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Eisregen
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C H R O N I Q U E
Pour attirer le chaland dans le metal, il faut rarement faire preuve de sobriété. Prenons par exemple la pochette. Premier cas : mettez une femme légèrement vêtue et sortie tout droit de la silicone valley. Ça ravira le fan. Deuxième cas : mettez une pochette atroce avec du sang, des animaux morts ou un bon vieux cadavre, histoire de faire peur à mémé ou de lui rappeler la seconde guerre mondiale. Pas de bol pour moi, j’ai hérité de celui là. Car pour ne rien vous cacher, je ne connaissais pas Eisregen et encore moins que ces charmants teutons lançaient dans la bataille leur neuvième album, le bien nommé Rostrot. Existant depuis 1993, il ne semble pas que le quatuor ait fait beaucoup de vagues pour arriver jusqu’à mon ordinateur. Catalogué dans le dark metal, catégorie fourre-tout, Eisregen officie dans une sorte de black metal gothique, teinté de pop. Bref, une sorte d’ovni musical. Car passée l’introduction morbide avec claviers et langue de Goethe, je n’ai pas tout compris au message. Non pas que je ne parle pas allemand mais c’est bien la direction orchestrale qui me rend sceptique. Dès Schakal – Ode An Die Streubombe, nous avons affaire à un gros black basique (si tant est qu’un blast puisse résumer ce style) accompagné de claviers. Et comme Eisregen n’est pas avare avec l’auditeur, il ressort la même sauce sur Blutvater ou Wechselbalg. Du déjà entendu de multiples fois. Pas forcément mauvais mais franchement quelconque. Mais outre-Rhin, on a de la ressource. Alors pourquoi ne pas sortir un petit côté gothique histoire de se faire remarquer ? On ne sait jamais. Et voilà que le gentil clavier se transforme en piano pour nous ravir les esgourdes. Ich Sah Den Teufel (peut être la meilleure de l’album mais horriblement longue), Kathi Das Kuchenschwein ou Rosrot sont là pour ça. Mention spéciale pour cette dernière, bien racoleuse à souhait. Et tant qu’à faire, autant imiter Rammstein sur Madenreich, ça ne mange pas de pain. Efficace mais pas transcendant. En résumé, ce Rostrot ne m’a pas marqué, à part l’ignoble pochette. Eisregen existant depuis plus de quinze ans, on pouvait espérer moins cliché et surtout meilleur. Là, nous avons faire à un album certes hétéroclite, mais terriblement banal. Tracklist de Rostrot : 01. Erloesung Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! |
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