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EMIGRATE
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C H R O N I Q U EEmigrate, c'est le projet parallèle de Richard Kruspe. Richard Kruspe ? Oui, vous savez le guitariste de Rammstein. Ah oui ! Commençons par le début : ces morceaux, Kruspe les a composés depuis la sortie de l'album Mutter, l'album le plus célèbre de Rammstein. Le monsieur voulait son groupe, ses morceaux, son album, il les a. Mais la question de l'intérêt pour les listeners est posée : l'album sonne comme du Rammstein (pas étonnant, avec Hellner/Glaumann à la prod, soit les fabricants du son Rammstein !), les riffs semblent sortir de Reise Reise ou Rosenrot, le batteur est Henka Johansson de Clawfinger (groupe avec qui Rammstein a partagé l'affiche à plusieurs reprises depuis ses débuts, lequel a également effectué plusieurs remixes de singles de Rammstein...), bref ici c'est plus du Rammstein bis qu'autre chose. Mais heureusement, malgré cette série de coïncidences plus ou moins heureuses, des points divergents sont présents : d'abord pas de Till en invité de luxe, Richard Kruspe se charge du chant lui même. A priori pas une grande réussite, surtout que TOUTES les chansons sont en anglais et que malgré son grain de voix, il reste quand même bien meilleur guitariste. Le morceau titre qui ouvre l'album sert d'épouvantail, il est assez mauvais et ne reflète pas les qualité de composition du monsieur. Wake Up ouvre déjà un éventail différent et le clou est même enfoncé avec My World : parfaite alchimie de bourrinade à l'allemande et de mélodie vaguement triste plus anglophone, voici le premier bon moment de l'album. Let me Break marche sur les trace du grand Misery Loves Co., énorme combo suédois n'ayant jamais eu son pareil pour allier mélodie et violence au sein d'un même morceau. In My Tears récupère le riff de Steim Um Steim de vous savez qui et l'utilise à meilleure escient que sur Reise Reise. Babe est plus dispensable, New York City varie lui et se tourne vers le Rock, le vrai. Pas forcément réussi mais une belle prise de risque. Resolution ne rehausse pas le niveau, trop lisse et trop quelconque. Le gentiment pop Temptation nous redonne un peu goût à ce disque. Impression confirmée avec le feeling indus/tribal de This Is What, fleurant bon le Killing Jok dernière période ou le Ministry de The Land Of Rape And Honey. Deuxième ballade, au confluent de Nirvana, Linkin Park et les Pixies pour les ambiances assez réussies, You Can't Get Enough. L'avant dernier Blood est trop convenu, et Help Me avec ses faux-airs gothiques à la HIM clôt les débats. En fait, si l'on surpasse le côté clone de Rammstein sans Till, on trouve d'assez bons moments sur ce Emigrate qui est au final tout de même bien inégal. | ||||||||||||||