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Diary Of Destruction
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C H R O N I Q U EDiary of Destruction est un jeune groupe qui, après avoir sorti un EP et une démo, s’attaque maintenant au gros lot : l’album. Leur EP avait été chroniqué ici même par une Ostianne emballée, et à juste titre car celui-ci avait sa fraîcheur et son originalité. Alors après ce début prometteur, le groupe transforme-t-il l’essai ? Mon premier contact avec le groupe a été la vision du clip de That’s It ! , j’ai retenu au premier abord le riff accrocheur, le chant hurlé des plus efficaces, mais aussi le refrain plutôt prévisible et bateau, le chant clair manquant de profondeur… Partant du principe que j’ai ici affaire à « l’effet single », je décide de laisser sa chance au groupe et de pousser plus loin mon écoute ! C’est ainsi que j’entame l’écoute avec Dazzling Dark, et première surprise à l’horizon, le morceau est entièrement hurlé par Audrey. Et le fait est qu’elle assure incontestablement cette partie du chant, même si j’aurai tendance à croire qu’il est filtré pour un effet plus abrasif. Je ne crache pas dessus, l’abrasivité est généralement avantageuse quand on joue du metal ! Mais la vraie surprise, c’est qu’on attend le chant clair ! A chaque fin de couplet, on s’attend à voir débarquer le refrain en mode pleurnichard/chant clair/snif, et ça n’arrive jamais. À ce titre le groupe me prend à contre pied, bien fait pour moi et pour mes préjugés ! Mais ce n’est que partie remise, le groupe a tout l’album pour le faire, pas trop dur à placer en cinquante minutes ! Et l’on n'aura pas à attendre plus que le deuxième morceau pour cela… Après un départ prometteur riff saturé/chant abrasif, voilà que le groupe nous surprend à nouveau… Avec un chant clair là où on ne l’attendait pas ! Qu’est ce que c’est fade... Je ne suis pas foncièrement contre le chant clair, mais suis assez pointilleux quand à son placement judicieux. Il est ici très lisse, manque de puissance (étrange, on aurait presque l’impression que la chanteuse à perdu depuis Outside The Shade) et contraste assez vilainement avec les hurlements précédents. Il y a un manque de cohérence entre l’un, lisse et faible, et l’autre, puissant et décapant. La où j’apprécie l’initiative, c’est lorsqu’ils sont superposés. Presqu'inattendu, et du meilleur effet. Mais le chant clair n’est pas la seule composante de cet album, alors passons, d’autant plus qu’il n’est pas tout le temps comme je viens de le décrire et fait parfois preuve de puissance... Pour ce qui est de l’instrumental, le groupe a misé sur la saturation extrême, plutôt mise en avant. Très « core » à vrai dire, c’est un son générique que l’on entend beaucoup en ce moment mais qui a l’avantage de bien mettre en avant les riffs mélodiques et rythmiques à la guitare. Je salue d’ailleurs l’intégralité des riffs mélodiques qui sont bien trop peu présents mais qui réjouissent mes petites oreilles à chacune de leurs interventions. Ils relancent à chaque fois l’intérêt et donnent envie de bouger la tête. Ce ne sera malheureusement pas suffisant pour moi. Ainsi, avec cet album, le groupe continue sur sa lancée dans le metalcore, et gagne en puissance sonore ce qu’il perd en fraîcheur. Tous les morceaux restent agréables à écouter mais il manque le coup de pied au cul salvateur, la maturité qui donnerait envie de se replonger dans cet album et d’y revenir pour en découvrir toutes les facettes. La prochaine fois peut-être ?
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