Eden Circus

Artiste/Groupe

Eden Circus

CD

Marula

Date de sortie

Septembre 2014

Label

Life Force Records

Style

Metal Progressif

Chroniqueur

dominique

Note dominique

16/20

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C H R O N I Q U E

Eden Circus vient de sortir un premier album de qualité. Qu’on se le dise, ces Allemands ont du talent et de la qualité. Ils proposent un post metal progressif des plus intéressants. Mon seul reproche serait que ses variations se tiennent dans une gamme mélodique trop serrée. Comme si ces jeunes gens n’avaient pas encore pris conscience des possibilités qui s’ouvrent grâce à leur technique irréprochable. Pas un coup de cœur donc mais un œil bienveillant qui suivra avec intérêt les Hambourgeois dans l’avenir proche.

Unité

Marula semble fait d’une seule et unique pièce. Un peu comme un bloc moteur qui sortirait de fonderie. Pourtant il aura fallu plusieurs années à Eden Circus pour sortir ce disque. Cette longue maturation a certainement eu des effets positifs sur les compositions et sur le son de l’album. Comme pour le récent Black Book Lodge, cette apparente maturité donne une assise particulière à l’ensemble. A la fois atmosphérique et lourd (Devoid Of Purpose) aussi bien qu’arythmique et musical (A Desert In Between, Summon a Ghost), Marula est un surprenant champ d’expérimentation. Un bel exemple de cette mixité est le gros travail réalisé sur les chants. Dans Comfort, la voix de Siegmar Pohl se fait à la fois claire et rauque. Elle apporte une certaine légèreté alors que son pendant guttural et hurlé qui arrive à mi morceau apporte une dimension supplémentaire intéressante au titre. Cette dualité vocale tout en opposition est une grosse force de ce titre. Mais l’expérimentation n’est pas que vocale, elle est aussi musicale. Dans 101, le groupe prend une approche plus progressive en n’hésitant pas à utiliser des rythmiques plus groove et jazz. Le travail rythmique de Michael Reinke à la batterie et Sebastian Scheewe (basse) me rappelle l’excellent rendu du dernier Tesseract. Arc est une rupture de légèreté plus électro qui n’est en fait qu’un interlude avant un titre teinté rock. Entre stoner lourd et ballade planante, Summon a Ghost est un autre bel exemple de la qualité des compositions du groupe. Les trois derniers titres de l’album sont dans la même veine. A Shore Uncertainty est d’une lenteur toute relative. Son tempo n’hésite en effet pas à augmenter quand le volume du morceau en a besoin alors que les guitares d’Andreas Höfler et Nils Finkeisen se transmettent le lead mélodique, donnant au titre une belle impression harmonique. Her Lovely Hands Upon The Black Earth suit la même construction. Lent et atmosphérique durant le couplet, le titre prend un gros volume et un gros son avec le refrain. Le titre pèche cependant par une longueur un peu excessive, surtout qu'il arrive en fin d’album. Playing you commence avec des guitares aux sonorités de The Unforgettable Fire de U2. La ressemblance avec les Irlandais s’arrête là où commence celle avec le travail plus atmosphérique du paysage sonore proposé par Porcupine Tree.

Marula est techniquement, un excellent album qui propose plein d’idées intéressantes. Ces qualités permettent à un album de soixnte-quatre minutes, composé de titres oscillants entre six à neuf minutes, d’être abordable et écoutable. Un album chaudement recommandable et un groupe à suivre.

 

Tracklist de Marula :

01. Devoid Of Purpose
02. Comfort
03. A Desert In Between
04. 101
05. Arc
06. Summon A Ghost
07. A Shore Uncertainty
08. Her Lovely Hands Upon The Black Earth
09. Playing You

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