Vous aimez le concept de super groupe ? Ces groupes réunissant des musiciens expérimentés venant de combos qui sont ou qui furent des grosses références dans le monde du Metal ? Alors vous allez être servis avec Devil City Angels. Après The Dead Daisies au mois de mai, voici donc venir Devil City Angels, un groupe formé l'été dernier par Tracii Guns (ex-Guns N'Roses, ex-LA Guns - guitare), Eric Brittingham (Cinderella - basse), Ricki Rockett (Poison - batterie) et Brandon Gibbs (Cheap Thrill), le moins connu de la bande (et le plus jeune) au chant. Depuis l'enregistrement du disque, c'est le non moins célèbre Rudy Sarzo (ex-Quiet Riot, ex-Ozzy Osbourne, ex-Whitesnake) qui a repris la basse. Bref, du beau monde ! Cinderella, Poison, LA Guns, Quiet Riot : ça en fait des millions d’albums vendus, ça ! Vu les antécédents des gars, on se doute qu'ils ne vont pas nous jouer du Death ou du Thrash. Non, Devil City Angels joue du bon vieux Hard Rock US comme il était à la mode dans les années 80.
 Numb, premier titre de cette galette, sonne complètement Hard Rock Californien. On illustre ainsi le vieux dicton : on n’apprend pas à des vieux singes à faire des grimaces. Ces gars-là connaissent leur métier sur le bout des doigts. Le seul pour lequel je pouvais émettre un doute, vu que je ne connaissais pas le bonhomme, était le chanteur. Eh bien, en ce qui concerne le chant, il s’intègre parfaitement dans ce moule. Sans ressembler à un chanteur de l’époque en particulier, il en a toutes les caractéristiques. Par contre, je trouve qu’il ne se démarque pas vraiment. Je veux dire par là qu’il ne possède pas quelque chose de particulier dans sa façon de chanter, comme un Brett Michaels, un Vince Neil ou un Tom Kiefer par exemple. Vous savez, le truc qui fait qu’on les reconnaît dès qu’ils commencent à chanter. Brandon, lui, a une voix un peu passe-partout, pas désagréable pour autant mais peu typée et sans trop de relief. On est donc parti pour un album de hard rock n’roll qui sent bon les années 80, début des années 90. Tiens, même la durée de l’album fait années 80 (trente-huit minutes). Et la vidéo promo du titre Boneyard aussi, avec sa nénette très légèrement vêtue qui se trémousse dans tous les sens sur la musique du combo.
Ca groove furieusement parfois (All My People, Boneyard), les solos de mister Guns ne sont pas dégueu (Numb), certains riffs non plus (Back To The Drive – probablement mon titre préféré). Ca ne ressemble ni à Poison, ni à Cinderella ni à LA Guns mais un peu à tout cela à la fois (et on peut ajouter Ratt ou même The Cult). Pas hyper original donc, mais agréable. Tout n’est cependant pas aussi convaincant. Ainsi, je trouve le titre No Angels un peu fade. En revanche, la ballade Goodbye Forever, exercice dont je suis rarement satisfait, est plutôt pas mal foutue.
Devil City Angels nous propose pour son premier essai un album agréable, pas exceptionnel mais qui fait le job. On pourra dire que c’est peu pour des gars avec un tel passif si on regarde le verre à moitié vide, ou se dire qu’on est content de revoir ces visages connus revenir avec un album sympa si on regarde le verre à moitié plein. A vous de décider où vous vous situez.
Tracklist de Devil City Angels :
01. Numb 02. All My People 03. Boneyard 04. I’m Living 05. No Angels 06. Goodbye Forever 07. Ride With Me 08. All I Need 09. Back To The Drive 10. Bad Decisions
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