|
||||||||||||||||||
Demonic Resurrection
|
C H R O N I Q U ESi votre connaissance de la musique indienne s'arrête à Ravi Shankar et à la B.O. de Slumdog Millionaire, vous allez être surpris. Groupe formé à Mumbai, il y a dix ans, Demonic Resurrection est un pionnier du metal extrême au pays de la vache sacrée. Le combo a connu moults changements de line up et le seul membre originel est le chanteur-guitariste Sahil Makhija, alias The Demonstealer. "The Return To Darkness" est le deuxième véritable album, faisant suite à "A Darkness Descends" sorti en 2005.
Un des points forts de cet album est la diversité des ambiances : Demonic Resurrection passe du death au black symphonique, incorpore des touches thrash comme sur le début de "Bond By Blood", qui nous prend à la gorge. Les growls sont aussi très agressifs, proches de ceux de Nergal de Behemoth, et sont rendus encore plus puissants par un son massif. Les refrains, en chant clair, pourtant un exercice périlleux, sont loin d'être ridicules. Ils sont au service de la composition et ne servent pas à rameuter des fans que le seul chant extrême rebuterait. C'est d'ailleurs ce chant clair qui donne de la personnalité au groupe. On sent l’influence de Iron Maiden et d'autres groupes de heavy classique, notamment sur l’excellent "The Final Stand". Ajoutez à cela une belle pochette, dans un style apocalyptique, signée Michael ‘Xaay’ Lorac (Nile, Behemoth) et on n'est pas loin de l'album parfait.
Pas loin car quelques petits défauts se révèlent au fil des écoutes. Avec des titres aux structures complexes, tous au dessus de cinq minutes, on entend ici ou là quelques éléments qui agacent notre oreille. Sur "The Unrelenting Surge Of Vengeance", pourtant la plus courte de l'album, certains riffs sont moyens et le titre s'essouffle vite, la deuxième partie, assez convenue, faisant office de remplissage. Certaines parties sont assez indigestes, comme les riffs thrash de "Where Dreams And Darkness Unite", qui auraient été plus efficaces sans clavier. Mais globalement, les compositions sont très réussies. Les trois derniers titres, pour ne citer qu'eux, sont des petits bijoux de metal extrême progressif, et n'ont rien à envier à Opeth.
Voici donc une bien belle surprise que ce groupe venu d'Asie. Des compos soignées jouées par des musiciens efficaces, le tout servi par une bonne production, que demander de plus ? Espérons maintenant que l'on pourra apprécier tout ceci en concert car, jusqu'à aujourd'hui, seuls deux shows ont été donnés en Europe.
Tracklist de The Return To Darkness :
01. Between Infinity And Oblivion Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! |
|||||||||||||||||