Gold

Artiste/Groupe

Gold

CD

Interbellum

Date de sortie

Décembre 2012

Label

Van Records

Style

Hard Rock

Chroniqueur

davidd

Note davidd

16/20

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C H R O N I Q U E

Gold entame son Eldorado.

Un groupe de rock contemporain (non ! pas les BB Brunes !) qui sonne hard (Ah ! C’est déjà mieux). Voici Gold, un formation néerlandaise qui vient de sortir son premier album en décembre 2012. Intitulé Interbellum, le dernier né de chez Van Records nous propose de découvrir une chanteuse (Milena Eva) à la voix aussi vraie que sa beauté. L'accompagnent ses quatre acolytes qui jouent un son digne de satisfaire les amateurs de hard rock.

C’est sans doute la particularité et la spécificité de ce groupe, Gold allie un chant et un son qui nous changent  du quotidien, et ce n’est pas déplaisant. Parlons sans attendre du premier titre : One of us introduit Interbellum avec des riffs de hard rock, simples, courts, efficaces, et le chant affirmé et convaincant de Milena Eva. En vidéo, c’est encore mieux. Une voix claire, féminine, entourée d’une musique hard rock, voire heavy (Gone Under) c’est la marque de fabrique de Gold. Leur album Interbellum comporte neuf morceaux contrastés. Les uns parlent « du monde en déclin », de « la crainte des choses à venir » (selon la feuille de renseignements nous ayant été communiquée), et les autres tournent plutôt autour de l’amour, et de l’espoir de ces temps modernes. On ressent surtout ce parallélisme en passant du morceau Gone Under à Dreams. Le premier est sombre. On adhère au gros riff à la Black Sabbath, complètement cassé par la voix de Milena Eva, et on succombe au solo du morceau. Comme les producteurs de l’album l’indiquent, cette chanson est celle qui sonne le plus « metal » dans l’ensemble de l’album. Selon eux, Gone Under fait allusion à la victoire sur les démons qui nous hantent, « ce qui est souligné par les riffs et le solo ». En parlant de solos, dommage que celui de Dreams arrive aussi vite. Toutefois on ne lui en voudra pas, car il est encore plus branché que son prédécesseur : pas besoin d’encourager le « air guitar » dessus, ça sent le talent et les gammes de guitare jouées à toute vitesse. C’est dommage qu’on ne trouve pas plus souvent ces solos. Mais on en oublierait déjà qu’après tout, Gold n’est pas une formation typiquement hard rock. Revenir à un son plus calme, plus folk, à la fin de Ruby, dans Medicine Man (rien à voir avec Pantera), ou dans l’intro de Love, the Magician, nous montre que Gold à plusieurs cordes à son arc.

On repasse à quelque chose qui a plus de punch avec l’avant dernier titre : The Hunt, qui propose à nouveau un solo de guitare intéressant. Ruby, l’ultime morceau d’Interbellum est plus long que les autres. Il dépasse les sept minutes de par son importante introduction progressive dans laquelle chaque instrument vient en appeler un autre. Il s’en dégage de l’émotion. Le chant est assez absent. La clôture du morceau tombe spontanément et change sa tonalité en quelque chose de moins défaitiste, en quelque chose de plus ambitieux, appuyé par le « guest solo » d’un des co-producteurs de l’album : Willem Verbuyst (Vanderbuyst).

Ce premier album est globalement encourageant pour la suite de la carrière de Gold. Ca ne vaut peut-être pas encore la potion magique de Panoramix, mais cette recette de rock/hard rock à son charme.

 

Tracklist de Interbellum :

01. One of Us  
02. Antebellum
03. Love, The Magician
04. Gone Under
05. Dreams
06. North
07. Medicine Man
08. The Hunt
09. Ruby 


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