BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
A part sur scène où ça commence à se voir -du côté de Gillan, pour être précis-, Deep Purple semble infatigable. A peine deux ans après un très sympa =1 et quasiment 60 (soixante !!!) ans après leur premier album, les revoilà avec SPLAT!, sa pochette magnifique (l’intégralité des visuels de l’album le sont) et 13 p’tits titres de rock bien troussés.
Et soyons honnêtes, il va m’être difficile d’en parler pendant des plombes. Pas parce qu’il est nul, loin de là, mais parce qu’il vous suffit en gros de relire ce que j’ai dit sur =1 et de l’appliquer à cette nouvelle galette. Le groupe a trouvé une formule, ils comptent bien l’appliquer. Les albums se suivent, se ressemblent un peu mais ne lassent pas. C’est d’ailleurs la grande force de Violet Foncé ces derniers temps : ils enchaînent mais arrivent à ne pas être nazes ou ringards. Nan, c’est fort.
Mais ouais, en gros, si vous avez aimé ce qu’ils pondent depuis Now What ?!, vous pouvez foncer les yeux fermés sur ce Splat!. Et si vous n’avez rien écouté de tout ça, vous pouvez y aller quand même. Déjà parce que la musique est bonne -bonne, bonne, boooonne- mais aussi pour ne pas manquer l’ambiance du disque. Ces mecs sont super potes, ils bossent ensemble depuis des années et ça se sent. On entend avant tout un groupe qui s’amuse, qui se fait plaisir, on les entendrait presque se marrer. Ils n’ont plus rien à prouver, ils sont là pour s’amuser et leur énergie est tellement communicative qu’on s’amuse avec eux.
Mais attention, n’allez pas croire qu’ils ont torché ça vite fait entre la poire et le dessert, en pondant un énième album de rock tellement oubliable et banal qu’on le jurerait fait par IA. Les mecs savent ce qu’ils font : ça riff -McBride a parfaitement trouvé sa place-, la section rythmique est implacable depuis des décennies, Airey est déchaîné derrière ses claviers et Gillan, s’il ne chante plus vraiment, passe les chansons à raconter des histoires en se marrant. Et au milieu de tout ça, on trouve même quelques titres vraiment intrigants. Comme le petit côté irlandais de The Sacred Land ou l’ambiance complètement barrée de Guilt Trippin’. J’aime beaucoup Only Horse in Town, aussi, qui n’aurait pas dépareillé sur le controversé mais chouette House of Blue Light.
En bref, ce Splat! montre un groupe de vieux qui en ont encore sous la pédale et qui ont encore envie de jouer longtemps. Tiens, ils ont laissé entendre qu’Ezrin les attend déjà pour enregistrer la suite. Bon, par contre, la promo qui parlait de "l’album le plus heavy du groupe depuis des années", faut qu’on m’explique. Du coup, messieurs, à l’année prochaine ? Ou dans deux ans, grand max. Quel plaisir d’avoir des dinosaures en si grande forme, bon sang !
Tracklist de SPLAT! : 01. Arrogant Boy 02. Diablo 03. The Rider 04. The Lunatic 05. The Only Horse In Town 06. Sacred Land 07. The Beating of Wings 08. Guilt Trippin’ 09. Scriblin’ Grib’rish 10. Jessica’s Bra 11. Third Call 12. My New Movie 13. Splat!