C H R O N I Q U E
Generation Kill is now in ! Groupe de thrash des familles mené par le père Rob Dukes (Exodus inside), Generation Kill débarque sur nos platines avec un album nommé Red white and blood qui devrait forcément titiller les amateurs de rythmiques barbares menées par des soli de folie et une voix de pitbull enragé qui ressort du jardin d'enfant sans avoir pu manger à sa faim. Mais la réalité est-elle à la hauteur de ce qui peut être attendu de bon droit ?
Le premier morceau, Hate, ne rassure pas, loin de là. Titre thrash entendu un bon demi milliard de fois, avec riff et refrain lourdingues, seul Dukes apparait digne de porter ce disque. Hate est un morceau vraiment pas inspiré qui fait preuve d'une banalité et d'un manque d'énergie effrayants. Heureusement le groupe accélère sur le morceau titre, porté par un riff bulldozer, et une envie qui font que l'on oublie bien vite le morceau d'ouverture. Il y a bien ce passage emprunté à un chant de l'armée américaine qui fait un peu tâche -sans que l'on sache dire exactement pourquoi-, la cavalcade est convaincante. Et avec Feast for the wolves nous revoici en terrain conquis : thrash malsain, sanglant et inspiré, avec un final de bûcheron, voilà qui fait du bien. Self medicating est hélas bien mauvais, contrebalancé par un Depraved Indifference plus convaicant : voici comment est conçu cet album, comme un électrocardiogramme. Alternant moments de platitude totale et morceaux franchement bons, Generation Kill a du mal à nous convaincre totalement. Slow burn par exemple, très sympa si il ne nous avait pas fait penser après trois secondes à Pantera reprenant un titre de Black Sabbath -ce n'est pas une supposition, c'est la réalité, écoutez donc leur reprise de Planet Caravan, c'est plus que flagrant-. Section 8 qui le suit directement a le mérite de poser une ambiance, pas rassurante certes-, mais il permet de rentrer un peu plus dans ce disque, avant le pas mal Walking dead et le déplacé et sans aucun intérêt Dark days. Let me die manque follement d'originalité, et la reprise de Wish de Nine Inch Nails est comme la plupart des reprises effectuées de nos jours : indignes du standard auquel on a voulu rendre hommage. Pas d'intérêt, les guitares sont hésitantes, la batterie insupportable, le chant ne colle pas à l'esprit de ce bijou qu'est la composition de Trent Reznor.
Puis plus rien. Generation Kill aura donc réussi à noyer son thrash old school plutôt sympa sous des expérimentations et des tentatives de sonner grand public totalement inutiles et dépourvues du moindre intérêt. Red white and blood aurait pu être un très bon EP, il ne sera qu'un disque de plus d'un groupe qui pourrait très bien passer à autre chose sans qu'on lui en veuille.
Tracklist de Red white and blood :
1. Hate 2. Red white and blood 3. Feast for the wolves 4. Self medicating 5. Depraved indifference 6. Slow burn 7. Section 8 8. Walking dead 9. Dark days 10. Let me die 11. Wish (Nine inch nails cover)
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