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ETHS
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C H R O N I Q U ETroisième album pour les phocéens d'Eths. Quoi de neuf sous le soleil méditerranéen ? Pas grand-chose. En premier lieu une résurrection car après de nombreux départs, on ne donnait pas cher de la peau de Candice & co. Mais ils sont malins ces marseillais. Ils ont recomposé leur équipe, ils ont affiné leur écriture, assombri encore leur univers et hop sont revenus l'air de rien avec ce Tératologie. Vous aurez à loisir de découvrir le sens de ce titre, je vous fais grâce des explications. Après un Sôma qui voyait le groupe aller plus que loin que jamais, on peut noter ici un léger retour en arrière. Sans doute reste-t-il des survivants que le groupe s'est fait un devoir de terrasser. Retour en arrière donc principalement au niveau du son, crade, torturé, qui se rapproche du maxi Autopsie. Niveau composition, on reste en terrain connu, avec un univers encore plus crade et malsain. Les mélodies vocales s'installent de manière encore plus vicieuse, mais en contrepartie, les parties violentes reculent. Les meilleurs moments sont l'indécis Tératologie, aussi moite que du Tool, Priape aux faux airs de Marylin Manson première période, les flippant Atavhystérie et Heùs Térébelle, la fin post-core de Holocauste à trois temps... Les bons moments sont légions, les arrangements et les détails ont fait l'objet d'un travail assez consistant, Eths perd en lourdeur ce qu'il gagne en perversion et nous livre au final son meilleur album. Glauque, irrémédiablement glauque. | ||||||||||||||