Emptiness

Artiste/Groupe

Emptiness

CD

Nothing But The Whole

Date de sortie

Mai 2014

Label

Dark Descent Records

Style

Blackened Death Metal inconsistant

Chroniqueur

Azagtoth

Note Azagtoth

5/20

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C H R O N I Q U E

Emptiness est le projet annexe de deux membres d’Enthroned depuis 1998 et leur batteur est depuis 2012 également celui de Pro-Pain.
Et contrairement à Enthroned, Emptiness mise plus sur la qualité que la quantité : en trois albums, on les avait vus s’éloigner des structures directes des deux premiers albums pour arriver sur le précédent, Error, à un blackened death alambiqué et difficile d’accès, mais à l’ambiance assez prenante. On pouvait dès lors espérer que le groupe évoluerait vers quelque chose d’assez ambitieux et personnel.

Seulement là, force est d’admettre que ça ne les a menés nulle part.
Ce dernier disque est d’une platitude et d’une inconsistance consternantes.
Ils avaient déjà mis de côté l’up tempo et les blasts sur Error, ce au profit de velléités presque post avant que ce type de sortie n’envahisse le marché.
Nothing But The Whole est désespérément mou et on attend pendant tout le disque que ça démarre… en vain.
Le tempo est lent mais on est loin de la lourdeur et l’atmosphère dense du doom ; les plans de gratte sont au mieux peu inspirés, au pire totalement foireux : entre le son clair utilisé à outrance, les riffs inoffensifs et l’absence totale de solo (pas le point fort du groupe certes, mais au moins il y en avait avant) ; à la place, Emptiness a voulu faire quelques « expérimentations » sonores en noyant son manque d’inspiration dans des effets de reverb, écho utilisés à outrance. L’extrême répétitivité de certains plans (on citera l’interminable All Is Known) n’atteint certainement pas le but recherché, car ils suscitent plus l’ennui qu’autre chose.

Et le comble, c’est quand même Tale Of A Burning Man : en plus des riffs complètement bidon, le rythme se résume à des coups de grosse caisse à la noire renforcée par des coups de crache ; non mais attendez là, votre batteur il prend des cours depuis une semaine, ou quoi ?! Ben non, le line-up n’a pas changé depuis le début.
Et quoi de plus frustrant que la fin du disque, plus abrupte tu meurs. Le morceau est complètement coupé dans son élan, certes pas très vif mais quand même…
Si l’on met bout à bout les quelques éléments intéressants de l’album, pas sûr qu’on arrive à faire un morceau complet… Et cette couverture, franchement…

Tout ça pour dire que Nothing But The Whole est certainement ma déception de l’année. Non seulement ils ont perdu leur science du riff, mais les ambiances si prenantes des précédents albums ont pour ainsi dire disparu. Nothing but a big black hole…




Tracklist de Nothing But The Whole :

01. Go And Hope
02. Nothing But The Whole
03. Behind The Curtain
04. All Is Known
05. Tale Of A Burning Man
06. The Past Is Death
07. Lowland

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