BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Retour studio d’un groupe très apprécié avec Devildriver. Les deux volumes de Dealing With Demons parus respectivement en 2020 et 2023 ont rencontré un certain succès chez ce groupe référence d’un groove metal percutant. Aux commandes on retrouve l’inénarrable Dez Fafara bien connu de la scène metal depuis ses fracassants débuts dansCoal Chamber. Formé en 2002 sur les cendres d’un Coal Chamber emporté par le reflux de la vague néo, le groupe de Santa Barbara sort ici son onzième album avec une belle régularité.
Je ne vais pas tourner autour du pot, Strike And Kill est un excellent disque de groove metal moderne. Dès la très réussie Dig Your Own Grave, on est emporté par le gang de Dez Fafara. Gros riffs de guitare, voix impactante, motifs mélodiques excellents, refrain hymnique aisé à retenir, Devildriver frappe fort d’entrée. Et ce n’est pas Dead In The Water qui baisse le niveau. Avec son groove implacable, cette dynamique imparable, c’est un régal. On retrouve un peu le Dez de Coal Chamber je trouve. Sanctified In Scars déroule aussi un excellent groove metal avec des motifs de guitare pouvant rappeler un certain Dimebag Darrell référence absolue de ce registre. Après trois titres, il est temps de faire un premier bilan : il est excellent. La production est très bonne, puissante. Le son de la batterie est bien valorisé, les guitares sont véloces, le chant évidemment valorisé. Devildriver a tout bon.
Le morceau titre fait le job mais je vais me poser un peu sur In The Moonlight. Malin, le morceau démarre en mode semi-ballade avant de partir dans une direction plus épique avec un gros motif mélodique porté par une batterie intenable. Le morceau contient aussi un solo très réussi. C’est audacieux et ça aère avant la terrifiante doublette Ride Or Die - Headed For The Fall. Gros riffs, intensité maximale, c’est puissant, le chant est bien énervé, très présent et s’associe bien aux guitares, méchamment véloces. Dez Fafara est encore au centre du jeu mais mention spéciale aux guitares, déchainées, puissantes. Très dense, la musique de Devildriver a d’ailleurs cette seule réserve. Un sentiment d’excès, de trop même si le groupe essaie de varier son propos comme évoqué plus haut. Trois titres de moins, amputé de dix minutes pour atteindre la durée d’une mi-temps de rugby et le disque aurait gagné en impact. Ce n’est pas rédhibitoire mais ce petit sentiment d’excès est un peu dommageable.
Toujours aussi occupé entre Coal Chamber qui rejoue en live de temps à autre, ses activités de management dont Devildriver et surtoutCradle Of Filthqui lui imposent une réelle agilité, Dez Fafara a encore sorti un très bon disque avec Devildriver, groupe hyper satisfaisant. Le savoir-faire est total, la maîtrise réelle. Cela reste de la grosse production à l’américaine avec son côté parfois un peu formaté, mais ça le fait vraiment avec une efficacité totale. Un très bon disque de groove metal, recommandable.