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Ektomorf
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C H R O N I Q U ECe Black Flag est le 9ème album studio du groupe Hongrois et le premier chroniqué par votre site metal préféré. Il faut dire que si Ektomorf profite d’une certaine notoriété outre-Rhin, leur néo-thrash metal n’a eu à ce jour qu’un impact très confidentiel en France. Et je ne suis pas certain que ce Black Flag ait le pouvoir de changer ce constat. Pourtant ce n’est pas faute d’y mettre de la rage et de la volonté, mais pour concurrencer Soulfly et revendiquer l’héritage de Sepultura, il faut certainement plus qu’une débauche massive d’énergie. Cet album, même si il n’est pas totalement dénué d’intérêt, reste cependant très en dessous de ce que nous pouvons espérer d’un groupe existant depuis douze ans. Certes, Zoli Farkas hurle, Robert Kaksa tappe comme un sourd sur sa batterie, Micha Rank "riffe" (presque) sans discontinuer et Zsabolcs Murvai fait trembler les murs avec sa basse surpuissante. Mais tout ceci est très superficiel (pour un disque aussi lourd, c'est paradoxal) et fait malheureusement penser à un assemblage de morceaux de face B retrouvés par hasard au fond d’un tiroir. Les quatorze titres de l’album s’enchainent mais sans réellement réussir à éveiller l’intérêt de l’auditeur. Celui-ci ressort de l’écoute fatigué avec presque rien à en retirer. Entre buldozer et outils de destructions : Cela commence pourtant avec l’intro fraiche de War is my Way qui ne dure malheureusement que quelques secondes. La suite du morceau, avec ses faux relents du St. Anger de Metallica, et les titres suivants que sont Unscarred, The Cross et Cut it Out, font pourtant bien plus penser à des machines de chantier ou aux fameuses armes de destruction massive tant recherchées ailleurs dans le monde. Et que dire de l’enchainement Black Flag - Private Hell ? Ces titres sont malsains et irritants au possible. Moi qui suis pourtant amateur de ruptures rythmiques et de ce genre d’atmosphère, je reste dubitatif sur le travail effectué par le groupe sur ces deux morceaux, n'arrivant pas identifier la valeur ajoutée de celui-ci. L’interlude musical ridicule de 12 Angels n’apporte rien si ce n’est un peu de calme. Cela enchaine avec cinq titres courts (deux à trois minutes) ce qui permet de souligner l’importance de la longueur des morceaux pour ce type musical. Car même si Enemy, Fuck your God, Never Surrender, Sick Love et Feel Like This ne sont pas exempts de reproches, leur impact est bonifié par le côté speed-dating du contact. Sick Love a également un arrière-goût de Pantera et son enchainement avec Feel Like This est un point positif du disque. Finalement, et afin de poursuivre dans cette atmosphère malsaine, Kill it avec ses insertions directement tirées du procès d’un kidnappeur d’enfant et ses rires de bébés en bruit de fond (Rammstein l’a fait avant mais avec tellement plus de talent…) en remet une couche. Le titre aurait pu être intéressant, mais ici encore Ektomorf se rate totalement. C’est brouillon et manque cruellement d’idées. L’album que nous avons reçu se termine sur une piètre reprise du The Pretender des Foo Fighters, qui ne soutient pas la comparaison avec l’original. Bref les Hongrois d'Ektomorf ne transforment pas l’essai avec ce Black Flag. Ni leurs paroles d’adolescents revendicatifs, ni la belle pochette, ni l’excellente qualité de la production du Danois Tue Madsen ne parviennent à élever la valeur du disque suffisamment haut pour qu'il puisse être considéré comme un album recommandable pour la rentrée. Dommage. Tracklist de Black Flag: 01. War Is My Way Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! |
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