantes... et là, c'est un peu comme si on vous proposait de passer au cassoulet après une bonne choucroute ! Heureusement que la qualité est au rendez-vous sur l'inplacable Hammer Down (compo extraite de l'album Channelling The Infinite d'Empires Of Eden, projet du guitariste Stu Marshall) qui fait penser à du Accept, ou sur la speed et très efficace The Devil's Mile, qui nous fait croire lors de son intro qu'il va s'agir d'une accalmie comme Children Of Flames, alors que pas du tout. Par contre, je dois dire qu'à partir du huitième morceau, je commence à décrocher. Non pas que Liberty Or Death soit une compo ratée, mais c'est juste que les cris suraigus de Mr. Peck commencent à me fatiguer. Les lignes de chant me parlent moins et je sens une certaine lassitude s'installer en moi. En plus, la chanson ressemble beaucoup à Never To Kneel, ce qui relativise son apport à l'album. Heads Spikes Walls me pose le même souci, voilà encore une attaque bourrine et rapide mais elle me séduit moins que Death Dealer, Warmaster, The Devils Mile... Le manque de variété dans la composition ou dans le chant plombe un peu l'écoute. Tout cela se termine plutôt bien avec Wraiths On The Wind, pas beaucoup plus originale mais bien heavy et dotée d'un riff et d'un refrain plus mémorables.

Avec War Master, Death Dealer ne se moque pas du monde et propose un album de metal qui tient globalement ses promesses et ne manquera pas d'intéresser les fans de Cage, Manowar, Judas Priest... Signes distinctifs : une grosse patate, des compos efficaces, des musiciens au taquet et un chanteur surhumain, vous l'aurez compris. Mais comme je l'ai dit plus haut, davantage de variété et de nuances auraient fait du bien à ce disque qui se révèle, à mon sens, un peu bourratif en fin de parcours. Ou peut-être que je commence juste à me faire vieux. Allez savoir...

 

Tracklist de War Master :

01. Death Dealer
02. Never To Kneel
03. Warmaster
04. Children Of Flames
05. Curse Of The Heretic
06. Hammer Down
07. The Devil's Mile
08. Liberty Or Death
09. Heads Spikes Walls
10. Wraiths On The Wind

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