Debt Of Nature

Artiste/Groupe

Debt Of Nature

CD

Crush, Kill And Burn

Date de sortie

Juillet 2010

Style

grind metal

Chroniqueur

amber_of_death

Note amber_of_death

13/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

On peut parfois se tromper dans la vie. Acheter un CD que l’on va finalement détester par exemple. Avec l’avènement d’internet et de myspace, la marge d’erreur se réduit. Mais on peut se laisser avoir par un ou deux titres accrocheurs et finalement acheter une bouse digne du salon de l’agriculture. Heureusement, certains groupes mettent un point d’honneur à ne pas tromper sur la marchandise. Et les Allemands de Debt Of Nature en font partie.

Déjà, le titre : Crush, Kill And Burn. On est loin du metal atmosphérique ou du progressif tendance free-jazz. Non, Debt Of Nature est un subtil mélange entre le death, le grind et le thrash. Quoique subtil n’est pas le terme adéquat... La bio du groupe nous indique que la musique est un mélange entre Napalm Death, Dying Fetus et Children of Bodom. Autant les deux premiers, j’entends bien mais le troisième me laisse perplexe.

Debt Of Nature sort donc son deuxième album, trois ans après Dreams Kill On Command. Pas de quartier, c’est le carnage. On nage surtout dans le grind-death pendant douze skeuds. Douze chansons en mode accélération, blast-beat, cris gutturaux. Quelques morceaux se démarquent comme Eisenfresser et son intro doom accentuant la lourdeur du groupe ou Nightmare Of The Fashion Whore, bien heavy et inspiré.

Seul point noir réel de cet album, la production est un peu sèche. Malgré le mix d’Andy Classen, la batterie manque cruellement de relief et sonne désagréablement. Hormis cela, il n’y a aucune surprise. La seule évolution réelle est l’arrivée de Masae Dausend en tant que deuxième chanteur. Ah non, on me dit dans l’oreillette que c’est une chanteuse. Comme elle crie comme un bucheron, l’erreur est humaine.

A qui s’adresse dès lors ce type d’album ? Aux amateurs de grind et de death. C’est efficace, plutôt inspiré dans le style (j’ai réussi à enchainer tout l’album, c’est plutôt bon signe). Sur la durée, ce ne sera pas un chef d’œuvre mais pour ceux qui veulent leur dose de baffes dans la gueule, vous pouvez y aller sans problème. Pour les autres qui voudraient découvrir le style, achetez les derniers Napalm Death.

 

Tracklist de Crush, Kill And Burn :

01. Intro [Debt Of Nature Reprise]
02. Masturbator Generator
03. Crush, Kill And Bunr
04. Like Breeding Rats
05. Insalata Tarantula
06. Eisenfresser
07. Why I Hate
08. Nightmare Of The Fashion Whore
09. Blackguard
10. Caterpillar Walk
11. Demise Of Dementia
12. Peeping Tom