GODDESS SHIVA

Artiste/Groupe

Goddess Shiva

Album

Goddess Shiva

Date de sortie

23/02/2007

Style

Hard-Rock

Chroniqueur

HHH

Note

12/20

Site Officiel

http://www.goddess-shiva.com/

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C H R O N I Q U E

Quand on sait que la première formation de ce groupe date de 1977, on peut être sûr que l'on n'aura pas droit à du metal moderne. Shiva est né en fin des 70's par l'association d'Armin Sabol (guitare et chant) et de Mat Sinner (basse et chant) et ils avaient même eu l'opportunité à l'époque d'ouvrir pour Whitesnake et Nina Hagen. Mais les choses se sont gâtées pour eux au moment d'enregistrer un album et ils ont préféré se séparer, chacun partant de son côté pour mener sa propre carrière. Et en 2004, les deux ex compères ont décidé de réunir leurs forces pour redonner cette fois à Goddess Shiva, avec l'aide de Martin Schmidt (ex-Atrocity, ex-Leave's Eye) à la batterie.

C'est donc un album sympathique que les allemands nous proposent. Simple, direct, mélodique, sans fioriture ni artifice. Et c'est peut être cela qui rend ce disque un peu trop limite. En voulant recréer l'ambiance des débuts de Shiva et celle des 70's en général, ils ont tenté de faire le disque qu'ils n'ont pas réussi en 1977. Et le problème est que l'album est légèrement à côté de la plaque pour ne pas dire "has been". Il est vrai que l'on aime tous ces albums qui nous rappelle une certaine époque passée avec tous les bons souvenirs qui vont avec, mais ce "Goddess Shiva" ne fait pas d'étincelle. Non pas que les chansons soient mauvaises, il y a même de bons titres comme "Mind of a killer", "This ain't love" ou encore "Heat of the night" mais le reste ne laisse transparaître aucune énergie. "Walking on thorns" est certainement le morceau le plus teinté rock progressif des 70's mais il donne l'impression d'être joué sans conviction. Le blues "Barefoot and naked" est sympathique mais il manque toujours ce petit quelque chose pour le rendre attrayant.

Le pire titre de cet album doit être l'instrumental "Ali baba" qui ne rime à rien, et donc par conséquent parfaitement inutile. Quant à "Red", il parait tout droit sorti du chute de studio de Diamond Head.

Certains nostalgiques de cette période pourraient accrocher à cet album mais ils pourraient aussi très vite s'en lasser. Donc la question est : Quel est le but de ce disque ? Si Sabol et Sinner avaient tant envie de se faire plaisir en ressortant Goddess Shiva du placard, n'auraient-ils pas dû prendre un peu plus le temps pour nous pondre cette galette ? Avec les centaines de cd's qui sortent tout les mois, ils parviendront peut être à faire parler d'eux grâce à la notoriété de leurs noms respectifs mais la musique dans tout ça ! Par contre, ça peut être pas mal à voir sur scène. A vous de voir.