General Surgery

Artiste/Groupe

General Surgery

Album

Corpus In Extremis: Analysing Necrocriticism

Date de sortie

Mars 2009

Style

Grind Death

Chroniqueur

Damien

Note Damien

14/20

Site Officiel

C H R O N I Q U E

Le grind commence sérieusement a tourner en rond. Très sérieusement. Que ce soit du côté des groupes Relapse (Agoraphobic Nosebleed, Nasum, Leng T'Che, Cephalic Carnage, Pig Destroyer), du côté des vétérans de la perfide albion qui ont rendus leur tablier très tôt en ayant quasiment tout dit sur le sujet (Napalm Death et Carcass en tête), ou des autres (Last Days Of Humanity, The Berzerker, Repulsion, Impetigo, Rotten Sound), il n'y a plus grand chose d'innovant ou de frais a se mettre dans les oreilles. General Surgery, en provenance du grand froid suédois vient nous proposer une louche de son Carcassien, servit avec des couverts modernes du meilleur goût. Ainsi donc, le groupe vient mettre un peu de Death dans son grind pour mettre une batterie épileptique sur des riffs et une voix parfois californiens aux abords (Glenn Benton, si tu nous lis, penses a jeter une oreille là dessus !). La tradition du genre est respecté, avec des titres qui durent entre une et deux minutes en moyenne, des thèmes absoluments délicieux (quelques titres ? Exotoxic Septicity, Virulent Corpus Dispersement, Decedent Scarification Aesthetics....), le groupe dépeind un tableau déjà connu. Et pour cause. Souvenez vous avant de vous lancer dans cette écoute que ce groupe a été monté pour déclarer l'amour de quelques mecs cools pour la musique de Carcass. Tout est dit. Corpus In Extremis est joué carré, pas un détail qui ne soit pas a sa place, le grind n'est pas une musique d'amateur et General Surgery le prouve allégrement. Alors si vous tombez sur ce disque, deux choix s'offrent a vous : vous laisser haper par l'abyssal et démoniaque début de Virulent Corpus Dispersement, et là vous risquez de prendre une bonne baffe mais avec peu de dommages collatéraux, soit vous fuyez en courant parce que Carcass vous donne des boutons (mais là, il faudra que nous ayons une petite discussion sur le sens de la vie). Les fans de grind ont déjà foncé dessus, les fans de Death old school ont surveillé ça de près, et les autres ont passé leur tour. Ainsi va la vie sur la planète extrême.