C H R O N I Q U E
Godslave, groupe formé en 2008 à Saarbrücken, nous livrera son dernier effort le 27 septembre 2013. Le groupe, tout droit sorti de la mouvance Revival Thrash, n’en est pas à son coup d’essai. C’est en effet son quatrième opus, sans compter un live paru récemment et trois split EP. On se rappelle de la participation de Mike Sifringer, guitariste et membre fondateur de Destruction, à leur album Into The Black en 2011. C’est dire si l’on est en droit d’attendre le meilleur des cinq Allemands.
Dès la première écoute, on est frappé par l’intensité des influences Thrash des grands noms du genre, notamment la vieille garde, en l’occurrence Megadeth, mais aussi d'autres plus récents, avec une influence très notable de Evile.
Thommy (chant), bien qu’un peu en retrait au tout début de l’album, assure toujours ses parties de façon aussi agressive que sur les sorties précédentes du groupe, et est renforcé ponctuellement sur la chanson New Blood par l’apport d’un choriste qui ajoute un peu de diversité dans le chant. La batterie, assurée par Tobi, présente un jeu quelque peu punk, notamment grâce aux motifs répétitifs qui forment avec efficacité l’épine dorsale de l’album, mais change rarement de schéma.
On constate rapidement au fil de l’écoute que la production est loin d’être parfaite. Ainsi, la basse est véritablement inaudible, si bien que l’on se demande presque si Peeβ est présent sur tous les morceaux. De même, certains soli sont très en retrait, celui de INR. Inc par exemple. Ce qui est dommage, car ils sont assez techniques et bien exécutés.
Certaines parties plus mélodiques viennent agrémenter agréablement cette galette de Thrash sans concession, qui enchaîne avec une pitié très limitée ses parties rapides et efficaces, à l’exception notable d’un passage très calme inspiré par le célèbre Master of Puppets de Metallica. Petit interlude bienvenu lors des concerts qui, au vu du Live (sorti le 1er juin 2013), ne laissent que peu de répit aux amateurs de pogo.
La piste de clôture, I Am Legion, laisse transparaitre un grand sentiment de fatigue, l’exécution est plus lente, ce qui donne une impression d’exhaustion physique semblable à celle d'une fin de concert mouvementé dans une fosse enthousiaste.
En conclusion, In Hell est un album s’inspirant des plus grands et qui, par conséquent, n’invente rien. Mais il fait preuve d’une grande efficacité malheureusement desservie par la production qui ne correspond pas au niveau du groupe.
Tracklist de In Hell :
01. Here Comes The Crew
02. New Blood
03. I.N.R. Inc
04. This One Step
05. In Hell
06. Pain Reaction
07. Freedom
08. S.O.S. (Slave Our Souls)
09. Intermission Accomplished
10. Not Saved But Avenged
11. I Am Legion
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