EYEFEAR

Artiste/Groupe

Eyefear

Album

A World Full Of Grey

Date de sortie

18/06/2007

Style

Métal Progressif

Chroniqueur

Didier

Note

16/20

Site Officiel

http://www.ozzyfrank.com/
eyefear/Eyefear.htm

C H R O N I Q U E

Eyefear, pour ceux, comme moi, qui n'en n'auraient jamais entendu parler, est un groupe de métal progressif originaire de Melbourne en Australie. Déjà 3 albums à leur actif dont le dernier en date "9 Elements Of Inner Vision" avait reçu de prometteuses critiques. L'ennui, c'est que le line up du groupe change quasiment à chaque galette, notamment le chanteur, pas facile donc d'assurer une continuité de carrière. Enfin bref, aujourd'hui, ils nous proposent une 4éme opus au doux nom de "A World Full of Grey". Autour du noyau dur des 3 fondateurs Con Papazoglou (guitare), Rob Gorham (basse), Zain Kimmie (batterie) on trouve donc un nouveau chanteur, Danny Cecati (ex Pagazus), et Sammy Giaccotto aux claviers. On dissèque ça sans plus attendre:

Searching for Forgiveness : Une monstrueuse rythmique donne le ton dans l'intro : gros riffs syncopés+clavier+batterie. Débarque ensuite un chant puissant, fort, franchement mis en avant (on pense à Bruce Dickinson au meilleur de sa forme ou bien à Edguy). Le tempo est semi lent, puis plus syncopé pour le refrain méga-accrocheur .Petit break de piano à la Chopin au milieu suivi d'un court solo de guitare. J'adore le final ! Ca part en trombe! Probablement le meilleur morceau de l'album.

A World Full of Grey : Même recette : je cogne, tu riffs à donf et il chante comme une bête! On ne perd pas le rythme.

Changes : Intro crescendo sympatoche, on attend du gros. Riffs menés de mains de maitre par les claviers. Ca dépote ! Merde ça s'arrête pour devenir d'un coup un morceau calme voix+piano, puis une power ballade assez classique. Dommage. Heureusement que le milieu du morceau nous réserve un bon petit break aux claviers.

Lost Within : Morceau plus sombre, bon refrain, gros claviers. Danny nous montre qu'il peut passer en mode hurleur et tient des notes super longtemps. Bon solo de guitare aussi. Les sombrissimes riffs (claviers/guitare) du final sont excellents (une fois de plus).

Moments : Petit break atmosphérique de 35 secondes

The Eyes Tell No Lies : Encore une fois, gros travail de la voix très puissante (pas sans rappeler Bruce Dickinson). La section rythmique assure derrière, tout va bien. Bon changement de rythme au milieu du morceau.

Whispers of The Soul : La voix toujours omni présente, est plus grasse, les notes tenues longtemps. Le cogneur cogne et le clavier glougloute joliment. Rien à reprocher à tout ca.

Haunted Memories : Morceau calme, intro voix/piano. Ca sent l'embrouille, mais non, ça démarre sur un tempo pas si lent mais bien rythmé. La voix et le refrain accrocheur font tout le boulot.

Breathe Again : Le clavier envoie la mélodie vite rattrapé par le cogneur fou. La voix en fait peut être un peu trop ou bien c'est juste moi qui fatigue. C'est que c'est déjà le 9ième morceau.

Au final, c'est un bon album qui reprend des ingrédients biens connus des amateurs de métal progressif ou mélodique à savoir une voix surpuissante, un gros cogneur de fûts, des riffs de gratte, des changements de rythme opportuns, des claviers adoucissants, des compos bien travaillées (on a tendance à rapidement bouger la tête - faut le dire). Bref on ne s'ennuie pas. C'est bien emballé par une production sans reproche (à condition d'aimer les voix puissantes très en avant). Ca devrait plaire aux fans de : Angra, Vanden Plast, Edguy, Symphony X, Iron Maiden. Alors quoi !? Ben je ne sais pas, c'est un bon album mais il lui manque le p'tit truc qui le transformerait en coup de coeur.