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Elyose
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C H R O N I Q U EIl y a un groupe qui a su faire parler de lui avant même la sortie de son premier album : Elyose. Avec son premier EP, Théogyne, sorti en 2009, le groupe fait la première partie de Kells, Whyzdom ou participe à un festival en Bretagne. Sans label, le groupe sort son premier album en mars 2012, lui aussi appelé Théogyne et peu après annonce que le groupe a été choisi par Therion (rien que ça !) pour être la première partie de la tournée fin 2012. Le groupe semble donc provoquer un raz-de-marée dans le monde du Metal Symphonique alors que le groupe franco-belge officie dans du Metal Electro. Mais pourquoi donc ? Eléments de réponse. La première bonne surprise de cet album, pour ceux qui avaient vu Elyose en concert il y a deux ans environ, c'est que contrairement à la scène, Justine Daaé a fait des progrès. La jeune femme, qui avait des problèmes de justesse, assure bien plus en studio. Le groupe a pris le parti de la mettre véritablement en avant dans le mix, un peu trop parfois, mais cela permet d'entendre ce que la jeune femme est capable de faire. Elle pourrait même rappeler un petit peu Mylène Farmer sur Le Libérateur ou encore sur quelques passages d'Elévation, mais en moins fluette. Les modulations de son chant sur Théogyne en est un exemple parfait. Si le morceau semble être un fourre-tout niveau sonorités électro, il en reste cependant un morceau plutôt réussi, malgré une utilisation un peu outrancière du vocodeur qui est aussi très présent sur L'Orientale. Si le chant lyrique est plus maîtrisé que par le passé, semblant plus naturel, cette utilisation, sûrement pour coller à l'univers d'Electro Metal d'Elyose, nous fait aussi nous demander si ce n'est pas pour cacher les dernières faiblesses de Justine. Le groupe a pris le partis d'écrire ses paroles en français, une langue qui passe très mal avec les sonorités Metal, mais en découvrant la diction un peu hasardeuse de la brune sur les titres écrits en anglais, on comprend leur choix. Cela se vérifie sur Wine From The Sick où le groupe tente d'obscurcir son univers. Malheureusement, cela ne prend pas, et l'intervention du growl ne fait qu'accentuer les faiblesses du morceau, le tirant vers le bas par un manque de maîtrise évident. Ce qu'Elyose maîtrise plutôt bien, c'est donc le mélange du Metal et de l'Electro. Tout au long de l'album, les deux univers se mêlent et s'entremêlent, devenant indissociables. Dérive en est un parfait exemple (avec un petit riff de guitare qui rappelle gentiment Smalltown Boy de Bronski Beat) avec un pont très accrocheur. Contrairement à Overload, qui met en avant le son Electro, voire Techno, et qui nous noie sous des effets sonores trop présents et avec des guitares presque Indus. Un peu plus contenu, le morceau aurait pu faire mouche, alors que dans le cas présent, il tombe dans la surenchère. Voulant toucher un peu à tout, Elyose a su mélanger l'Electro et le Metal, mais sans réussir à intégrer convenablement ses autres influences (hormis sur L'Orientale). Le groupe nous offre un Metal original, rafraîchissant, avec une voix assurée malgré des faiblesses encore audibles et manifestes. Cependant, un peu plus de naturel pour la voix, trop souvent arrangée, aurait été apprécié. Il sera intéressant de suivre l'évolution du combo en leur souhaitant de ne pas se perdre dans différents univers qu'ils n'arrivent pas toujours à combiner au mieux. Côtoyer Therion les aidera sans doute à les faire progresser encore un peu. Si Théogyne ne fait pas complétement mouche, ce premier album est tout de même une bonne introduction à une carrière qu'on leur souhaite prolifique.
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