Grief Of Emerald

Artiste/Groupe

Grief Of Emerald

CD

It All Turns To Ashes

Date de sortie

Décembre 2012

Label

Non Serviam Records

Style

Black Death Symphonique

Chroniqueur

Orion

Note Orion

16/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Grief Of Emerald est un groupe suédois de Black Death Metal né dans les années 90 et qui a mis beaucoup de monde au tapis avec son premier album, Nightspawn (1998). Puis ont suivi l’excellent Malformed Seed (2000) et le tout aussi bestial Christian Termination (2002) et puis… plus rien ! Jusqu’à l’année dernière où le groupe (plus précisément, son leader Johnny Lehto entouré d’une nouvelle équipe) était enfin de retour avec The Devils Deep, un album de sept titres qui tenait plus du EP dans la mesure où il contenait trois reprises d’anciens morceaux. Bref, tout ce temps à attendre pour ça, les doutes sur le bien fondé de la reformation et des capacités du groupe à composer se sont forcément installés.

Mais les Suédois, cette fois-ci, n’ont pas trop laissé le temps aux fans de cogiter et sont véritablement de retour aujourd’hui avec ce It All Turns To Ashes. Et ils sont très énervés, comme en témoigne le premier morceau qui vous arrive dans la tronche sans préambule. Un véritable album longue durée (enfin, quarante minutes mais que du neuf cette fois-ci et, de toute manière, quarante minutes d’un Black Death surpuissant, c’est largement suffisant). Et du coup, ils rassurent tout le monde car on retrouve tout de suite le groupe qui nous avait tant plu avec Nightspawn et Malformed Seed, même si le Grief Of Emerald que l’on avait connu à l’époque a bien changé au niveau du personnel. Comme je le disais plus haut, il ne reste plus que Johnny Lehto, le chanteur guitariste, mais c'est lui, avec son chant d'une puissance phénoménale, qui retenait l’attention et donnait à ce groupe une grande partie de sa particularité.
Dès And Yes It Moves, ça attaque direct et violemment. Les orchestrations sont toujours présentes, elles ajoutent une dimension symphonique bienvenue qui n’est pas sans évoquer les derniers albums de Dimmu Borgir. Il faut même rendre à César ce qui lui appartient car les Suédois ont été parmi les premiers avec Dimmu Borgir à proposer une musique à la fois ultra puissante et parsemée d’arrangements symphoniques bien balèzes.
Les rythmiques sont massives, les titres plutôt rapides (voire même très rapides – When Silence Became Eternal) mais cela n’empêche pas, au détour d’un titre, qu’un tempo vous écrase littéralement (Where Tears Are Born).
La mélodie n’est pas absente grâce aux synthés (le plus subtil Cage Of Pain) et ceux-ci se permettent parfois de belles envolées (le titre éponyme) mais, en majorité, ça défouraille sec. Des morceaux comme Warstorms ou Stormlegion rappellent la folie dévastatrice d’un Holy Book, Holy Shit. L’expérience parle, ce nouvel album de Grief Of Emerald est un concentré de Black/Death drôlement efficace.
On a parfois reproché au groupe par le passé de ne pas incorporer des solos de gratte. Eh bien, cette fois-ci, un solo pas dégueu se glisse sur Stormlegion et vous en entendrez également un (court, certes, mais il est bien là) sur deux ou trois autres morceaux.

Grief of Emerald semble être de retour aux affaires avec ce It All Turns To Ashes. Ceux qui connaissent ce groupe et l’apprécient peuvent y aller les yeux fermés. Ceux qui ne connaissent pas encore et qui aiment Dimmu Borgir peuvent sans aucun problème se ruer sur cet opus. Du bon boulot !

 

Tracklist de It All Turns To Ashes :

01. And Yet It Moves
02. God Of Carnage
03. Where Tears Are Born
04. It All Turns To Ashes
05. Cage Of Pain
06. When Silence Became Eternal
07. Warstorms
08. Stormlegion (Warstorms Part II)
09. The Third Eclipse

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