BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Utiliser le concept de retour éternel, concept philosophique développé par Nietzsche en son temps, et que je ne développerai pas ici en ces lignes. Oui je sais, j’entends poindre la déception chez certains lecteurs, mais non, je ne me vois pas faire un débat philosophique, mais juste souligner que ce nom de groupe est plutôt original pour avoir repris ce concept.
Derrière ce blase c’est avant tout un projet solo, celui d’Alex Luke, multi-instrumentiste qui, avec cet EP, veut nous embarquer dans son univers symphonique. Attention par contre, et c’est là que le projet prend tout son sens, il ne s’agit pas d’une nouvelle mouture de metal symphonique grandiloquent, fabriqué aux claviers et autres ordinateurs (et qui ne nécessiterait pas moins de 40 musiciens sur scène), mais d’un concept radicalement différent. La dimension symphonique se fait en formation très réduite façon musique de chambre. Alex Luke s’est entouré de véritables musiciens classiques, violoniste et violoncelliste notamment qui vont prendre une place très importante dans cet EP puisque leur instrument est partout, des passages symphoniques, aux intros, en passant même par des soli.
Avec cinq titres complexes et assez longs (l’EP dépasse les trente minutes), Eternal Recurrence n’est pas sans rappeler Opeth par moments. Les titres s’enchaînent et laissent l’auditeur pantois car le projet est pour le moins singulier, où le metal se télescope avec la musique de chambre du XIXe siècle. Le seul bémol que l’on pourrait faire c’est le chant d’Alex Luke qui, bien qu’il soit très juste et à la limite du lyrique, manque un peu de variations et alourdit un peu l’ensemble, mais bon je chipote, ok ça va ! Si je dis ça c’est parce qu’il a invité Mordian sur Eternal Recurrence et que le chant féminin sur son projet est une tuerie ! Le duo vocal fonctionne au millimètre, il faut absolument l’écouter, c’est une dinguerie de metal symphonique et on frôle le perfect sur ce titre.
Pour un premier jet, Eternal Recurrence repousse les frontières de ce que l’on peut imaginer dans le metal symphonique puisqu’il dépoussière le genre avec une nouvelle proposition. C’est prometteur et j’ai hâte d’entendre le premier LP.
Tracklist de Eternal Recurrence : 01. Precious Stones 02. 8 By 8 03. Amor Fati 04. Relativity 05. Eternal Recurrence