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GOURISHANKAR
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C H R O N I Q U ELe groupe Gourishankar (qui veut dire Mont Everest en Népalais) est un groupe de rock progressif Russe fondé en 2002 et qui sort aujourd'hui avec "2nd Hands", son 3ième album Le groupe est composé de Cat Heady à la batterie, Doran Usher aux claviers, Nomy Agranson aux guitares et à la basse et de Vlad Whiner au chant. A la première écoute, on se dit que c'est vraiment du progressif, du progressif extrême même et qu'on ne doit pas considérer cet album comme du métal. Gardons l'esprit ouverts et étudions tout ça un peu plus en profondeur c'est-à-dire 7 ou 8 écoutes au moins (quand même !). Moon7 (11:10): Long morceau entièrement instrumental. Au départ ca ressemble à des délires géniaux du type "Liquid Tension Experiment". Quand je disais progressif extrême, je le pensais en ce sens que chaque thème musical ne dure que 30 secondes et on passe au plan suivant. Néanmoins ce premier morceau est prometteur, après plusieurs écoutes on arrive même à pardonner les solos de guitare dissonants (ah c'est du jazz ? désolé mais j'ai vraiment du mal avec le jazz). Endless Drama (7:45): Probablement le meilleur morceau. Le chant est plutôt gentillet, le talent des musicien est grand (surtout le clavier qui sort du lot). On arrive à reconnaitre un thème musical (refrain ?). Y'a même des riffs de guitare, c'est le morceau le plus "métal" de l'album malgré une sonorité assez électro. Bien. Queer Forest (6:30): Encore un bon morceau. Plus structuré, mais toujours ponctué de breaks étonnants. Par exemple un court break avec chant en chabadabada (plutôt horrible !). La voix ne s'impose pas trop. C'est dommage. Taste A Cake (1:47) : Jolie petit morceau de piano accompagné par un violoncelle. The Inexpressible Chagrin (6:54) : Intro de choeurs et de sonorités électros. Tempo lent, boite à rythmes et synthés. Le chanteur démontre un peu plus ses talents mais il est plutôt en retrait. C'est joli comme un beau morceau de Vangelis mais on s'ennuie un peu. Faut attendre 5mn pour avoir un solo de guitare, puis un solo de saxo langoureux. Syx (11:08) : Un autre morceau instrumental particulièrement long. Morceau très étrange, mélange de violon, style musique traditionnelle irlandaise et de synthé au son un peu has-been. On retrouve aussi dans le tas une flute à la Jethro Tull puis a nouveau notre violon puis un accordéon, puis les 3 ensembles. On dirait que nos gugusses ne supportent pas de garder un thème musical plus de 30 secondes car ça défile en permanence. Ca peut fatiguer à la longue. ...end (8:40) : Tiens ? Quelqu'un vient de mettre un album de Mike OldField ? Ah non. Bon sinon c'est un morceau au tempo lent, avec beaucoup de claviers (trop ?), et un chant un peu planant. Bof. Marvelous Choice (18:16) : Un dernier morceau qui commence un peu comme finit le précédent, au rythme un peu plus soutenu. Toujours beaucoup de claviers et de très nombreux changements de thèmes. Rebof. Très bonne production, et gros son à part peut être sur la voix. Une (trop ?) grosse présence de claviers, des sonorités électro prononcées par moment, des influences diverses et variées et beaucoup de finesse. Les 2 gros morceaux instrumentaux sont impressionnants de dextérité, de technique (trop ?). Je conseille cet album aux fans inconditionnels de progressif, les autres, plus métalliques risquent de ne pas dépasser le 3ième morceau. Notons enfin une superbe pochette, et son joli site web assorti. | ||||||||||||||